• 32. MON OBSCURE DISSONANCE - quand l'extérieur ne reflète plus l'être intime

     

    Ce présent article introduit la 5è saison du blog. C'est un texte sombre, qu'on pourra juger négatif... ou pas. C'est un écrit de désespoir certainement, un écrit de reparamétrage intérieur également. Je traverse une période obscure. Je ne suis pas du tout heureux de vivre. Seul élément positif : l'honnêteté. Pour le reste, ce texte est parfois dur, incisif, interrogatif et presque tout noir... mais libératoire.

     

    Comme vous le constatez, chers lecteurs, l'ouverture de la 5è saison du blog tarde en peu. Ca fait déjà cinq mois que je n'ai publié aucun nouvel article. Mes études de psychologie me demandent du temps et ce n'est pas une mince affaire pour moi en raison de mes désordres intérieurs dus à ma dépression et au terrain névrotique qui l'a produite. C'est un combat de chaque instant où je perds autant que je gagne... et rien n'est joué. Je fais ce que je peux comme je suis en ce moment à défaut de faire réellement ce qu'il faut... et dont je suis totalement incapable actuellement de toute manière. Etant en surcharge cognitive permanente, mes émotions me submergent : je suis à fleur de peau, épuisé par des tensions intérieures constantes. C'est pourquoi je n'ai pas lu, ni modéré, ni publié vos commentaires qui s'accumulent ici. Alors que l'écriture est ce qui m'aide à respirer et que les échanges avec mon lectorat m'enchante, je dois porter mon attention ailleurs par pure obligation. Le terne prend le pas sur la couleur, comme souvent dans ma vie.

    Je suis une psychothérapie depuis juillet 2017. J'ai refusé tout traitement chimique pour l'instant : je connais les effets pervers des neuroleptiques en raison de mon passé professionnel auprès de personnes handicapées mentales. Je souffre mentalement mais la douleur reste à peu près supportable ; je ne tiens pas à l'endormir. Je préfère tant que c'est possible tout affronter de face. Je me trouve dans une situation singulière puisque je suis étudiant et patient en psychologie simultanément. J'espère que ça ne me portera pas préjudice au moment de postuler en 1ère année de master. Après l'obtention de la licence, on n'entre plus de plein droit en master. Une sélection sur dossier avec parfois entretien a lieu et dans les dossiers de candidature, vous devez expliquer divers éléments positifs mais aussi négatifs qui apparaissent dans votre cursus personnel : tous vos bulletins de notes et un CV sont exigés. Or, mon état psychique a provoqué des absences à plusieurs épreuves d'examen l'an dernier, y compris à la session de rattrapage. J'expliquerai simplement les choses et je ferai confiance à mon honnêteté qui en général m'a porté chance. De toute manière, je n'ai guère d'autre choix vu les défaillances multiples aux examens de mai et juin 2017. Autant affronter la situation de façon franche... et avoir la meilleure réponse de la vie.

    L'incertitude reliée à mon avenir proche nourrit mon angoisse. L'anxiété due aux examens qui approchent et au travail à fournir présentement en rajoute une couche sur le plan du malaise intérieur permanent, surtout que parallèlement aux candidatures en master et à la préparation aux examens, je dois trouver un stage en entreprise obligatoire pour être accepté en 4è année d'études. Bref, je vis dans un inconfort moral qui me rend peu enclin à trouver la vie belle et joyeuse. Je m'ennuie de vivre par moment : un désintérêt diffus va et vient selon le temps et le contexte. Ma confiance en la vie est tellement entamée que la qualité de mon action en presque tout est gravement atteinte : je n'agis plus qu'au deux tiers comme j'aime à le dire et non plus à 100%. Une accumulation de frustrations a semé les germes d'un ressentiment d'une force incroyable en moi après avoir beaucoup agi pour concrétiser de grands projets dans le passé. Ce ressentiment est certes légitime mais il se révèle un véritable poison intérieur : je traverse une période de colère sourde s'étirant sur des années avec quelques coups d'éclat de-ci de-là que des décès récents ont rendue encore plus pesante. Après une première vraie crise existentielle en 2008 où l'espoir d'un avenir plus radieux a jailli, j'avais mis en place de nouvelles bases de vie plus en lien avec mon moi intime mais ça s'est révélé insuffisant. L'échec d'un grand projet tourné vers l'étranger me l'a rappelé de manière douce-amère : suivre mon chemin, davantage me respecter, ne m'a pas soustrait à l'influence de l'aléatoire qui intervient également dans l'existence humaine. Tant d'événements se sont levés contre mon projet me faisant perdre l'énergie et l'espoir d'en voir un jour la réalisation. J'en ai alors nourri une déception si profonde que ma confiance dans la vie a été mise à terre pour longtemps. Et c'est logique : ce projet était en complète harmonie avec mon Moi intime, l'âme qui anime mon être. Tout y était fluide, beau, d'équerre à l'intérieur, limpide. Mais l'extérieur à travers les autres, mon travail et un environnement politico-juridique a contrecarré mes plans de manière sérieuse, me ballotant de petites réussites passagères en échecs et blocages plus conséquents : la porte n'était jamais vraiment close ni vraiment ouverte. J'étais constamment dans un entre-deux devenu à la longue exaspérant, épuisant. 

    Je suis désormais lancé dans un projet par défaut, un projet de remplacement, d'assurance, un de ces plans B, carte joker, qu'on doit poser devant soi pour éviter un naufrage absolu sur le plan matériel. Ce projet annexe est bien moins glamour, moins brillant : c'est un projet de rien, terne et minable, un projet moins signifiant. J'abandonne progressivement l'idée d'avoir une vie satisfaisante, épanouissante, une vie qui me plaise tout simplement. Entretemps, la société occidentale me demande des comptes chaque jour : je ne suis qu'un homme ordinaire qu'on peut exploiter, rabaisser, dépersonnaliser, sans vergogne. Je n'ai pas le droit d'avoir de grands rêves. Bref, je dois passer mon temps à "bouffer de la merde" sans même pouvoir espérer goûter au meilleur. Vivre ainsi n'a aucun sens. Mes convictions religieuses me protègent du suicide, pour l'instant encore, même si j'y pense sans cesse. Peu à peu, ce qui est encore supportable le devient de moins en moins : vivre au rabais n'est pas vivre. L'obtention éventuelle de ma licence de psychologie ne changera pas grand-chose sur le fond. Mes études universitaires ne sont pas un beau projet : elles ne sont qu'un projet de conformité sociale. Faire autre chose : j'ai tenté deux fois, avec des projets ambitieux, en réel accord avec mon être intime. Aussi, merci de m'épargner votre morale sur le refrain de "Ne le faites pas si vous vous sentez mal". J'ai déjà fait d'autres choix bien meilleurs : ils n'ont pas abouti. Je me résigne à subir la loi du présent et des autres qui ont mené à l'échec de ces projets, surtout du deuxième. Je refuse d'admettre que ce dernier projet qui m'a coûté tant d'efforts ne me convenait pas sur le fond : sans preuve tangible, je ne l'accepterai jamais. Tant que je croyais à ce projet, j'étais bien à l'intérieur, complètement connecté à celui que je suis réellement. C'est toute la différence. Mes études universitaires sont vécues lourdement, passivement, sans joie : c'est un projet transitoire, par obligation, et le métier vers lequel elles mènent, psychologue, également. Dans la situation d'échec que je vis depuis 4 ans, c'est la piste de secours qui me convient le mieux : il me fallait quitter mon ancien travail où je n'étais plus respecté depuis 2012, ce travail qui a, en grande partie, été le vecteur du naufrage de mon projet vers l'étranger. Mon ancien travail et mon projet étaient antinomiques : je devais choisir l'un OU l'autre tant mener les deux de front s'était révélé contradictoire alors que je croyais l'inverse possible. En fait, ma souffrance profonde ne provient que d'un sentiment de distance immense entre mon projet initial et moi : je ne vois pas comment reconnecter mon présent avec la terre australienne où je me suis révélé à moi-même comme jamais auparavant, une chose que je ne pourrai jamais revivre en France. Lorsque vous vous êtes rencontré au plus intime au bon moment, dans le bon espace et le bon contexte, vous savez où est votre place : la mienne n'est pas en France, c'est clair.

     

    32. ENTRE-DEUX EXISTENTIEL - une transition intérieure obscure et dangereuse

    La vie m'a éloigné de moi, de qui je suis vraiment.
    Je suis perdu, complètement égaré dans l'obscurité,
    obligé d'aller dans la direction que les circonstances me montrent,
    lumière rassurante, afin de ne pas rester dans l'ombre
    et de me perdre définitivement.
    Peut-être que m'éloigner de moi m'y ramènera plus tard,
    que la voie qui s'écarte rejoindra un jour la route principale ?
    Que mon rêve s'accomplira ?

     

    Ce texte est un écrit de colère, d'amertume, de désespoir. Je n'aime pas ce que je fais non pas parce que ça ne me plaît pas mais à cause de la manière dont je dois l'appliquer : si la psychologie est une discipline intéressante, la façon dont vous devez l'apprendre en France est médiocre. Mes études ne sont que du bourrage de crâne jusqu'à la nausée, à mille lieues du terrain. Au Royaume-Uni et d'autres pays, les études de psychologie se font en alternance : deux semaines de cours puis deux autres en entreprise et rebelote, ce qui est logique. En effet, la psychologie est une filière professionnalisante (à la fin, vous avez un métier) : la confrontation avec le terrain est primordiale. C'est ce manque de concret qui m'étouffe littéralement sous un fatras de données dont les deux tiers ne seront jamais employées. J'ai déjà suivi un cursus par alternance pour un diplôme social : ça change tout. C'est une approche ô combien plus en phase avec la réalité. La théorie est mise de suite au service de ce qui est : pas de place laissée aux projections superflues et aux attentes inappropriées. En psychologie, le stage long et de qualité n'apparaît qu'en 4è année (sur cinq !). Tout le reste avant, c'est du remplissage théorique coupé du réel. Bref, de l'enseignement académique pur et dur à la mode d'autrefois. Nous sommes en 2018, au XXIè siècle et en France, on enseigne en faculté comme au XIXè siècle en fait. Du concret que diable, du concret ! Stop à la saturation cérébrale ! C'est là qu'on voit que l'enseignement conventionnel français ne respecte pas tous les types d'intelligence humaine. Je suis un créatif pur et l'action, être et agir dans le contexte, est primordiale pour que j'intègre une connaissance.

    Là, je n'en peux plus comme vous le constatez. Je suis à bout, la nausée au bord des lèvres. Mon texte est sombre sur le fond. Il est honnête et limpide sur la forme. Suivre une voie qui est un rattrapage dans votre vie est déjà difficile en soi mais y affronter les obstacles est encore plus ardu que lorsque vous êtes sur un chemin que vous avez choisi en plein accord avec vous-même. C'est l'énorme différence qui se rappelle à moi tout le temps. TOUT LE TEMPS ! Ce qui explique sans doute pourquoi mon investissement mental n'est qu'au deux-tiers et non pas entier. Ca alimente une frustration jusqu'à la rendre pesante, immense, durable. j'ai pourtant pris le temps de choisir un nouvel objectif lorsque j'ai vraiment pris conscience que mon projet vers l'étranger ne se réaliserait pas comme je l'avais imaginé et qu'il était annulé ou grandement retardé. Je suis tout de même étonné de ses réminiscences amères puisque j'ai pris la responsabilité de mes études que je suis avec le plus de sérieux que je peux. Mais bon, j'accepte ces mouvements intérieurs avec la douleur qui les accompagne : dénier, ne rien écouter, aggraverait les choses encore plus. J'essaie de gérer une situation extrêmement complexe et inconfortable au présent. Et ce présent détestable devient encore plus hostile lorsque le contexte académique vous oblige à rechercher déjà un master vers lequel continuer alors même que vous ignorez si vous aurez votre licence et si vous serez pris en l'ayant toutefois obtenue. Se retrouver avec une licence de psychologie exclu de tout master serait le pire scénario pour moi : n'étant plus un jeune homme, chaque année compte car je n'ai plus la vie devant moi. J'ai 53 ans dont une bonne moitié derrière. Les conséquences d'un nouvel échec auront des répercussions radicales et violentes dans ma vie et sur ma personne. C'est certain. Il y aura des liens brisés avec ma famille, des amis, et le dos tourné à tout un passé. Il me faudra TOUT réinventer, réécrire : tout ! A nouveau ! Avec en outre encore plus de désillusion...

    Cet texte presque rédigé d'un jet est en partie libérateur ; c'est un moyen de réajuster ma vision du réel. Si l'extérieur reflète bien ce que je donne à la vie en pensée ou en acte, il ne reflète pas toujours celui que je suis authentiquement. En effet, à l'intérieur de moi-même, des conflits et des tensions ont surgi, des parties de moi-même sont en désaccord, et je le vois au-dehors. Contraint de me focaliser sur un plan B, je ne perçois aucun lien avec mon projet A, mon grand rêve australien, l'expression même de mon âme. Est-ce un grand détour qui rejoindra la voie du projet principal ou une bifurcation définitive vers autre chose ? J'ai accepté cette concession avec la vie car celle-ci a bloqué les chemins vers la réalisation de mon projet. Rien n'était vraiment fermé mais rien n'était grand ouvert non plus : c'était un entre-deux permanent étrange et exaspérant où mon énergie et ma conviction se sont épuisées à force. Par contre, la déception et surtout la colère silencieuse sont apparues : je n'ai pas compris pourquoi malgré mes efforts, les résultats ont été si peu probants... et ne le saisis toujours pas sinon la porte se serait fermée à clé, me poussant complètement vers un autre projet rapidement et surtout clairement. Ca a été tout l'inverse, un va-et-vient constant entre signes positifs modestes et signes négatifs souvent plus importants... mais jamais radicaux non plus. La seule chose apparue de façon limpide a été un constat défavorable dans l'appréciation d'une relation amoureuse en partie liée à ce projet. A partir du moment où j'ai joué le jeu via la croyance puis l'action, en complète congruence, que je n'ai RIEN à me reprocher côté attitude, je peux exprimer quelques griefs. Ca me semble légitime de demander un respect élémentaire de ma personne et de mes décisions de la part du Grand Tout, de Dieu ou de qui vous voulez, des êtres-guides spirituels, etc., du grand con ou des cons en tout cas, qui ne respectent même pas un être vivant incarné. Un être divin authentiquement bon n'envoie pas vers la souffrance délibérément un autre être en lui envoyant des réponses imprécises et contradictoires. Mais peut-être fais-je l'expérience qu'absolument rien ni personne ne peut me répondre... et que la seule règle absolue est l'ALEATOIRE issu du vide sidéral ? Après, je vous parle d'une entité créatrice et d'êtres-guides mais je n'en sais rien évidemment. En tout cas, si tout ce beau monde existe, leur bienveillance peut être remise en doute sinon leur compétence. Et je le dis sans arrogance : un apprentissage bienveillant s'il est exigeant parfois ne nécessite pas qu'on fasse souffrir délibérément l'apprenant. Personnellement, si la réponse apportée à une action est confuse, désolé, mais la comprendre me sera difficile. Alors si de telles entités existent, qu'elles fassent au moins correctement leur travail de guidance ! C'est un minimum. Je ne suis pas médium et je vis sur un plan MATÉRIEL : mon corps doit percevoir les choses de manière tangible et objective hors de la pensée, bien trop subjective.

    Chers lecteurs, je vous livre ici un écrit pessimiste, sombre, désespéré : je suis un homme blessé, meurtri. Le décalage titanesque qui existe entre l'intérieur et l'extérieur dans ma vie me fait souffrir. Celui que vous voyez vivre au quotidien sous une image d'une banalité crasse n'est pas celui que je suis véritablement. Devant l'adversité, la prise de conscience profonde d'un faible contrôle de ma destinée s'impose chaque jour en peu plus. Ca me déplaît mais bon...  je m'y résigne. La limite du contrôle de sa vie est d'ailleurs une chose dont JAMAIS les tuteurs en développement personnel ne vous parleront, et pour cause, c'est contre-vendeur : la dissonance entre votre vibration intérieure la plus intime et celle extérieure, quand les deux ne se rejoignent pas. C'est ce que je vis : le miroir qui ne vous renvoie pas de reflet ou un reflet qui ne vous ressemble pas, une autre réalité. Vous devinez, ressentez le trucage, que c'est un faux... mais c'est possible à ce que je vois. Et ce que je vois au-dehors n'est pas moi mais le reflet d'antagonismes que je ne contrôle pas. L'image de moi-même authentique reste hors de vue parce que mon être intime n'est pas écouté non pas par moi mais par l'univers ou toute autre entité si elle existe. Je suis à mon écoute : l'univers non ! Malgré ce que vos croyances pour beaucoup vous amèneront à penser sur mon cas : je ne dénie rien, j'observe, déçu, inquiet, comment une telle situation est possible. Eh non, les théories de ceci ou cela n'expliquent pas tout : aucune n'est universelle. Elles se heurtent au concret qui les confirme ou les infirme, toujours en partie. Et j'en suis un exemple vivant, incarné. L'extérieur ne vous renvoie pas toujours l'image de celui que vous êtes tout au fond. C'est acté, enregistré. Un tel constat implique de revoir ma position face aux événements actuels : accepter ce qui est, ne rien forcer puisque forcer est inutile et douloureux. Juste faire avec, suivre le courant, sans savoir où vous allez, vers encore plus d'ennuis peut-être ! Au point où j'en suis... LOL ! Je m'insensibilise doucement afin de me protéger. 

    Je n'ai rien d'autre à ajouter : l'essentiel est là.

     

    32. ENTRE-DEUX EXISTENTIEL - une transition intérieure obscure et dangereuse

    Ne forcez jamais en quoi que ce soit. 
    Faites de votre mieux puis laissez faire. Ce qui doit arriver arrivera.
    Ne laissez pas les choses que vous ne pouvez contrôler
    vous maintenir au fond.

     

     

    Crédits photos : X., Positive Outlooks Blog

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Avril à 12:14

    Bonjour Pierre-Laurent,

         J’ai lu votre texte avec beaucoup d’attention. Tout d’abord, je dois vous dire que je suis admirative de la manière dont vous livrez ainsi vos pensées intimes à vos lecteurs. Il faut beaucoup de courage envers soi-même pour faire cela, en êtes-vous conscients ? Il faut énormément de courage. Et donc, ne serait-ce que pour ce courage, je vous dis bravo ! Vous avez fait la plus grande partie du chemin. Mais le chemin vers où, vers quoi, me direz-vous sans doute, puisqu’en réalité -selon mon ressenti personnel, bien sûr - vous semblez avoir perdu jusqu’à la vision même de ce chemin. Quand on a devant les yeux la manifestation claire de ce vers quoi l'on tend de toutes ses forces, il est beaucoup plus facile ensuite de s’imaginer en situation de pouvoir le réaliser. Mais votre grande dilemme intérieur est que vous avez eu cette vison à un moment donné, mais que vous l’avez perdue de vue en empruntant un autre chemin. Je comprends que vous vous sentiez perdu et déboussolé, on le serait à moins. Mais vous avez ce courage d’affronter vos peurs, vos doutes, vos dilemmes, vos questionnements, de les étaler sur la table devant vous et de les observer avec le plus d’objectivité possible, sans jamais détourner les yeux. Encore une fois, c’est là faire preuve d’un grand courage envers soi-même et d’une grande honnêteté intellectuelle. Ces traits de votre caractère ayant d’ailleurs été largement démontrés auparavant à travers tous vos articles.

         Je vous rejoins dans cette pensée que l’organisation des études universitaires en France manque singulièrement de logique. Combien d’étudiants pourtant pleins d’enthousiasme au moment de choisir leur filière se voient découragés ensuite - et le mot est faible - devant l’absurdité des moyens mis en place et par la manière dont l’enseignement est dispensé. Sans parler du burn-out, bien réel dans le monde universitaire autant que dans celui du travail. Signe des temps manifeste d’une société malade qui n’a, hélas, pas encore compris qu’un travailleur malheureux, un étudiant malheureux, feront une société malheureuse, ceci étant contre-productif et générateur de perte de repères pour tout le monde. Et donc, à plus ou moins long terme, de délitement de notre société.

         Cette incohérence semble d’ailleurs encore plus flagrante dans le domaine de l’enseignement en psychologie - je connais un étudiant en psychologie qui m’a décrit exactement les mêmes « symptômes » que vous et qui en a souffert avec autant d’acuité - ce qui est une aberration, sachant que cette discipline est censée préparer les étudiants à devenir de futurs psychothérapeutes, eux-mêmes voués à aider les autres. Ceci dit, vous l’avez constaté vous-mêmes, vous faites tous les jours l’effort de poursuivre vos études du mieux que vous le pouvez, même si vous devez en supporter les incohérences au quotidien. Sans doute pensez-vous - consciemment ou inconsciemment - que ce qu’il y a au bout mérite que vous fassiez ce sacrifice et c’est là encore faire preuve d’un grand courage. Car on ne choisit pas ce style de discipline par hasard. Tout comme on ne choisit pas d’être médecin, infirmière, sage-femme par hasard. On le fait parce que l’on a avant tout le désir d’aider ses semblables. Et que pourrait-on souhaiter de plus motivant et de plus gratifiant que d’être utile à ses semblables ? Je suis sûre qu’au fond de vous vous brûlez de cette petite lumière intérieure qui vous pousse vers les autres. De par mes convictions - que vous connaissez déjà - je pense que chaque fois que nous nous sentons poussés à aider nos semblables, c’est parce que nous avons profondément conscience de notre unité avec eux et avec le tout. Choisir de le faire en préparant un métier pour cela, cela va encore plus loin. C’est poser un acte important né d’un sentiment profond. C’est faire de ce désir d’aider une priorité. Ce n’est pas rien. Ce ne peut être le fruit du hasard et rien que pour cela, je suis sûre que vous êtes sur la bonne voie, car c’est une voie qui vous ressemble. Et puis qui sait, peut-être qu’un jour vous serez amené, muni de votre diplôme, à mettre vos talents en pratique en Australie J.

         Pour ce qui est de votre constante remise en question, veuillez me pardonner ce conseil que vous n’avez pas demandé, mais qu’on aurait pu me donner à moi aussi, tant je ressens, comme vous, la même volonté permanente d’être en parfaite cohérence avec moi-même et tant j’ai tendance à me culpabiliser lorsque je n’y réussis pas. Je me juge très sévèrement, bien souvent. J’ai envie de vous dire que la meilleure réponse à votre questionnement actuel, vous l’avez trouvé vous-même et retranscrite à la fin de votre article : "Ne forcez jamais quoi que ce soit. Faites de votre mieux puis laissez faire. Ce qui doit arriver arrivera. Ne laissez pas les choses que vous ne pouvez contrôler vous maintenir au fond."

         Il se trouve que dernièrement j’ai eu à traverser, moi aussi, une période de questionnement assez déstabilisatrice qui m’a conduite vers un livre, que vous connaissez peut-être : les quatre accords toltèques. C’est un petit livre très facile à lire, qui ne développe pas de grandes idées philosophiques, de théories ou de mécanismes psychologiques, mais qui dit l’essentiel - à mon sens - en quatre conseils simple à appliquer à notre vie quotidienne dans nos rapports aux autres. Pour être heureux dans la vie, il suffirait de respecter ces quatre accords :

    - Que votre parole soit impeccable

    - Ne faites pas de suppositions

    - Quoi qu’il arrive, n’en faites jamais une affaire personnelle

    - Faites toujours de votre mieux.

     

    Je suis en pleine expérimentation, là. Lol. En ce qui me concerne, ma tendance est de « faire des suppositions », mais maintenant je me soigne J. Rendez-vous au prochain article pour voir si cela a porté ses fruits.

         Mais auparavant, si je peux me permettre cette dernière réflexion : la vraie religion, la plus digne d’intérêt et la plus efficace, je pense, commence par le respect de soi-même, lequel débouche sur le respect des autres. Si tant est que l’on considère la re-ligion pour ce qu’elle doit être : un moyen de relier les êtres les uns aux autres. Ou plutôt leur permettre de retrouver leur unité perdue. Et pour extrapoler encore un peu plus dans un domaine qui m’est si cher -comme vous le savez - c’est alors que nos guides apparaissent. C’est alors qu’ils nous offrent le meilleur. Et c’est alors que nous les accueillons avec Joie.

    Bien amicalement,

    Martine (Sérénita)

     

       

      • Jeudi 12 Avril à 18:53

        Merci du fond du cœur pour ce commentaire touchant et profond dans son contenu comme dans l'intention qui vous l'a fait écrire. Il est rempli de conseils sages & de bienveillance. C'est de ce genre de réflexion et d'accompagnement dont j'ai besoin : pas de jugement sur ce qui m'arrive & la manière de le gérer. Je suis déjà assez mal comme ça : inutile de tirer sur une ambulance.

        Il y a à peu près un an, je rédigeais mon 1er article sur ma dépression, le n° 20 du blog. J'y faisais un constat sur une réalité soudainement apparue dans ma vie au grand jour en raison du décès de mon père & surtout de la pression due aux études hyper-sélectives que je suis. Entretemps, j'ai débuté une psychothérapie qui, évidemment, m'amène à mieux affronter mon malaise existentiel. Grâce à elle, le noir de noir de ma vie ressort peu à peu. Mais le travail intérieur de reparamétrage & d'harmonisation intérieure sera long & fastidieux. 

        J'ai beaucoup hésité à publier le texte ci-dessus. J'ai eu peur que certains, peu éclairés sur la connaissance de la nature humaine ou qui jugent vite sur les apparences, ne prennent ma démarche comme un processus impudique égocentrique. C'est en fait totalement l'inverse : mes partages les + intimes, à l'instar de touts mes autres types de textes, sont un moyen de partager un réflexion issue d'une expérience souvent reliée à mon expérience de vie + générale. En fait, mon blog est essentiellement basé sur un fond philosophique empirique. C'est avant tout le terrain qui prouve la valeur de mes idées et valeurs. Ma prose pourrait sembler intellectuelle à certains mais qu'ils ne s'y trompent pas : ce que je développe dans mes articles est toujours prouvable à partir de faits & de sources sérieuses. Comme vous avez su le discerner, la même rigueur éthique porte ce texte éminemment intime.

        Je suis ici pour partager et donc échanger, pas pour m'étaler gratuitement & juste me "lâcher". Sinon, j'aurais écrit un simple journal intime en ligne & je n'en aurais pas autorisé l'accès à tous. Ma démarche aurait été beaucoup + personnelle & restrictive. Après tout, des auteurs divers (gens de lettres ou scientifiques) qui parlent avant tout d'eux-même mais qui nous ont laissé parmi les + belles pages de la littérature sont restés dans l'esprit de tous : Marcel Proust, Virginia Woolf, Sigmund Freud, Carl Jung, Boris Cyrulnik & bien d'autres souvent philosophes qui, à travers une analyse d'un sujet précis, nous livrent qui ils sont en permanence. Michel Onfray ou Alain Finkielkraut en sont des exemples-types actuellement. Cet article 32 est dans la même veine avec un éclairage très concret et hyper-individualisé.

        A + tard Martine ! wink2

         

    2
    Jeudi 12 Avril à 23:42

    Bonsoir Pierre-Laurent,

    Je vous le confirme : vous avez très bien fait d'écrire cet article, que personnellement je n'ai pas considéré comme un "processus impudique égocentrique", pas du tout. Vous le dites vous-même, vos partages les plus intimes sont, à l'instar de vos autres types de texte, un moyen de partager une réflexion issue d'une expérience de vie plus générale. Et c'est bien ainsi que j'ai perçu celui-ci.

    J'ajoute que vos écrits pourraient être lus par des personnes confrontées aux mêmes questionnements que vous, et leur permettre ainsi de se sentir moins un peu moins seuls smile.

    Bonne soirée à vous !

    3
    Vendredi 13 Avril à 17:20

    Bonjour à vous,

    Je ne suis pas une personne prétendant arriver à votre niveau, et je vous avoue qu'en lisant vos écrits, j'ai été incapable de vous réconforter par un simple commentaire. Je suis venue hier, mais je suis repartie, désarçonnée par la peur de ne pas vous avoir compris. Je ne voulais pas vous laisser ainsi et ne vous connaissant pas, ma peine de ne pas pouvoir vous aider m'a fait revenir vers vous. Je n'ai aucune prétention en vous laissant un commentaire seulement, je n'arrive pas à concevoir qu'à votre âge la vie soit si morne, si décourageante, que vous ne trouviez pas votre chemin où vous seriez le plus à l'aise pour vous construire un avenir tel que vous le désirez. Je ne suis pas assez en phase avec vos ressentis pour pouvoir vous aider ; mais ce que je sais, c'est qu'il vous faut garder la force d'avancer pour enfin vous découvrir autre que ce que vous croyez être en ce moment. Surtout, ne faites jamais ce geste irréversible qui vous tente, et que vous avez envie d'accomplir. Du courage, vous n'en manquez pas. Vous en avez même plus que vous ne le pensez pour arriver là où vous voulez aller. Ne vous laissez pas meurtrir par désespoir qui ne vous mènera qu'au néant. Vous avez l'impression de vous sentir deux, et celui qui habite votre esprit, alors que vous habitez votre corps, ne vous semble pas à sa place. Il n'y a pas de place pour deux dans un même corps pour voir la vie telle qu'elle est. Surtout, ne faites pas ce geste irréversible ! Celui qui n'est pas vous gagnerait au change ! Il est vrai que le néant annihile le négatif de vos pensées ; mais vous y perdriez le positif et le potentiel qui est en vous. Oserai-je ? Croyez-vous que j'oserais vous dire que la vie mérite d'être vécue ? Etes-vous croyant ? Mon petit fils qui à vingt trois ans était en Fac : en cours de Philosophie. Mais les Facs de Toulon ne valent rien. Ce qu'il en a retirer par rapport aux professeurs qui ne valaient pas mieux que ce qu'ils enseignaient à leurs élèves, c'est qu'il s'est perdu sans savoir quel chemin prendre. Il ne dormait plus. Il a,ainsi,perdu,trois ans. Il a lâché la philosophie pour se tourner vers une autre branche. Je ne suis pas spécialiste dans la branche que vous vous êtes choisit, mais je viens à vous avec sincérité pour vous apporter un peu de réconfort. Je ne suis pas bien de vous savoir ainsi, et vous occupez mes pensées. je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur. Avec toute ma compassion et ma sympathie. Ghislaine.

      • Samedi 14 Avril à 00:13

        Bonjour Ghislaine !

        Je sais que vous m'avez envoyé des messages et des commentaires que pour l'instant, je n'ai pas lus. Aller les lire ne saurait tarder vu que je reviens sur mon blog. Mais ça se fera progressivement. Sinon, j'aime bien la couleur que vous avez choisie pour porter votre message ici : harmonie avec le blog.

        Pour en revenir au fond, j'en suis là où j'en suis. Je crois qu'il n'y rien d'autre à faire que d'accepter notre sort avant de changer quoi que ce soit. La dénégation ou la révolte sont de mauvaises conseillères. Pour ce qui est de l'âge, je suis à une période critique où proportionnellement au nombre de gens vivants, le taux de suicides augmente et devient le + fort. Contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas à l'adolescence qu'on se suicide le plus mais lorsqu'on est vieux : c'est en cours de psychologie du développement que j'ai appris ça récemment. Même si le risque est plus élevé quand on est jeune, paradoxalement, c'est bien plus tard, que le suicide décime les gens. Je n'en suis pas surpris : vers la fin de sa vie, beaucoup de nos proches sont eux-mêmes décédés, notre vie active est derrière nous et le désœuvrement peut accentuer un sentiment de solitude pénible avec comme un impression de gâchis, de ne pas avoir su profiter pleinement du temps qu'il nous était imparti sur terre. La vieillesse est une période de bilan renouvelé : la facture de notre qualité de vie nous est livrée. Nous nous retrouvons mis à nu et face à nous-mêmes bien + souvent que par le passé : la mort approchant peu à peu, de façon diffuse, tricher avec soi devient de moins en moins possible.

        Personnellement, ce constat doux-amer sur mon passé récent n'est pas né de rien : je ne me suis pas laissé vivre. Comme je l'ai expliqué, j'ai beaucoup agi pour réaliser un projet important à mes yeux. Je me sentais bien dans cette réalisation qui a connu beaucoup d'obstacles et que j'ai dû à la fin abandonner tant le temps passait, jouant manifestement contre moi. Au bout d'un moment, j'ai dû m'interroger non plus sur ce que je voulais vivre à l'avenir mais AU PRÉSENT. Mon ancien job me rendait malade et mon projet à l'étranger tardait trop à se réaliser : ma santé en pâtissait, me poussant à réajuster mes objectifs les + directs et immédiats. A un moment donné, face à une situation bloquée, il faut s'interroger sur ce qu'on est prêt à accepter : veut-on encore continuer ou veut-on décider autre chose ? J'ai choisi la seconde solution malgré ma déception. Et bien que j'en souffre, je ne regrette pas ce choix complètement : je suis plus dans une division intérieure que dans un rejet total de mon projet d'études universitaires, signe que je sens bien que tout n'est pas si négatif dans ce choix. D'ailleurs, j'insiste sur le fait que le malaise que je ressens dans mes études provient bien plus de la manière d'enseigner la psychologie que du contenu lui-même : cette façon de bourrer le crâne des étudiants sur un court terme est une violence qui forcément accentue les fêlures d'une personnalité déjà fragilisée par la vie.

        Lorsqu'on a expérimenté un gros échec, faire un bilan est une conduite logique. On a envie de savoir pourquoi ça s'est passé ainsi. En ce qui concerne ce grand projet vers l'Australie, je n'ai pas vraiment de réponse puisque même pendant sa réalisation, réponses négatives ou positives apparaissaient peu clairement. Par conséquent, afin de ne pas tout perdre sur le plan matériel, j'ai décidé un autre projet : mes études de psychologie. Bien que ce projet ne soit pas celui dont je rêvais, il est tout de même en lien avec mon Moi intime en partie. Ce qui explique pourquoi je suis sérieux et responsable dans la poursuite de cursus. Ces études sont une adaptation personnelle à ce que la vie m'a proposé. Je souffre d'être désormais lié à un projet très terre à terre, sans réelle magie. Pourtant, je reconnais que ce choix est rassurant : je ne rêve plus à des chimères. Je suis dorénavant en contact avec la réalité de ma vie... même si ce que je reçois me blesse et me mine le moral. Je ferai certainement la part des choses plus tard. Je suis une psychothérapie. Les choses ont commencé à se décanter. 

        J'achèverai ma longue réponse en disant que, oui, la division m'habite parce que j'ai fait un choix raisonnable qui même s'il a des avantages m'éloigne d'autres aspirations. Mais je ne sens pas comme avec deux êtres habitant en moi mais comme un seul individu qui doit gérer une opposition entre deux parties de lui-même : ces deux parties sont reliées par ma personnalité mais chacune compose de son côté, sauf que l'une vit le présent (projet universitaire) et l'autre voit à plus long terme (projet vers l'étranger), ce qui crée une tension interne parfois insoutenable. Je ne peux rejeter aucune des deux : elles ont toutes deux leur raison d'être. La manière de les harmoniser apparaîtra certainement à l'avenir. 

        Merci d'avoir cherché à me réconforter ! A bientôt !

         

    4
    Jo le condor
    Vendredi 13 Avril à 18:35

    Hello Bonjour

    L'aléatoire n'est qu'une variable parmi d'autres.

    Il ne sert à rien d'envoyer des pierres vers le ciel, elles ne pourront pas l'atteindre.

    je suis un scientifique croyant, je dois être un peu fou...

     

    Amitiés

    Jo

      • Mercredi 18 Avril à 02:12

        Bonjour Jo !

        Alors que je n'y croyais plus, je redonne du crédit à la notion d'aléatoire. On peut la contester mais je ne pense pas qu'elle soit inexistante sinon nous réussirions presque tout, l'échec serait exceptionnel. Votre image des cailloux lancés vers le ciel me ramène au thème de l'objectif non-réalisé parce que projet mal choisi ou dissonant avec notre vie. Ca n'est pas faux pris dans le général. Mais dans le cas précis que j'explique, mon projet A, l'Australie, l'harmonie entre les deux était limpide. C'est le point de départ qui était trop éloigné, je pense : un peu comme si quelqu'un avait voulu s'inscrire en master (bac + 4) alors qu'il était encore en 1ère, ce qui forcément conduit à un échec. De manière concrète, intérieurement, la disharmonie et une perte d'énergie psychologique ont résulté de tensions intérieures durant mon action pour atteindre cet objectif, des tensions aggravées par un contexte professionnel qui au même moment s'est alourdi, complexifié. Je n'ai pas encore toutes les réponses pour expliquer cet échec qui actuellement ne peut être un enseignement par conséquent. C'est sans doute cette absence de motif tangible qui a nourri ma frustration et perdu dans un nuage d'amère déception, mettant en place le cadre d'un syndrome dépressif et sa cohorte de maux psychiques et physiques.

        C'est une nouvelle période de crise... Après celle de 2008, celle de 2017 a vu le jour... et je tente de régler tout ça. Le seul point où j'ai progressé est que même si cette nouvelle crise est + déstabilisante qu'il y a 9 ans, je la gère de façon + détachée, solide, malgré un mental très encombré. Il y a même des ex-collègues de travail qui m'ont revu récemment après 2 ans et demi et qui m'ont dit que... j'avais bonne mine ! Signe que cette crise intervient parce que je progresse dans doute dans la construction d'un équilibre intérieur profond d'une solidité... à toute épreuve, et que je peux affronter un type de situation qui, en 2008, m'avait balayé et placé à deux doigts de me jeter sous un train. L'avenir dira ce qu'il en sera avec précision.

        A bientôt et merci de votre passage !

    5
    Samedi 14 Avril à 13:15

    Cher ami,

    Me permettez-vous de vous appeler « mon cher ami ? »

    Je vous en supplie ! A chaque problème, il y a toujours plusieurs solutions et vous le savez mieux que moi, vu votre niveau d’étude. Je sent que la lassitude obscurcit la vision que vous avez de votre avenir, ou êtes-vous lassé de cette vie qui ne vous satisfait pas ? Ce que je voudrais vous aider ; mais je ne sais que faire ?

    Comme vous devez le savoir, si vous m'avez lu, pour parler votre langage. J'écris : c’est ce qui me retiens à la vie. J'ai envoyé mon deuxième manuscrit à un éditeur : être éditée est mon rêve d’enfant et cela sera jusqu’à ma fin de vie le miens. J'ai 71 ans, et de l'argent, je m'en fiche complètement. Ce que j'ai en tête, c'est de laisser un témoignage de mon passage sur cette terre : moi, l'insignifiante, la transparente : j'existe avec mes petits bagages, si petits soient t-ils, même si ce que j’écris se perd dans l’immensité de la blogosphère ! C'est le meilleurs moyen d'en laisser une trace. Un jour, dans « X » années, on retrouvera… peut-être… quelques textes (avec des fautes) de N. GHIS.

    Je ne sais pas si vous avec été dans les profondeurs du blog amitié ; mais peut-être y trouverez-vous des passages pouvant vous aidez à ne pas lâcher prise même quand tout vous semble inextricable dans cet avenir qui vous paraît bouché. Pour exemple loin de votre propre chemin de vie, bien sûr, avec tout ce qui m'a été imposé par l'existence, je suis fière de dire, à mon échelle que, tant bien que mal, j'ai réussi ma vie. Elle ne reflète pas ce que j'aurais voulu faire d'elle : les bagages intellectuels m’ayant été refusés par les nombreux obstacles disséminés sur mon chemin ; cette vie qui est la mienne, n'est pas infructueuse non plus, et je dois m'en contenter.

    Je vous avoue une chose : c'est que j'ai une affreuse peur de la mort. Si je pouvais vous communiquer cette peur afin que vous n’alliez pas jusqu’au bout de votre idée ? Quand mon heure va t-elle sonner ? Je ne sais.

    Oui : j’ai peur de la mort. A vous, je ne craint pas de le dire.  Je sais que c'est inéluctable ; mais c'est ma façon à moi de démystifier ce qui fait parti de la vie, et comme une provocation, je ris, je suis gaie, je suis un clown qui pleure aussi  très souvent, par contre, je me fiche de ce qu'il adviendra demain : je n'y suis pas encore. Alors, je me persuade que j'ai le contrôle... de mon avenir.

    J'ai terriblement peur de ne pas pouvoir accomplir tout ce que j'avais projeté de faire. Peur de ne plus pouvoir contempler un lever de soleil, peur de ne plus avoir le privilège de sentir une rose parée de la fraîche rosée du matin, de sa couleur, son velouté, son parfum que je ne pourrais plus respirer avec délice, peur de ne plus écouter le chant d'un oiseaux, peur de ne plus pouvoir serrer dans mes bras ceux que j'aime. J'ai horriblement peur de la souffrance que peut engendrer une grave et longue maladie, mais j'ai au moins le courage d'avouer l'appréhension d'une terrible fin. C'est pourquoi je lance à l'existence, comme un défi en sachant très bien que ça ne rime à rien qu'à me rassurer, sans plus. Je refuse de mourir avant d'avoir accompli ce pourquoi je crois être sur cette terre ! Je sais que c’est idiot de penser ainsi mais, paradoxalement, cela m’aide à continuer mon chemin. Il y en a une qui ne me demandera pas mon avis le jour venu, et nous la connaissons tous...

    J'aime la vie et j'ai une furieuse envie de vivre envers et contre tous les obstacles qui peuvent, se dresser à n'importe quel moment sur ma route. Même encore maintenant, La vie est belle, néanmoins, tellement cruelle ! Cependant, elle vaut la peine d'être vécue !

    Seigneur ! Si vous existez vraiment ? S'il y a vraiment une force au dessus de nous ? Une invisible protection qui, pour moi, me laisse un gros doute que je ne peut combler ? Laissez-moi accomplir la tâche pour laquelle je suis sur cette terre ! J'étais « non viable » à ma venue au monde, et pourtant, je suis là. La vie ne fut pas tendre avec moi et m'a tellement éprouvé au sortir du ventre de ma mère ! Elle m'a tellement éprouvé depuis que je suis : " Je pense, donc, je suis." alors que je ne devais pas être...

    Toute ma jeune existence ne fut qu'épreuves et souffrances incompréhensibles parce que trop jeune pour mesurer la gravité des actes des adultes à laquelle j'avais à faire. Trop jeune pour comprendre la porté de leurs actes sur ma vie. J'ai un grand vide en mon âme et mon cœur qui ne se comblera jamais ! Et pourtant ? Pourtant, je suis une femme heureuse en amour ! Je ne devrais pas me plaindre car il y a plus malheureux que moi ; mais il me manquera toujours quelque chose d'indéfinissable dont je connais la portée sur l'esprit d'un jeune enfant habitué à la dure réalité de la vie. Un enfant, sans l'amour de ses parents, n'est pas complet. Pourtant, un enfant à l'âge de l'innocence en à tant besoin pour se construire. Il a besoin de leurs câlins de leur modèle pour grandir, se construire... Je n'y ai pas eu droit. Le vide est là, et restera jusqu'à ce que je quitte cette terre. C’est pour cette raison que j’ai tant besoin de reconnaissance pour me prouver à moi-même que j’ai existé, et lorsque je vous vois vous démener dans votre propre vie sans que je puisse vous aider, ça me fait mal. Avec toute mon empathie envers vous que je connais à peine, Je vous envoie tout le courage qu'il vous faut pour trouver enfin votre voie dans cette jungle incommensurable de déceptions que cette planète supporte, et tous les déboires que chaque être humain peut avoir dans son mal être. Vivez cher ami ! Ne la laissez pas gagner la partie ! Ecrivez. Prenez cet exercice comme une très bonne thérapie. Faites-en un manuscrit et essayez de vous faire éditer, afin que ce que vous vivez serve à d'autres personnes dans votre cas. 

    Pardon pour la longueur de mon message. 

    Ghislaine

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/enfance-volee-adolescence-gachee-1-a119807892 

     


     

     

     

     

      • Samedi 14 Avril à 15:52

        Bonjour Ghislaine !

        Je retiens de votre commentaire un immense amour de la vie malgré toutes les terribles épreuves que vous avez traversées. J'ai été lire la page Enfance volée vers laquelle vous avez mis un lien. Comme vous, je crains la mort moins par le fait de mourir même que de partir sans avoir réalisé quelque chose dont je sois fier et satisfait, quelque chose qui laisse une trace, même petite, prouvant ma valeur sociale et humaine. Le fait d'être un milliardième de milliardième d'humanité perdue parmi une immensité & à laquelle on accorde que peu d'importance m'exaspère. J'ai pleinement conscience après deux gros échecs que je passe à côté de qui je suis : j'ai quelque chose à dire au monde & je dois trouver le moyen de le réaliser.

        La phrase qui m'a le plus touché est lorsque vous dites : "je suis fière de dire, à mon échelle que, tant bien que mal, j'ai réussi ma vie. Elle ne reflète pas ce que j'aurais voulu faire d'elle : les bagages intellectuels m'ayant été refusés par les nombreux obstacles disséminés sur mon chemin ; cette vie qui est la mienne n'est pas infructueuse non plus, et je dois m'en contenter." En fait, le nœud du problème est là : accepter qui on est devenu, même si celui-ci est en désaccord ce que l'on est au fond. C'est là, je sais, toute la source de ma dépression que le décès de mon père et d'autres morts depuis 2014 ont nourrie parallèlement : je déteste celui que je suis devenu que je méprise, que je vois comme un raté social. C'est ce jugement sur moi-même qui me place devant la porte du suicide pour l'instant encore close. En fait, l'accord que vous êtes parvenue à trouver entre ce que vous vouliez au + intime de vous et ce que vous avez vécu vous permet de goûter au présent de manière ouverte. Je n'en suis pas rendu encore là : je suis divisé et surtout je ne m'accepte pas, je ne m'aime pas. Tant que j'en serai encore là, aucune amélioration notable de mon état n'interviendra. Les prochains mois vont être cruciaux. Je verrai bien. 

        Merci de votre touchante attention. J'irai plis souvent lire votre blog de l'amitié. Je vais aussi prendre le temps de lire vos autres commentaires et messages et d'y répondre.

        A bientôt !

    6
    Dimanche 15 Avril à 13:09

    Il faut que vous essayez de pratiquiez " le lâchiez prise " et que vous fassiez l'effort de vous aimer tel que vous êtes à l'intérieur, comme à l'extérieur. J'ai du mal à m'aimer aujourd'hui car je ressemble beaucoup trop à ma mère qui m'a tellement fait souffrir et que je rends responsable de mes échecs scolaires : plus que mon père que je n'ai plus vu depuis environs mes cinq ans : la cause en étant la fuite en avant au milieu d' une année sur l'autre afin que mon père ne nous retrouve pas. Pourtant, ce que je pouvais aimer l'école ! Je fut l'enjeu de deux adultes qui ne s'aimaient pas.

    Ce qui m'a sauvé, c'est cette envie de réussir ma vie envers et contre tout. Peut importait la finalité ! A mon niveau, comme je vous l'ai écris plus haut, je considère que ma vie aurait put viré dans ce qu'il y a de malsain sur cette terre, seule dans une grande ville comme Paris, lâchée dans la nature à 20 ans au milieu de fauves, après avoir connu tant de pensionnats qui ne m'ont pas préparé à affronter le monde. Si je n'avais pas eu la force de choisir, avec tout ce que cela pouvait comporter comme obstacle, un chemin certainement hasardeux plutôt qu'un autre, avec une obligation de bien réfléchir à chaque virage qui se présentaient devant moi, j'aurais sans doute échouée ; mais peu importait : il fallait que j'avance... Une force supérieur m'a certainement aidé... Je suis septique quant à cette force ? A force de supporter ces religieux avec le vice dans la peau, j'ai perdu la foi. Pourtant, ne sachant pas de qu'il y a derrière le miroir, de l'autre côté du rivage, je ne renie pas qu'il y ait quelque chose... une force qui peut nous aider si ont demande en n'oubliant pas que l'on a sont libre arbitre, et que c'est nous qui avons les rênes de notre vie.Ce n'est pas toujours qu'il faut compter être entendu... ou exaucé ?

    Elles sont derrière vous ces expériences manquées. Balayez-les simplement parce qu'elles devaient vous façonner et, par ce que, ce devait être ainsi. Regardez vers l'avenir et avec votre bagage intellectuel, retournez vos ratés en une seule réussite, même petite, ce serait déjà une grande victoire pour vous.Vous êtes fort intérieurement bien plus que vous ne le croyez ! Je veux vous aidez  si vous le permettez ? A Bientôt, Pierre-Laurent. Ghislaine.

    Vous n'êtes obligé en rien, même si je vous laisse des liens. Il n'y a que vous qui décidez de ce que vous devez faire.  

     

    https://www.facebook.com/santeplusmag/videos/1930771176985665/?hc_ref=ARQfoeTaE_so-iMlcKFPyl0765JMDn1HYfYZhavdanXLDDSQs18dCfpPKqjKFw8xoeE

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/le-lacher-prise-a131908474

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/guerir-ses-peurs-a131897352

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/il-est-temps-a131907584

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/vous-vivez-une-autre-vie-maintenant-a131896462

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/la-joie-dans-le-coeur-a131869706

     

    http://poesies-et-chansons.eklablog.com/pour-votre-bonheur-a141046462

     

    7
    Dimanche 15 Avril à 17:33

    Bonjour Ghislaine !

    Merci pour ces nouveaux encouragements !

    Je me rends compte que beaucoup de gens qui ont vécu des enfances extrêmes, violentes, sombres ont la capacité de résilience équivalente. Moi, j'ai eu une enfance relativement normale avec des parents, certes imparfaits, mais qui ont fait leur possible pour nous élever dignement, mon frère, ma sœur et moi. La seule chose qu'ils ne m'ont pas aidé à cultiver est l'estime de soi. Je ne'en ai pas : c'est l'origine même de mon auto-détestation. Avec la psychothérapie, je commence à m'en bâtir une. Aussi, je ne crois pas à une résolution rapide de mon problème : ces choses-là prennent du temps. Cela m'amène à parler de la volonté. En effet, cet appel à faire ceci ou cela, même si ce sont des conseils sympathiques donnés avec bienveillance, résonne toujours violemment chez un dépressif.

    La dépression est un syndrome qui englobe corps et esprit : elle peut être d'origine biologique (le corps influe sur le mental) ou d'origine purement psychique (soumission à un stress répété). Le malade qui en est atteint voit sa volonté s'effondrer jusqu'à l'aboulie. C'est un des symptômes majeurs. Aussi, proposer au dépressif de se reprendre en main est risqué : celui-ci peut le prendre comme un irrespect envers son état de mal-être pathologique, qu'on ne saisit pas la gravité ou la réalité de son état. C'est surtout vrai lorsque ces remarques viennent de proches. La dépression déstabilise profondément les relations sociales entre le malade et son entourage. C'est pourquoi beaucoup de dépressifs se retrouvent vite seuls et isolés. En fait, bien que je sente ce qu'il faut faire pour aller mieux, en moi, une partie résiste et bloque ce mouvement réparateur : elle ne veut pas se soumettre à une quelconque volonté de ma part et alourdit toute démarche, m'empêchant d'agir. Même si avec un effort de volonté, je m'engageais dans une démarche positive, je suis sûr d'avoir un retour de bâton. Pourquoi ? Parce que cet effort de volonté ne serait que mental : il ne reposerait pas sur une base authentique, intime, profonde. J'ai appris avec le temps que muscler sa volonté, c'est faire du dressage de son intimité, de soi. Beaucoup compare ça à de la discipline et y colle une étiquette positive mais c'est aussi une violence faite à soi-même. Certains l'acceptent et en tirent des bénéfices de toutes sortes. Moi, je juge cette attitude négative et avec des effets secondaires (somatisation, jugements de valeur sur autrui, certitudes arrogantes, etc.) qui déformeront notre vision de la vie et pollueront nos relations même si elles semblent positives en surface. Mon exigence d'authenticité m'empêchera toujours désormais d'aller vers un renforcement de ma volonté : je préfère suivre le courant, lâcher prise comme vous le dites au tout début de votre message. La volonté n'interviendra que lorsque je serai engagé dans un projet déterminé, comme ici mes études. 

    A bientôt !

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    8
    Lundi 16 Avril à 23:10

    bonsoir PL Sisley ...

    plus que des mots , dont leur porté est trop souvent sous-estimée je me permet de te confier à la voix de cet homme qui je pense à compris beaucoup de choses sur notre fonctionnement yes

    je te suggère d'écouter à partir de 10mn et ce pendant 7 minutes la question posé et la réponse qui est donnée

    il pourrait s'agir là d'une partie d'un immense puzzle,  qui pourrait t' interpeller ... te parler ... te faire vibrer .

    cet homme est interpellant , dérangeant parfois d'ailleurs il le dit lui-même il est là pour ça ...

    au plaisir . prends soin de toi

    tchina

    https://www.youtube.com/watch?v=wZBjGXS_Z5g

     

      • Jeudi 19 Avril à 18:18

        Bonjour Tchina !

        Étrange (en apparence) que vous me rameniez vers Franck Lopvet, homme que je connais : je suis allé à 3 de ces stages courts. J'ai gardé une trace sonore de mon tout 1er stage ("Master") avec lui, celui d'août 2015, celui qui a été le + fort, le + intense et profond, celui où j'ai été reconnecté avec mon être profond le +. C'est là d'ailleurs que Franck m'avait montré combien mon désir de partir vivre à l'étranger était en complète harmonie avec ma personne au + intime : il m'avait même encouragé à tenter le billet simple en laissant en France mon vieux système apparent que j'incarnais, tant mon vrai système interne était connecté à un tel projet positivement. C'était trop fort, trop exigeant pour moi, mentalement impossible : trop de barrières et de peur... surtout que j'étais déjà engagé dans l'abandon de mon projet d'émigration pour aller vers celui des études avec rupture conventionnelle dans mon job. Je n'ai donc pas pu me lancer à l'eau. C'était comme s'il avait demandé une personne non préparée de faire un grand écart facial d'un coup : risque de déchirement musculaire. J'ai préféré la prudence et je ne crois pas avoir mal choisi... même si je sais que sur le fond, Franck a eu raison de tenir ses remarques.

        Franck a d'ailleurs fait ressortir un énorme antagonisme entre ce que j'affichais et ma réalité, mon vrai Moi : j'affiche une douceur consensuelle, arrangeante avec tous alors que ma fonction, il a insisté dessus, est de déranger les gens, les brosser à rebrousse-poil, de pointer là où ça fait mal. C'est une de mes fonctions essentielles dans ce monde : montrer la poésie qui se cache derrière les apparences et les fausses idées sur la vertu et le vice en parlant de ce qui dérange les certitudes. Ceci dit, la naissance du présent blog correspond comme "par hasard" à la période de ce stage. La 4è saison du blog qui a été + politique et dure dans mes échanges avec les autres correspond finalement bien à ça : sortir des sentiers battus et apporter un regard différent voire + objectif et parfois subversif sur le monde.

        J'ai écouté le passage que vous m'avez indiqué. Ainsi, poser une question, c'est déjà refuser en soi la réponse. C'est un étrange paradoxe verbalement. Il parle là de l'acceptation de ce qui est : ce que nous recevons, nous l'avons créé. Vu ainsi, les résultats en demi-teinte pour le projet australien étaient-ils l'exact reflet d'une volonté et d'une action, elles-mêmes, en demi-teinte ? Peut-être ! Après tout, même si on veut aller sur la bonne voie, qu'on sent dans quelle direction aller, il arrive qu'on ne fasse pas tout pour réaliser son objectif. Je crois aussi que je n'ai pas tout donné... car fatigué devant la foule de données juridiques et l'absence de soutien de quiconque pour ce projet. J'étais également en situation de burn-out : ça freine direct tout élan actif ! C'était en fait un projet titanesque dont je n'avais pas du tout mesuré la difficulté au regard de là où je partais. De toute manière, je n'ai pas tous les éléments de réponse actuellement. Cet échec, je m'y suis résigné, ce qui explique ma douleur en partie. Peut-être est-il temporaire, peut-être définitif ? Je verrai. Mais le travail d'acceptation est en cours via mon projet B (les études) qui a aussi un rôle : il révèle une autre partie de moi. En fait, ce que je retiens des paroles de Franck est que l'action n'a pas besoin d'être reliée à un but pour avoir un sens et avoir droit à exister à nos yeux : on doit la faire parce qu'elle nous correspond, parce qu'elle sonne juste dans notre vrai système intérieur, parce qu'on y trouve du plaisir, une réelle satisfaction. C'est expliqué clairement dans cette partie de l'interview. Or, le plaisir, le contentement, est bien l'un des signes les + évidents de l'énergie de vie circulant en soi harmonieusement.

        A bientôt et merci de votre passage ! smile

    9
    Vendredi 20 Avril à 18:04

    bonjour pl ...

    le premier mot que tu écris résonne comme une balise étrange ...  " être-ange" j'y entends comme le murmure de la douce langue cachée , celle des oiseaux !  "être en je" mot que tu reprends plus loin quand tu dis je cite : "étrange paradoxe verbalement " ... à ce point particulier de ta vie où ta souffrance t'amène sur l'essentiel ..." l'essence du ciel " sort de tes mots ^^

    quelque chose m'a tilté dans ce récit de ta vie, c'est d'une part cet appel de la voie ... de ta voie ! celle du spirituel j'entends celle qu'il y a au delà du " vrai et faux moi " avec cette part où le mental domine, cette voie de garage qui t'égratigne de plus en plus que le temps passe ? attention je ne renie pas la psychologie je suis moi-même en thérapie et cela m'aide à démonter mes systèmes de croyances

    le vrai moi ... le faux moi ... tout cela fait-il parti du seul et même moi ? et au dessus qu'y a t'-il ? nous ne sommes pas que l'addition des névroses, psychoses, et autres joyeusetés ... déformation professionnelle ? c'est comme si ils vous demandais de regarder que les nuages alors qu'au dessus il y à le ciel et ce soleil magnifique ... y a qu'a prendre l'avion pour le vivre

    comme on dit dans le zen:  esprit zen esprit du débutant  L'esprit du débutant est vide, libre des habitudes de l'expert, ... quand on parle de la chance des débutants ... ne ferait on pas appel à ce vivier du vide qui ne l'ai jamais ? source inépuisable de nos voeux une fois la peur du vide traversé ?

    voilà j'en suis là aussi ... ces mots que je prononce sont d'abord les miens , et ne sont que cela ...

     merci de cet échange et ce partage en sincérité

    frédérique

     

     

     

     

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