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    Ce conte narre une histoire désormais bien connue du grand public. Cette fable cruelle est une métaphore du syndrome humain de l'habituation face au pire, attitude qui, à mes yeux, représente ce que l'homme a de plus mauvais en lui parce qu'elle laisse la porte ouverte au mal et à la souffrance sans plus aucune limite éthique. Et cette habituation est encore plus dangereuse lorsqu'elle concerne le domaine politique : ceux qui ne s'estiment pas concernés par une situation ou sont rassurés par ce qui leur est montré sont déjà les premières victimes désignées du système qui les trompe et les exploite. Si vous y percevez un lien avec ce que nous vivons actuellement en Occident, et surtout en France, vous visez sans doute juste. 

    La version que je vous invite à lire est un exercice littéraire personnel. J'ai ajouté à l'intrigue initiale un nouvel élément dramatique : la présence d'un être humain. Je trouvais en effet la version commune de l'histoire où seule la grenouille est citée très succincte, sans aucun attrait littéraire et pauvre d'un point de vue créatif. En outre, introduire un personnage humain me permettait de mettre en exergue le fond politique de la fable. J'ai aussi décidé d'agrémenter la trame de l'histoire d'éléments supplémentaires, comme par exemple doter la grenouille d'une psychologie humanisée plus probante, tout en jouant sur le style.

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