• 23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTE

     

    L'islamisme fait l'actualité depuis 2015 et pour longtemps encore certainement. Mais la manière dont l'Occident, pouvoirs publics et citoyens inclus, aborde ce thème grave interroge : le contraste est tel qu'il choque ! En fait, nous sommes à la merci complète de guerriers qui veulent la peau de la civilisation occidentale. Face au langage des bombes et des armes, l'Occident brandit son idéologie pacifiste que lui-même respecte peu et qui est sa plus grande faiblesse. L'ennemi ne le prend pas au sérieux : il sait qu'il n'a rien à craindre et que la victoire est assurée si rien ne change. Derrière le maquillage philosophique des Droits de l'Homme, le pacifisme occidental tente d'éluder l'évidence : la paix ne peut jamais s'implanter et croître sur le terreau de la lâcheté et de l'inaction. C'est une loi universelle. Englués dans leur consensus idéologique humaniste et sociétal aussi pesant qu'autoritaire, les états d'Europe de l'Ouest continuent à privilégier face au péril un langage inadapté qui exprime la pusillanimité sinon la mollesse.

    L'article analyse les principales causes qui ont mené à cet état d'apathie généralisé en France comme ailleurs : les changements dans les domaines spirituel et sociétal sont sans nul doute ceux qui ont eu le plus d'impact sur la société. L'influence décroissante du christianisme a permis au grand public d'aller vers d'autres types de croyances, souvent exotiques, et une plus forte implantation de l'athéisme dans la population. Par ailleurs, la rediscussion permanente de la figure masculine publique par les grandes associations féministes et LGBT est également au cœur du problème : elle affecte énormément la manière dont l'homme est perçu face à la femme. Les influences conjuguées de l'humanisme "droits-de-l'hommiste" et de la redéfinition sociale de la masculinité ont conduit nos pouvoirs publics à revoir leur manière d'employer les policiers, majoritairement des hommes, sur le terrain en situation de crise : la multiplication des escouades de police désarmées ou avec ordre de ne jamais utiliser leurs armes en est un signe clair. Mais le pacifisme peut-il se payer le luxe de la non-violence absolue ? Nous verrons que Gandhi y a apporté sa réponse, nette et précise.


    NB : Je précise que je suis un homme gay qui s'assume parfaitement, avec des valeurs solides. Mon éthique est originale, je l'admets. Cette information est destinée à écarter tout retour négatif illégitime : certains seraient tentés de réagir de façon inadéquate et disproportionnée après avoir lu ce texte où sont évoquées des influences sociétales spécifiques d'un point de vue critique. Je connais mon sujet... concrètement : je suis directement concerné et j'ai le recul des années !

     

    Les attentats islamistes perpétrés en Occident depuis de nombreux mois se suivent désormais d'un meurtre à l'autre semblables dans leur mode opératoire. Au sentiment d'impuissance horrifiée que l'on peut ressentir face à tant de violence haineuse et gratuite, le plus saisissant est sans doute l'énorme décalage qui existe entre la volonté destructrice des agresseurs et l'attitude de ceux qui la reçoivent malgré eux. L'inadaptation de la réponse à la gravité des attaques est telle qu'elle pose question à force de répétition. Comment en est-on arrivé à voir s'exprimer la veulerie assumée et même plébiscitée par les instances officielles occidentales comme une réplique légitime à la haine meurtrière ? 

    L'analyse qui suit vous montrera que la désintégration spirituelle qui a atteint les états d'Europe de l'Ouest les a engagés dans une descente vertigineuse de leur degré d'éthique sur tous les plans au point de fausser tous les repères philosophiques et moraux autour des notions de violence et de non-violence. Une première partie décrira comment l'idéologie du pacifisme issue de l'individualisme revendicatif des année 1960/70 a fini par polluer complètement le discours public au point d'admettre la lâcheté comme une réponse valable à la violence, même la pire, grâce au soutien entre autres d'un féminisme agressif et misandre. La seconde partie interrogera chacun sur les limites de la non-violence en revenant vers son plus grand inspirateur, Gandhi, qui, nous le verrons, avait sur le pacifisme une opinion bien plus nuancée que ne le prétend le discours officiel abondamment repris en Occident. Il apparaîtra que la civilisation de l'ouest n'a, comme à l'accoutumée, retenu que ce qui était conforme à ses valeurs individualistes et écarté le reste par facilité.

     

     1. Pacifisme et féminisme contemporains : l'éthique de la faiblesse égotique

    Depuis 2015, année de leurs attentats en France, les guerriers islamistes précisent leur sinistre offensive mus par une énergie vive, dynamique, en route vers la destruction programmée d'un modèle culturel honni. Face à eux, les états ouest-européens ne répliquent qu'avec mollesse et une énergie de repli... où pointe l'erreur de jugement sentimentaliste et idéologique sur une situation mettant la vie de nombre de leurs habitants potentiellement en danger. Au courage meurtrier des uns, car ça reste une forme de bravoure (le courage peut être utilisé dans un objectif négatif), répond le pacifisme lâche des autres qui dissimule sa couardise derrière de beaux idéaux que d'ordinaire, il respecte peu : la violence sociale est plutôt bien tolérée par une large partie de la population dans les sociétés occidentales finalement. C'est la différence majeure entre ces terroristes et nous, peuple d'Occident. Historiens et anthropologues constatent que les terroristes islamistes fondent leur conduite meurtrière sur des croyances solides en des valeurs qu'ils vénèrent : ils sont prêts à mourir pour elles. Nous, pour la plupart engoncés dans un profond individualisme consumériste, nous tentons de réfuter coûte que coûte tout système de valeurs dès qu'il devient trop contraignant à nos yeux ; nous acceptons par principe l'exigence éthique mais refusons concrètement les efforts sur soi qui l'accompagnent. Par conséquent, en quatre décennies, un matérialisme hédoniste exacerbé est devenu la référence principale de la civilisation occidentale contemporaine.

    J'ai vu publier sur le Net des extraits de texte rappelant pourquoi les islamistes haïssaient autant l'Occident, et en particulier la France : la liberté d'expression, la condition féminine mieux reconnue, la liberté d'aller et d'agir presque totale, la liberté sexuelle plus large, l'accessibilité culturelle, flâner à la terrasse d'un café, manger une nourriture abondante et variée dont du porc, boire de l'alcool librement, danser, écouter de la musique, etc. On pourrait être étonné en voyant combien cet habitus culturel ne trouve finalement que peu de défenseurs déterminés à le préserver face à l'influence agressive grandissante de l'islamisme. Or, cette passivité et l'endormissement intellectuel qui la caractérise ne trouvent leur source que dans le diktat de cet hédonisme collectif qui aurait pu être une recherche de vivre un plaisir attaché à la qualité mais qui ne se satisfait bien souvent que du plus médiocre en tout (nourriture, sexe, activités ludiques pauvres en apport intellectuel...). Si vivre le plaisir se trouve relié à une vie culturelle et sociale de qualité, il devient source d'enrichissement lui-même pouvant même toucher à la spiritualité. Si par contre, le plaisir est en lui-même notre base culturelle et notre unique raison d'avoir du lien social, il est alors notre maître qui nous éloigne d'une vie authentiquement enrichissante porteuse d'un bien-être autant physique que mental : il amollit notre curiosité intellectuelle et notre empathie envers les autres, ceux-ci devenant des faire-valoir et des objets au service de nos pulsions diverses.

    En fait, aujourd'hui, en Occident, la spiritualité est partagée entre deux pôles dominants qui expliquent pour beaucoup pourquoi les islamistes nous perçoivent comme faibles et corrompus. Un christianisme tiède politisé à gauche et déformé par l'idéologie athée dogmatique des droits de l'Homme jusqu'à l'excès ou l'absurde parfois est le premier de ces pôles. Le second est un syncrétisme centré autour de croyances et valeurs diverses dont beaucoup sont dérivées du bouddhisme ou de valeurs animistes avec un leitmotiv mou : l'amour universel. Ces deux pôles forment le cadre éthique souple dans lequel s'expriment des croyances peu ancrées dans l'objectivité d'une référence morale précise : les valeurs des uns et des autres vont et viennent selon les époques de la vie, soumises aux influences en jeu dans la société à une période donnée. Que l'on se sente plus proche d'un pôle ou de l'autre, l'ego demeure presque toujours le socle imprescriptible du système de croyances occidental. De nos jours, en Occident, même la foi tend à se consommer comme un service que l'on conserve ou pas selon que ses attentes les plus immédiates ont été satisfaites ou non. Cet individualisme prédominant incarne fondamentalement tout ce que les musulmans fanatiques rejettent avec force : "islam" signifie "soumission", concept qui revient à privilégier le rapport hiérarchique et surtout l'idée que le groupe prime sur l'individu envers et contre tout. Deux conceptions du réel s'opposent frontalement jusqu'à l'antagonisme : l'entente est impossible sur le fond. L'islam est un système politique 1 avant d'être une religion, à la différence du christianisme, du judaïsme ou du bouddhisme qui structurent essentiellement un ensemble de croyances même s'ils peuvent influencer la culture et la politique d'un pays dans un second temps. Quand l'islam juge et condamne le coupable d'un délit selon le code moral strict de la charia, la loi islamique, le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme ou d'autres religions ne se substituent pas au pouvoir d'une justice civile laïque : ils demeurent de simples références morales, même si leur influence peut être importante parfois certes. C'est une différence cruciale qui explique pourquoi tous les faits et actes en lien avec l'islam ont une place constante dans la sphère politique comparés aux autres religions dont les sujets rattachés n'y interviennent que lorsqu'un fait particulier surgit : des questions sociétales particulières (ex : avortement, mariage homosexuel, homoparentalité, pédophilie, etc.) ou des questions géopolitiques (ex : le conflit israélo-palestinien au Proche-Orient, le conflit sino-tibétain en Asie). 

    23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTEEn restant dans une culture spirituelle très "peace and love" qui inclue certains concepts idéologiques de la gauche politique contemporaine, certains croyants chrétiens croient ainsi respecter la parole du Christ en tendant l'autre joue après avoir été frappés une fois sur la première. Mais ils minimisent la figure offensive du Christ chassant les marchands du temple de David. Un chrétien authentique sait aussi s'affirmer comme maître dans les lieux sacrés de sa foi ; il ne brade pas ses valeurs pour acquérir la reconnaissance des autres que ceux-ci seront peu enclins à lui donner vu que la faiblesse morale attire peu l'estime. Par ailleurs, cette édulcoration dans la retransmission des grandes références éthiques chrétiennes est accentuée par l'implantation de plus en plus marquée de concepts spirituels orientaux, bouddhiques particulièrement, ou d'autres croyances de type chamanique dans la société occidentale : le pacifisme inhérent aux valeurs développées dans la néo-spiritualité occidentale a complètement perverti la relation avec la réalité au détriment d'une justesse de point de vue. Au lieu de voir le monde tel qu'il est réellement, la plupart des occidentaux ne veulent plus le voir que selon leur conception de la vie, autrement dit, à travers le seul prisme de leur ego. Forcément, le rapport au réel est grandement déformé : ce qui est cru, envisagé, mis en action, est en inadéquation avec ce qui est. Cette affaiblissement moral n'a pas échappé aux islamistes. Quand ceux-ci avancent armés, employant la force hors de toute culpabilité, l'Occident ne propose que le contournement et l'évitement. C' est indéniable : les terroristes musulmans mènent le jeu actuellement. La riposte ne se fait pas à armes égales. Est-il sage de se présenter devant ceux qui ont un fusil à la main ou des explosifs sur eux avec exclusivement des bougies, des drapeaux du pays victime d'un attentat et de jolis symboles de paix sur son mur Facebook ? C'est la question essentielle du moment à propos de la question du terrorisme islamique.

    A force d'être mis à toutes les sauces, le pacifisme à l'occidentale n'a plus de valeur morale authentique, ce qui explique cette mollesse éthique des citoyens malgré l'horreur des attentats. Il faut tout de même admettre que parallèlement au ramollissement spirituel généralisé, l'idéologie féministe, devenue très agressive et totalitaire, pèse sur le débat sociétal : tout ce qui est rattaché à la virilité, aux caractéristiques masculines, est déprécié, vilipendé, infériorisé avec un parti pris guerrier et peu enclin à l'honnêteté intellectuelle sur certains sujets telles les fameuses études sur le genre devenues en quelques années une autre idéologie supplémentaire, elle aussi sujette à caution éthiquement. Ces dernières études très récentes déconstruisent, par simple refus arbitraire et non par la preuve scientifique, la réalité naturelle majoritaire de la division binaire des sexes. Le fond idéologique radical qui sous-tend ces études a pour objectif principal la négation de la suprématie de l'homme blanc en Occident, et pour y parvenir tous les moyens sont bons, y compris les approximations et les postulats avancés comme autant de vérités. Si l'objectif est louable, les moyens sont par contre condamnables éthiquement. Scientifiquement, les études sur le genre n'ont aucune valeur : elles ne sont qu'une réinterprétation philosophique du réel. Rien de plus. Notre société donnant la primeur à l'expression individuelle sur le collectif, chacun apprécie de ne voir midi qu'à sa porte. Si les discussions autour du genre sont utiles, certaines limites anthropologiques et morales, nécessaires à toute civilisation apaisée et respectueuse des droits fondamentaux, ne peuvent être effacées pour la satisfaction exclusive d'ego surdimensionnés. En somme, que ce soit sur un plan strictement spirituel ou sur un plan sociétal, la position traditionnellement admise pour l'homme occidental est aujourd'hui contestée. Et au lieu de considérer une juste redistribution des pouvoirs entres les deux sexes de manière égale comme il est prétendu, c'est une véritable inversion des valeurs qui est proposée par les partisans féministes les plus acharnés : le patriarcat doit tomber au profit d'un matriarcat occidental. Ceci explique la surévaluation de tout ce qui ramène à la féminité... dans la limite stricte d'un rapport de force avec l'homme toutefois : glorification de la femme battante professionnellement et mépris envers la femme maternante et mère au foyer. Le message de l'Occident décadent est clair : la femme doit dominer le monde... et l'homme se taire dorénavant. Ce dogme simpliste agace particulièrement les islamistes pour qui la femme n'est qu'un objet de convoitise sexuelle puis une monnaie d'échange conjugale avant de devenir un objet domestique à sa disposition exclusive. Comment ne pas comprendre la rage destructrice de ceux-ci à notre encontre : notre modèle sociétal est certainement la partie de notre culture qu'ils exècrent le plus.

     

    23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTE

     

    L'incompréhension, et parfois le mépris, sont aussi palpables chez des citoyens musulmans intégrés envers ce que nous sommes, nous, peuple blanc d'Occident. J'ai écouté ou lu leurs propos. Ces gens acceptent avec difficulté une partie de notre modèle de vie. Beaucoup ne comprennent pas comment nous pouvons laisser ce qu'ils voient comme des idéologies pernicieuses et décadentes s'implanter dans la société en dépit de la tradition chrétienne séculaire de la France. Eux-mêmes bien que musulmans reconnaissent contrairement aux idées reçues les fondements religieux de notre pays, ce qui en a fait sa force, sa dignité, son aura mondiale... et la source d'inspiration philosophique de la république par la même occasion même si bien sûr des laïcistes incultes ou malhonnêtes prétendront l'inverse. En fait, à ma grande surprise, les musulmans intégrés fustigent davantage la faiblesse morale de notre christianisme français que son existence en tant que tel. Ils sont dérangés par ce qu'ils considèrent être une corruption des mœurs dans notre pays et la faible réponse de notre religion nationale face aux forces jugées décadentes. Les grands médias officiels se sont bien gardés de dire qu'en 2013, dans les immenses cortèges de la Manif pour Tous qu'on a rattachée exclusivement à la mouvance catholique intégriste, défilaient de nombreux citoyens musulmans. D'anciennes collègues de travail musulmanes étaient fières d'avoir participé aux défilés en communion avec des Français d'autres religions (chrétiens, hindous, bouddhistes) : à leurs yeux, le combat était spirituel avant d'être sociétal. Donc sus aux idées reçues entretenues par le (faux) socialisme moderne, l'antiracisme d'état et la coterie LGBT : les faits démentent catégoriquement la propagande officielle en prouvant certaines relations sociales spontanées qui bien sûr sont tues parce qu'elles dérangent le message politiquement correct imposé. En fait, en raison de la déliquescence du catholicisme en France, tout se passe comme si un espace social s'était libéré, qui permette l'établissement d'une religion à poigne avec une idéologie vigoureuse, en pleine croissance, et capable de reprendre les choses en main. C'est ainsi que les musulmans pratiquants que j'ai rencontrés me l'ont expliqué : le respect de la France, leur pays d'accueil ou de naissance, équivalait pour eux à l'assainir moralement. Et je sais par connaissances interposées que ce discours est loin d'être rare. Par conséquent, si des individus à la foi dite modérée pensent une telle chose sur notre pays, comment en serait-il autrement pour des fanatiques dotés d'une détermination aveugle à la souffrance, la leur comme celle des autres ?

     

    2. Promotion de la veulerie masculine et mise en danger des citoyens

    Quoi qu'on puisse penser, les faits montrent que l'Occident entretient un lien antagoniste avec l'islam. Celui-ci ne peut actuellement se fondre harmonieusement dans la structure culturelle des valeurs individualistes de nos pays d'Europe de l'ouest. Ce n'est que logique : l'islam prône une soumission totale, aveugle et non-négociable à la volonté d'Allah. C'est la volonté collective qui domine : l'individu, lui, doit suivre. Du coup, on peut dire qu'en l'état présent des choses, soit la culture occidentale résiste et gagne, soit l'islam s'impose, la cohabitation des deux se révélant impossible concrètement malgré les apparences des années durant. En conséquence, se pose la question du rapport de force et par conséquent du conflit entre les deux camps. Voir ainsi la situation est impensable pour beaucoup d'occidentaux, surtout en France. Ce rejet est tel que les gens préfèrent vivre dans le déni constant s'accrochant aux chimères idéologiques du pacifisme qui, peu à peu, commence à démontrer ses limites et son inefficacité à contenir les flots de haine qui montent contre notre civilisation mise au banc des accusés par une autre culture qui a planifié sa perte tout simplement. Et pourtant, nous devrions réinterroger notre manière de concevoir la paix car des implications politiques, géopolitiques et sociales y sont profondément associées sur le terrain quotidien. La question posée est limpide et simple : la paix pour s'établir puis durer doit-elle obligatoirement faire l'économie de son opposé, le conflit, ce dernier pouvant dégénérer en guerre ? L'éthique collective est concernée tout comme nos valeurs individuelles.

    Je me souviens d'une émission radiophonique déjà assez ancienne dédiée au thème de la non-violence et par ricochet à ceux du pacifisme et de la violence. Je n'ai gardé qu'un vague souvenir du contenu global. Par contre, une phrase prononcée par un historien spécialiste des questions géopolitiques à propos de Gandhi est restée gravée en moi à jamais : "Si Gandhi prônait la non-violence, il n'a jamais préconisé l'antiviolence.". Cette phrase avait alors percuté de plein fouet mes croyances. Puis, l'historien philosophe avait expliqué combien le Mahatma avait insisté pour rappeler que le pacifisme ne devait jamais devenir l'expression d'une lâcheté dissimulée sous un paravent idéologique avenant : le risque de la bonne conscience qui tente de cacher l'absence de courage à affronter une situation conflictuelle lourde était permanent. C'était comme si un seau d'eau glacée m'avait été jeté à la figure : un vrai choc. Par la suite, j'ai observé et écouté ceux qui, en Occident, étaient les voix du pacifisme : j'ai alors réalisé combien la mise en garde de Gandhi était ô combien cruciale et pertinente. Pourtant, le Mahatma a tenu des propos clairs en son temps :

    "S’il faut choisir entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. C’est ainsi que lorsque mon fils aîné me demanda ce qu’il aurait dû faire, s’il avait été présent lorsque je fus attaqué en 1908, s’il aurait dû s’enfuir au risque de me laisser mourir, ou s’il aurait dû utiliser la force ainsi qu’il l’aurait voulu pour me défendre, je lui indiquai qu’il était de son devoir de me défendre, y compris par la violence. C’est ainsi que j’ai pris part à la Guerre des Boers, à la « Rébellion Bambatha » et à la première guerre mondiale. C’est aussi ainsi que je défends la pratique des armes pour ceux qui croient aux méthodes de la violence. Je préférerais que l’Inde en vienne aux armes pour défendre son honneur, plutôt que de devenir ou de rester, par lâcheté, un témoin passif de son propre déshonneur." 2

    Bien sûr, le Mahatma n'a jamais renié la priorité qu'il donnait à la non-violence mais à ses yeux, défendre sa vie ou celle d'un être aimé au risque de blesser gravement voire de tuer un tiers primait sur l'éthique non-violente dans des contextes spécifiques : cet acte de combat relevait de l'obligation morale et de la légitimité naturelle. En fait, je m'aperçois que notre société occidentale si prompte à célébrer tout ce qui vient d'Orient n'en a surtout retenu que ce qui lui convenait : tout ce qui ne la dérange pas dans la promotion du consumérisme socialiste capitaliste et la propagation d'un libéralisme sociétal autant que spirituel est le bienvenu. Tout le reste qui rappelle la rigueur éthique, qualité nécessaire à la naissance de vrais grands esprits, d'êtres libres et solides, nobles et braves, est concrètement banni au même titre que la morale judéo-chrétienne perçue de nos jours comme trop contraignante et désuète. L'Occident s'est soumis à la dictature implacable de la mollesse morale et du consensus insipide. Ce qui importe chez nous, c'est le lieu commun, l'idée préconçue avec son corollaire la stigmatisation récurrente de l'opinion libre et approfondie, c'est l'indifférence à l'encontre de la souffrance humaine si on ne peut en tirer parti pour soi (étaler sa fausse compassion mais vrai opportunisme sur le web via une vidéo ou un selfie), c'est le parti pris gratuit fondé sur le seul sentimentalisme (cf. les Je suis Paris, Londres, Nice, Bruxelles, Orlando, etc.) et en rien les faits, et c'est surtout le culte de l'individu au détriment systématique de la collectivité. Un tel processus implique l'emprisonnement de la grande majorité des citoyens occidentaux dans un consumérisme égoïste et une médiocrité existentielle hédoniste. C'est pourquoi tandis qu'un nouveau fascisme se lève, l'islamisme, qui a pour porter ses valeurs une armée encore peu visible de jeunes soldats civils dopés à la testostérone et à la bravoure héroïque autant que meurtrière, l'Occident n'a rien ou presque pour le contrer. Concrètement, les polices des états capitalistes de l'Ouest européen sont dépassées par les événements : leur hiérarchie est aux ordres de fonctionnaires qui appliquent avec zèle dans un déni complet une politique démagogique en faveur d'une jeune population musulmane rejetant les valeurs occidentales et vivier formidable pour l'islamisme. En France, les policiers ont même ordre de ne plus se servir de leur arme en cas de trouble public, y compris lors d'une situation extrême comme un attentat ou d'une manifestation qui tourne à l'émeute. En 2016, un policier avait réussi à s'échapper in-extremis de sa voiture de fonction après que de jeunes manifestants y aient mis le feu. Par la suite, il avait été félicité pour ne pas avoir utilisé son arme... sans que par ailleurs les coupables aient été inquiétés ultérieurement.

    Les faits prouvent clairement que la protection des citoyens lambda en cas de violence publique étendue et intense n'existe pas : les autorités mentent à la population. Tandis que des gens sont tués par des forces négatives particulièrement offensives, les états d'Europe de l'Ouest préfèrent célébrer la dévirilisation de l'homme élevant simultanément un culte à la mollesse et la veulerie. Dans sa rage d'abolir l'influence du patriarcat, le féminisme radical pro-LGBT cherche à poser les premières pierres d'un matriarcat censé réparer la société des méfaits de la domination masculine.  Ce processus de féminisation sociale explique pourquoi la gent masculine de ces pays est dorénavant plus intéressée par le sexe sans lien affectif ou son apparence physique et encore davantage par les biens matériels, suivant ainsi tous les codes LGBT qui se diffusent peu à peu dans la société. Le métrosexuel des années 2000 a cédé sa place à l'homme "dégenré", désexué mais hyper-sexualisé, inclusif et multiple, complètement détaché de toute éthique collective et principalement centré sur sa réalisation individuelle à travers une vision purement égotique du monde. En somme, que d'autres meurent n'est pas son affaire : un drapeau français, une bougie ou un post d'humeur sur Facebook ou Twitter suffisent. Bienvenue à l'époque du sentiment facile, de l'émotion kleenex, comme une barre chocolatée qui tombe dans vos mains après avoir appuyé sur un bouton et payé le prix demandé : la communion sur commande, l'empathie factice, la petite douceur superficielle au lieu de la vraie compassion. D'ailleurs, actuellement, j'ai sans cesse une juxtaposition d'images en tête : celle de guerriers islamistes déterminés, vrais immigrants et faux réfugiés 3 ou jeunes habitants d'états occidentaux à l'esprit haineux, assassins de sang-froid, apposée à celle où de jeunes hommes mannequins occidentaux qui défilent sur les podiums de mode en portant des tenues féminisées à l'extrême 4, complètement dévirilisés, et arborant à la face du monde la déliquescence d'une culture, la faiblesse d'une éthique sociale voire l'absence de morale rassembleuse et unificatrice. Bref, pour affronter l'union de forces violentes et destructrices, l'Occident ne propose que la désunion égocentrique, une faiblesse tapageuse qui ose s'exhiber dans le plus parfait mauvais goût et une médiocrité intellectuelle se revendiquant être le must à venir.

     

    23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTE

    Face à l'union de forces meurtrières djihadistes et terroristes qui interviennent en Europe...

     

    23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTE

    ...alors que logiquement, le sens collectif, la bravoure et l'honneur devraient être soutenus...

     

    ...nous préférons par démagogie, idéologie et déni promouvoir
    une virilité ultra-féminisée, affaiblie et vulgaire, sous influence de l'argent tout-puissant.

    23. VIOLENCE ISLAMISTE V/S VEULERIE PACIFISTE

    Voici le nouveau modèle éthique masculin de l'Occident  : l'égotisme lâche et l'irresponsabilité,
    entre froufrous, dentelles, falbalas... et accessoirement poils aux jambes !

     

    Vous le constatez, la juxtaposition des photos ci-dessus est parlante : deux visions antagonistes du monde se percutent, l'une montrant sa force meurtrière, l'autre sa faiblesse qu'elle prétend pacifiste. Inutile de vous dire qui triomphera si l'extrême indulgence dont bénéficie l'islamisme de la part des pouvoirs publics occidentaux perdure. Je ne suis même pas dans l'idéologie ou l'étalage d'une opinion politique particulière ici mais bien dans le pur relais des faits : l'objectivité convient toujours mieux pour concentrer l'attention sur les points cruciaux d'événements que la plupart des gens préfèrent éluder ou carrément nier par peur ou par dogmatisme politique. Si vous jugez que nous sommes bien défendus et que la situation de l'islamisme est bien gérée, à mon avis, votre rapport à la réalité devrait être réajusté. En revenir au terrain sans interpréter ce qui vous déplaît à votre sauce est tout indiqué. La lucidité ou l'honnêteté sont les qualités préconisées. Autrefois, lorsque le fascisme nazi montait, les mêmes, les politiques, essentiellement ceux des partis de gauche et leurs sympathisants, avec l'appui habituel des médias affiliés au pouvoir, déniaient le danger que représentait Hitler, clamant à qui mieux mieux que l'on se faisait des idées fausses sur les intentions du chancelier austro-allemand, que la guerre ne recommencerait jamais. Ceux qui osaient poser une critique ou un avis divergent était aussitôt qualifiés de xénophobes... ou de fascistes ! Sans rire ! On a vu le résultat ! Concrètement, les mêmes réflexes dogmatiques d'intimidation et de désinformation fonctionnent à plein aujourd'hui, sauf que le nazisme a cédé la place à un fascisme, l'islamisme, bien plus dangereux car fondé sur une conception du monde où cette fois le totalitarisme est intimement lié au fanatisme religieux, mélange on ne peut plus explosif (au sens propre !) et meurtrier... on l'a vu plusieurs fois ! Et ce fascisme est d'autant plus dangereux qu'il est pernicieux : sa porte d'entrée sociale est l'islam dit modéré tandis que l'immigration illégale imposée par idéologie comme équivalente à l'immigration légale achève d'en creuser les sillons d'implantation dans les pays de l'Union Européenne qui l'acceptent et l'encouragent... par le défaut de leurs peuples le plus souvent.

     

    L'histoire s'érige à partir de notre contexte quotidien, marquant les différences socioculturelles d'une époque à l'autre : ce qui était valable hier ne l'est plus aujourd'hui et ce qui nous pensons acceptable ce jour ne le sera certainement plus demain : "Autres temps, autres mœurs !" comme dit l'expression. Longtemps, nous avons cru que le pacifisme allait de soi. Après le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale, nous avons voulu l'appliquer dans sa forme la plus extrême : la non-violence. Force politique représentée pour des siècles par le Mahatma Gandhi, il est aussi devenu un élément de l'éthique individuelle de l'homme occidental. Or, le contexte géopolitique qui a contribué à répandre et consolider cette idée n'existe plus. Le monde a radicalement changé : le mondialisme capitaliste étend son influence partout sur la planète et l'islam est devenue une force politique incontournable sur l'échiquier planétaire. Les paramètres propres à faire émerger un nouveau conflit meurtrier de grande envergure sont cette fois à l'échelle du globe et non plus circonscrits à quelques pays.  Ils intègrent en outre une dimension religieuse indiscutable : bien que système politique, l'islam demeure un monothéisme à visée essentiellement messianique. Son bras armé, l'islamisme, porte de fait cette double nature. Par conséquent, alors que nos politiques ne cessent de clamer par ailleurs la soit-disant nécessité d'adapter nos économies à l'ère du capitalisme financier triomphant, ils taisent par contre l'obligation de faire de même avec les nouveaux paradigmes géopolitiques qui, eux, ne souffriront pas d'être négligés encore longtemps sans effet délétère sur nos riches sociétés. Nous vivons engoncés dans une illusion de sécurité qui nous est déjà préjudiciable. La plupart d'entre nous sommes inconscients de la gravité du danger qui rôde, constamment minimisé par les grands médias officiels, relais efficace de la propagande d'état. Et parmi ceux qui savent ou sentent les choses, le constat lointain ou le déni rassurant se disputent les esprits. Mais aujourd'hui, ce confortable arrangement moral place nos états dans une situation de vulnérabilité inquiétante face à des ennemis qui en tirent profit au prix de la vie de milliers de gens dans l'impuissance, et surtout l'indifférence, de nos dirigeants politiques qui ne prendront aucune mesure efficace contre l'islamisme en raison d'intérêts géopolitiques et économiques : le monde musulman demeure un grand pourvoyeur de richesse pour les états occidentaux grâce à son pétrole et son gaz naturel. Que les états du Golfe persique, par exemple, viennent à couper tout approvisionnement pétrolier ou gazier, le temps qu'une solution de rechange intervienne, le monde occidental aura beaucoup souffert entretemps.

    Toutefois, la paix sur terre ne peut se négocier à partir d'un fond de lâcheté intégré comme mode culturel habituel et une déresponsabilisation généralisée. Face aux événements qui ne vont cesser de s'aggraver et à tous ceux qui viendront s'ajouter à la liste des victimes de l'islamisme, de gré ou de force, l'Occident ne pourra éviter encore longtemps la remise en cause indispensable de ses valeurs les plus fondamentaleset donc de ses priorités vitales. A défaut du courage, la nécessité risque un jour de faire loi sans crier gare. Et ce jour-là, ça fera très mal pour le plus grand nombre.

     

     

     NOTES ET CREDITS :


    (1) : Elie Arié, 2016. L'islam n'est pas une religion. Repéré sur www.marianne.net


    (2) : Thomas, 2015. Gandhi - Non-violence n'est pas faiblesse. Repéré sur Les pieds sur terre

     
    (3) : 2016. Daesh continue d'infiltrer des terroristes parmi les flux de migrants. Repéré sur https://fr.sputniknews.com
           2015. Immigration : des terroristes s'infiltrent en Europe. Repété sur http://www.europe-israel.org
           Titus, 2015. Attentats Paris : au moins trois migrants parmi les terroristes islamiste. Repéré sur http://www.prechi-precha.fr


    (4) : 2017. Is this the future of men's fashion?. Repéré sur http://www.sadanduseless.com

    Crédits photos : Patoutatis.com, FNAC, Zumarex ShutterStock, Press Herald, Sad & Useless

     

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