• 8. A PROPOS DE JUSTICE SOCIALE - le jeu du reflet

     

    Parce que la justice sociale avant d'être vécue autour de soi doit s'incarner en soi...

     

    Tout le monde est d'emblée pour le principe de justice mais dès que la nécessité d'équilibrer le poids des obligations collectives intervient, nous rechignons à délaisser même la part la plus infime de notre liberté individuelle afin de permettre à une authentique justice sociale de s'établir dans la société. Comme nous sommes rarement d'une complète honnêteté avec nous-mêmes, comment s'étonner que notre environnement quotidien ne puisse pas refléter en toute logique et avec exactitude un tel état d'esprit permanent en nous : juste retour des choses. La vie ne plaisante jamais avec la justice : elle nous renvoie exactement, à chaque seconde, à ce que nous sommes réellement au plus profond de nous. Et tant pis si nous avions de nous une vision plus avantageuse ! Très souvent, trop souvent même, nous ne sommes pas ce que nous croyons et prétendons être. Regardons bien autour de nous : les autres, le cours des événements, chaque petite chose, nous renvoient sans cesse à notre vérité intérieure, sans concession, implicitement, et parfois explicitement si ce n'est brutalement. Si nous trichons ou sommes au contraire honnêtes avec nous-mêmes, nous le saurons toujours à un moment ou un autre très clairement.

    Nous voudrions que le monde change afin de vivre dans un monde plus juste. Si notre intention est positive, elle est malheureusement souvent inadéquate. Nous comptons en effet plus facilement sur l'effort des autres pour améliorer la réalité sociale que sur le nôtre ou n'envisageons l'allègement de la souffrance de certaines catégories de population que par le biais d’œuvres sociales ou de participations bénévoles y compris de notre part. Nous nous représentons une action tournée vers l'extérieur essentiellement. Or, la vie ne fonctionne pas ainsi. L'essence même de tout changement est intérieure. Chacun doit commencer par lui-même d'abord. Le reste vient ensuite naturellement. Nous voulons vivre dans une société où les rapports humains sont plus équilibrés, harmonieux, respectueux de tous : incarnons déjà nous-mêmes une telle réalité ! Plantons en nous des graines d'intention puis de pensée justes plus souvent ! Le mot et l'acte justes croîtront alors à leur tour sans même y penser dans notre quotidien avec le temps. Cessons l'autocritique négative qui nous dévalorise au profit d'un regard plus clément sur notre personne, un regard plus doux, plus aimant. Nous sommes imparfaits : c'est notre nature... mais c'est surtout le résultat d'un regard exigeant et implacable que nous portons sur nous-mêmes  et a fortiori sur les autres. Nous sommes imparfaits parce que nous nous considérons comme tels

    La vie ignore l'injustice. Tout a un sens pour elle, un sens que nous peinons à déceler, aveuglés que nous sommes par notre vision égotiste du monde. L'univers est un gigantesque canevas dont l'immense broderie est remplie de motifs complexes : chaque coup d'aiguille, chaque point de croix, a sa nécessité intrinsèque. Il ne peut en être autrement. L'univers est parfait. Tout le reste n'est qu'interprétation humaine et digression superflue.

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Janvier 2016 à 23:35

    Bon soir Pierre Laurent. J'aime tes articles et ton écriture. Les sujets aux quels tu est sensible. Merci. je reviendrai.

    Angel

      • Lundi 18 Janvier 2016 à 20:18

        Merci cher ange ! Je suis en effet un homme très sensible. Mon style le montre. Mais je peux aussi être parfois plus ferme dans mes dires ou écrits. Il ne s'agit jamais de blesser mais bien de constater et de ne plus tourner autour du pot en faisant l'autruche. je suis un travailleur social et un thérapeute en formation : je vois des choses que les politiques et pouvoirs publics dénient au lieu de les résoudre avec efficacité et courage.

        A mes yeux, ce qui importe est de revenir à soi d'abord : l'environnement se transforme si soi-même, on change en-dedans aussi. Après, on peut se permettre de juger et jauger ce qui se passe autour de soi, clairement, fermement s'il le faut, mais SANS EXCLURE qui que ce soit. On peut se dire les choses avec franchise en se respectant mutuellement. C''est d'ailleurs mieux que les consensus mous qui évitent les conflits mais qui en fait deviennent des abcès qui lorsqu'ils mûrissent génèrent peu à peu violence et rejet.

        Je suis un homme marchant sur un chemin spirituel authentique depuis longtemps mais qui a pris une tournure plus profonde en 2008. J'ai depuis lors appris que la spiritualité ne se vit et ne s'approfondit que dans le quotidien et les mains dans le cambouis, pas dans un ashram bien protégé de tout et de tous. La vie, c'est dans le concret et le réel. Ce qui signifie que tout mode d'expression est le bienvenu autour de moi tant que le respect et l'honnêteté y sont.

    2
    Lundi 18 Janvier 2016 à 18:37

    La faculté de se remettre en question... rare et précieuse.

    Bravo pour ce texte qui donne à réfléchir. 

      • Lundi 18 Janvier 2016 à 20:22

        smile Merci !

        Oui, avant de vouloir transformer les autres pour avoir du coup une hypothétique société + juste, modifions ce que nous pouvons changer concrètement, à savoir notre intérieur, pour ensuite faire évoluer notre environnement social s'il ne nous convient pas. Le vrai seul pouvoir que nous ayons en fait est surtout celui de nous réformer dedans.

        A bientôt !

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