• 21. UN PRÉSIDENT FAIBLEMENT LÉGITIME - la nature antidémocratique d'un scrutin

     

    Les présidentielles 2017 se sont achevées en France avec l'élection d'Emmanuel Macron au poste suprême. Bien que les médias officiels aient claironné à qui mieux mieux la victoire éclatante du candidat attendu, sur le fond, une analyse rigoureuse montre que ce succès est beaucoup plus modeste : le score annoncé est important uniquement dans la limite des suffrages exprimés. Dans le présent article, en reprenant les chiffres de l'Humanité, un des journaux qui a sans doute le mieux relayé les résultats de l'élection, je détaille le calcul de tous les modes d'expression des électeurs et les resitue dans le contexte de terrain. Je précise ce que les grands médias taisent : le score du nouveau président ne le place pas en majorité numérique sur l'ensemble de l'électorat. Et Emmanuel Macron le reconnait d'ailleurs : il ne cesse de multiplier les appels rassurants vers ceux qui ont voté pour lui par défaut et surtout les autres qui lui sont hostiles pour la plupart et dont il sait qu'il aura à subir les foudres en cas de politique antisociale.

    En fait, dès que vous incluez le vote blanc (compté comme nul) et l'abstention dans le décompte général des suffrages, le rapport de force ne joue plus en faveur du candidat vainqueur. Et c'est sur ce point particulier que mon texte porte : la mise à l'écart systématique des votes blancs permet à un système inique de perdurer au bénéfice exclusif d'une haute bourgeoisie richissime. En outre, le lien causal entre la non-reconnaissance du vote blanc et le taux d'abstention est flagrant. Avancer que les abstentionnistes sont irresponsables relève de la pure bêtise et du déni de réalité : les non-votants réfléchissent eux aussi, et certainement plus et surtout MIEUX ! La valeur d'un bulletin de vote ne se brade pas : suivre les règles sans jamais les questionner n'a rien à voir avec le devoir responsable mais plutôt avec la servilité avec laquelle notre conscience s'arrange en la renommant opportunément "responsabilité". La démocratie reste certainement le système politique qui accorde le plus de place à tous les membres d'une population, même si des dysfonctionnements surgissent. Il faut seulement que ces derniers demeurent à un niveau éthique acceptable et n'aient pas d'impact nocif sur le jeu démocratique qui régit la société. Or, les dernières élections ont prouvé l'inverse. Une élection fondée sur un terreau négatif ne peut qu'engendre des effets de même nature ultérieurement même si on les maquille sous un vernis culturel et glamour. La vie demande toujours des comptes à la mesure de ce qu'on lui a donné.

    Cet article est dédicacé à mon amie rhodanienne Anne, abstentionniste par conviction et non par défaut, qui veut voir se tenir en France comme tant d'autres électeurs des scrutins reflétant fidèlement la volonté du peuple.

     

    21. UN PRÉSIDENT FAIBLEMENT LÉGITIME - la nature antidémocratique d'un suffrage

     

    Dans cet article, je n'émets aucune opinion sur le vainqueur de l'élection présidentielle qui vient d'avoir lieu en France : Emmanuel Macron a été élu selon un cadre électoral dont tout autre aurait profité s'il avait gagné. Je ne donne mon avis que sur la manière dont le nouveau président a triomphé. En effet, au regard des événements, la question de l'existence de la démocratie dans notre pays se pose légitimement : nous verrons que le mode de calcul des voix pose réellement problème pour témoigner authentiquement de la réalité de l'opinion populaire. Nous verrons également que la notion de majorité est du coup très artificielle et constamment surévaluée au regard du mode de calcul en vigueur, ce qui pose la question cruciale de la légitimité de représentation d'un président lorsqu'il n'est pas en phase avec la majorité populaire de terrain qui se retrouve lui être opposée sinon hostile contrairement aux chiffres et propos officiels.

     

    La conduite de ces présidentielles montre des dysfonctionnements sérieux incompatibles avec l'idée même de démocratie. Le 7 mai 2017 a été élu un nouveau président en France. Le score affiché sur les écrans de télé et dans tous les médias était de 66,1 %... MAIS, et ce « mais » est énorme si on s’en tient aux faits et rien qu’eux, on arrive à un tout autre chiffre : 41,7 %. Pour obtenir ce résultat qui est celui de la réalité, j'ai pris les calculs et les schémas du journal L'Humanité 1 (en ce moment, je ne sais pas pourquoi, j'aime bien les "cocos" et leur envie d'en découdre malgré ce que je peux en penser habituellement ! LOL !). En effet, je trouve que le média communiste a certainement assuré la retransmission des résultats la plus complète et lisible par rapport à d'autres grands journaux où la publication des votes n'est jamais clairement explicite. Il y aura sans doute des différences au dixième après la virgule avec les résultats d'autres médias, mais bon, on ne va pas chipoter pour 0,3 ou 0,4 % en moins ou en plus : ça ne change rien aux grandes lignes des résultats. Voici la configuration finale de l'élection : 

    Votants Macron = 66,1 %

    Votants FN = 33,9 %

    Votes nuls et blancs = 11,47 %

    Abstention = 25,44 % ⇒ Total des votants = 74,56 % ⇒ 25,44 + 74,56 = 100 % des électeurs inscrits.

    A première vue, on se dit que M. Macron a été élu avec 66,1 % des 74,56 % de participants. Or, n'oubliez pas que les votes blancs ou nuls ne comptent pas dans le décompte final : ils doivent être retirés. Ce qui nous donne :

    74,56 - 11,47 = 63,09 % ⇒ Le nombre de voix du candidat élu a été calculé à partir de ce nombre bien inférieur à 100 %. Du coup, on va déterminer le chiffre qui équivaut à 66,1 % de 63,09 %, ce qui donne le calcul suivant : 

    63,09 x 0,661 = 41,7 % d'électeurs qui ont voté pour le nouveau président sur les suffrages exprimés.

    Et par déduction, on a pour Mme Le Pen, 33,9 % de 63,09 % :

    63,09 x 0,339 = 21,39 % d'électeurs qui ont voté FN sur les suffrages exprimés.

    Du coup, pour obtenir le total des électeurs qui n'ont pas voté pour le candidat d' "En marche", on peut soustraire ou additionner. Personnellement, je préfère additionner les chiffres de tous ceux qui n'ont pas choisi Emmanuel Macron. Ça montre mieux, je trouve, l'effet de nombre CONTRE l'oligarque président :

    11,47 (votes blancs et nuls) + 21,39 (votes FN) = 32,86 % des suffrages exprimés sont opposés au nouveau président. Ce dernier reste donc ici majoritaire, certes, mais avec un écart nettement moindre que celui des résultats officiels claironnés sur les grands médias : 41,7 % de voix en faveur de Macron contre 32,86 % d'autres opposés à lui. Déjà, cette seule observation démontre amplement que la légitimité du candidat de la finance est surfaite : le nombre de suffrages exprimés contre sa candidature représente presque les trois-quarts de son total de voix réel.

    Cependant, notre analyse doit correspondre exactement à la réalité afin de rester objective : l'inclusion du taux d'abstention est obligatoire. En effet, ne pas voter est aussi une expression politique à part entière : l'éloignement des urnes n'est qu'une réaction par défaut des abstentionnistes face à un scrutin qui aurait ignoré leurs voix (votes blancs) de toute façon s'ils s'étaient déplacés. Le taux véritable d'électeurs hostiles à M. Macron équivaut finalement à : 25,44 (abstention) + 32,86 = 58,3 %.

    En conclusion, on a 41,7 % d'électeurs pro-Macron OPPOSES à 58,3 % d'autres anti-Macron. Evidemment, ça inverse le rapport de force. Ça démontre aussi combien les règles de calcul du suffrage universel français ont été établies afin de ne pas permettre aux voix intermédiaires, les votes blancs, de s'exprimer à égalité avec les voix soutenant un candidat quelconque alors que ces votes sont par essence des suffrages exprimés puisque leurs électeurs se sont déplacés et qu'ils n'ont commis aucune erreur invalidant leurs votes. Ce refus réitéré par les pouvoirs publics français de ne pas reconnaître le vote blanc lors d'élections importantes est en soi un déni de démocratie indiscutable... et grave. Rien qu'avec l'existence d'un tel détail dans la procédure électorale, comment peut-on prétendre que la France est une démocratie si on s'en tient à la définition précise du mot qui décrit un régime politique où la souveraineté d'une décision est aux mains de TOUT un peuple dès lors qu'il s'est exprimé et non pas de certaines voix choisies arbitrairement ?

     

    Concrètement, le score réel d'électeurs ayant soutenu à ce second tour Emmanuel Macron est le plus bas de toutes les élections présidentielles de la Vè République, preuve s’il en est que le candidat élu est rejeté par une large majorité de Français : 58,3 %, ça n'est pas rien. Rien que le taux d'abstention et celui des votes blancs et nuls résument à eux seuls combien la défiance que suscite le vainqueur est forte : 36,91 % refusant la candidate FN n'ont pu se résoudre à voter pour celui-ci. C'est beaucoup plus que le score du FN et pratiquement l'égal du score de M. Macron. Même François Hollande n’avait pas atteint ce score d’opposants global au cours de son élection en 2012. Là, on connait le nombre RÉEL de Français qui ont voté pour un président qui s’avère pour le coup… peu représentatif. La légitimité d'Emmanuel Macron est fragile ; elle est à la mesure de l'inconsistance du personnage.  Le nouveau président français, transfuge de la finance mondiale, n’est qu’un pantin destiné à nous jouer la comédie sur la scène politique : son mandat est entièrement entre les mains du haut capital. Cette caractéristique fondamentale remet également en cause la légitimité populaire de Macron. Au regard des faits, la marionnette de la finance ne doit son élection que grâce à la non-reconnaissance des votes blancs et la méthode de calcul pour le coup arbitraire du suffrage universel à la française. En effet, si le vote blanc avait été pris en compte, la configuration eût été toute autre indubitablement. Premièrement, la majeure partie des abstentionnistes se seraient déplacés. Ensuite, une bonne part des gens qui ont voté pour Macron par défaut uniquement pour contrer le FN auraient pu exprimer leur rejet des deux candidats. Enfin, une partie de ceux ayant voté Le Pen par défaut pour contrer Macron, auraient également fait de même, bien que je sente toutefois que le vote FN soit de plus en plus par conviction. En tout cas, il est certain que la configuration aurait été bien plus en adéquation avec le terrain, donc plus juste. On se serait alors aperçu de la faible légitimité politique et populaire du président élu. Ce qui, ici, existe sous les maquillages électoraux aurait été révélé ouvertement : Emmanuel Macron est un président par défaut pour de nombreux Français et est rejeté avec force par la plupart des autres. Ceux qui ont voté pour lui par conviction sont minoritaires. Je l'ai encore entendu récemment sur BFM TV, média de l'oligarchie, qui admet quand même à demi-mot la nature artificielle de la candidature Macron. Bref, la voix du peuple se serait bien mieux faite entendre. Un vote blanc reconnu aurait provoqué un basculement vers un rejet franc et net des deux candidats restants. De nouvelles élections auraient dû être alors organisées par l'Etat avec un appel à nouveaux candidats... plus représentatifs.

    Après, on s’étonne du taux d’abstention ! Tant que le vote blanc restera classé comme nul, donc comme un non-vote, ce taux restera élevé : les abstentionnistes réfléchissent et sont certainement ceux qui se sentent les plus concernés par la responsabilité civile qu’engage un bulletin dans une urne. S’ils ne se déplacent pas, c’est que justement, la plupart a parfaitement compris la valeur de leur voix : leur moyen d’expression n’est pas à brader. En plus, c’est le seul moment vraiment important qu’on leur concède pour montrer leur opinion sinon le reste du temps, ils savent qu’ils ne seront plus écoutés par leurs soit-disants représentants. Refuser de voter sert aussi à montrer les limites d'un système électoral inique qui ne se perpétue qu'à cause d'une absence de remise en cause et d'une soumission totale d'une majorité de gens au dogme fallacieux qui associe justice, représentativité et suffrage universel malgré des faits qui démontrent clairement l'inverse. Non, le suffrage universel à la française n'est pas juste : il dessert les attentes du peuple et prive ce dernier d'un relais efficace pour faire entendre sa voix et respecter ses attentes. Le dépouillement des bulletins de vote n'est qu'affaire de manipulation de chiffres, en toute légalité. Mais légalité ne signifie pas obligatoirement justice et honnêteté.

    Bref, cette élection est tout sauf démocratique : les mathématiques (simples !) ne laissent aucun doute sur ce point. Du coup, on comprend mieux pourquoi le vote ne risque pas d’être interdit. Coluche et Pierre Desproges l’avaient lancé avec humour à leur époque : « Si le vote servait à quelque chose, il y a longtemps qu’il aurait été interdit. », sous-entendant que si le suffrage universel avait réellement permis au peuple de faire valoir ses idées et ses droits, la haute classe bourgeoise à laquelle appartiennent nos grands fonctionnaires d’état et toute la clique médiatique et artistique qui lui tourne autour ne l’aurait pas permis. On se retrouve dans la même situation que celle des dictatures africaines où des autocrates sont mis en place à la tête d’un état par le biais d’élections truquées, ce qui a été le cas en France également. En effet, de très nombreuses irrégularités ont été constatées dans plusieurs bureaux de vote et rapportées sur les réseaux sociaux et par certains médias. Pour le second tour, des enveloppes n’ayant que des bulletins avec le nom de Macron ont été expédiées à beaucoup de gens (des internautes l’ont affiché sur Facebook via des vidéos). Moi-même, je n’en suis pas revenu de voir un tel degré de corruption pour une élection en France. A un moment donné, ces infractions au code électoral étaient si voyantes que les médias de l'oligarchie ont été obligés d'en parler sinon ça aurait paru suspect : des internautes dont certains avaient été assesseurs dans un bureau de vote avaient relayé des "faits étranges" lors du 1er tour particulièrement : bulletins manquants (petits partis surtout), surreprésentation de bulletins "Macron" et "Le Pen", etc. Aussi, un président élu avec un tel manque d'éthique dans la mise en oeuvre du scrutin n'a selon moi aucune légitimité à représenter un pays quel qu'il soit. Concrètement, cette élection a été une gigantesque farce... pas vraiment drôle cependant. La loi du plus fort des républiques bananières a prévalu, sans honte.

     

    21. UN PRÉSIDENT FAIBLEMENT LÉGITIME - la nature antidémocratique d'un suffrage

     

    Je savais dès le départ que l’affiche finale aurait été celle que nous avons eue : tout a été fait pour ça. Tous les gens avertis, informés sur les manipulations politiques récurrentes lors des élections ou du vote de certaines lois depuis 2005, l'année du référendum sur le Traité Européen, connaissaient le résultat final. Il fallait disqualifier François Fillon, l’adversaire le plus sérieux d'Emmanuel Macron, ce qui explique toutes les affaires révélées opportunément sur cet homme, ET SEULEMENT LUI, tandis que paradoxalement, les casseroles des candidats Le Pen et Macron ont été peu médiatisées lors du premier tour. Puis au second, celles uniquement liées à Mme Le Pen ont été relayées par les canaux officiels avec en plus, la diabolisation classique du FN afin d’amener l’opinion publique à voter Macron. Ce dernier en a en outre profité pour instrumentaliser l’Histoire avec une malhonnêteté affichée sans complexe et travestie avec une mine compassée : les cérémonies officielles montées de toutes pièces pour commémorer la Shoah et le massacre d’Oradour-sur-Glane étaient d’un opportunisme criant. L'objectif était purement électoral : salir l'adversaire afin de l'associer au fascisme nazi. La mémoire des morts de ces deux événements tragiques était bien le cadet des soucis de notre nouveau président. Vous ajoutez l'adoubement médiatique très intéressé du CRIF 2, l'association qui prétend représenter tous les juifs de France alors qu'elle ne défend que les intérêts des plus fortunés de sa communauté, et le tour était joué pour appliquer une bonne couche de pommade destinée à faire passer le suppositoire.

    Au regard de tels agissements de l’appareil d’état et des médias français soutenus malgré elle par la bêtise populaire, notre pays mérite bien sa réputation internationale de plus en plus mauvaise côté respect de la liberté d’expression, la liberté la plus fondamentale dans un pays démocratique, et sur le plan de la fiabilité de ses institutions politiques jugées désormais comme très corrompues 3. Un président élu sur de telles bases dont il a déjà beaucoup profité avant son élection ne peut qu’apporter du malheur au peuple de son pays : toute décision mise en action ne profitera de facto qu'à la minorité qui a voté pour le candidat, ce qui provoquera inévitablement des tensions plus ou moins vite. Et ces tensions seront d'autant plus fortes que l'écart sera grand entre minorité et majorité et que la seconde se sentira supplantée par la première dans son droit à être entendue. A moins de vivre sur une île déserte, chacun aura remarqué que notre pays est au bord de l'insurrection voire d'une guerre civile. Des personnes publiques très connues comme Michel Onfray ou Natacha Polony 4 alertent régulièrement avec pertinence le public mais surtout les politiques sur ce climat de révolte communautaire qui flotte dans notre pays à force d'avoir une représentativité médiocre du peuple par nos institutions. Là encore, le schéma structurel de la société française tend à s'approcher des régimes ploutocratiques des républiques bananières où l'argent coule à flots dans les hautes sphères tandis que le peuple sombre dans la pauvreté et se morcelle en communautés antagonistes prêtes à en découdre.

    Bien sûr, le système électoral qui a porté un jeune loup de la finance au pouvoir en a servi bien d’autres auparavant. C’est la structure intégrale du suffrage universel français qui est à modifier afin qu’elle devienne un système réellement au service de la population entière : les grandes élections françaises tiennent régulièrement éloignés des postes de direction influents les classes populaire et moyenne. Si au cours des 3 décennies qui ont suivi l’instauration de la Vè République, la structure bancale de l’édifice électoral français ne se voyait pas trop, quelques dysfonctionnements ont fini par apparaître au fil des élections les plus importantes, en particulier les présidentielles. Ce sont les années 2000 qui ont sans nul doute été les plus marquantes sur ce point : la croissance régulière du taux d’abstention augmentait parallèlement l'illégitimité du candidat élu. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont certainement été ceux les plus représentatifs de cette crise de légitimité populaire jusqu’à aujourd’hui où un président arrive au pouvoir avec près des deux tiers d’un pays contre lui. L’élection d’un président dans une configuration aussi instable n’augure rien de bon. Même avec une majorité parlementaire, le nouvel élu aura certainement à affronter l’épreuve des manifestations et des grèves si chères à notre culture. Et en France, chacun sait que ces mouvements populaires peuvent être durs… et efficaces : certains politiques ont été balayés par ces épisodes de colère vifs et soudains ou ont dû capituler piteusement.

    Au terme de ce nouveau scrutin présidentiel, une certitude principale s’impose objectivement, et cette fois de façon indiscutable : la faible légitimité représentative du nouveau président est prouvée par l'emploi de méthodes de calcul électoral ne servant qu’à placer coûte que coûte à chaque scrutin un membre de l’oligarchie bourgeoise qui dirige la France depuis près de 3 siècles. M. Macron a été reconnu légalement grâce à l’appareil d’état. Mais une large majorité de Français admet ce résultat sans l'accepter. L'intéressé sait parfaitement la fragilité politique d'un tel statut. Il réalise déjà qu'il aura à faire face à un vent d’opposition vu son programme économique injuste puisqu'il l'a lui-même évoqué dans des interviews : c’est d'ailleurs tout le mal que je lui souhaite. J’espère même qu’un typhon se lèvera devant lui et ses acolytes… et les balaiera, en tout cas les ralentira sérieusement, dans leur œuvre destructrice. Voir mon pays aux mains d’une ploutocratie représentée par un individu insipide et soumis, un pantin, me déplaît. Comme je ne reconnais plus les règles injustes qui encadrent le suffrage universel français, je ferai partie de ceux qui relaieront ce vent d’opposition par tous les moyens démocratiques possibles pour que la majorité de la population, celle qui est CONTRE la politique du nouveau président, affirme haut et fort ses opinions. A partir du moment où un scrutin permet de passer outre l'expression majoritaire dans un pays en toute légalité, on ne peut plus décemment parler de démocratie.

     

    Finalement, je me dis que ce résultat est intéressant car il me fait vraiment réfléchir à la validité du scrutin en France. Je n'aurais sans doute pas eu ces réflexions si j'avais été dans le camp du vainqueur. Là, je suis obligé de m'interroger sur les concepts de justice électorale et d'équité : je ne peux que constater combien le suffrage universel français est inique et que sa révision devrait être une des réformes à entreprendre en priorité car l'une des plus démocratiques et justes à l'égard de TOUS les citoyens français, en particulier les plus modestes, ceux que les politiques négligent d'écouter. Le respect du peuple et des valeurs démocratiques impose qu'on ne se satisfasse plus en France de voir à chaque fois un soit-disant représentant de la communauté nationale entière être élu SANS AVOIR une forte légitimité numérique concrètement : Emmanuel Macron n'est président que suite à des calculs arbitraires car non fondés sur la réalité et basés sur une discrimination réitérée envers les votes blancs. Et ça, je le répète à partir des faits, ça n'est pas que non-démocratique, c'est carrément ANTIDÉMOCRATIQUE.

    Je conclus ce texte en vous laissant une vidéo où la journaliste essayiste Natacha Polony décrit explicitement le manque de légitimité populaire d'Emmanuel Macron et les risques évidents de désintégration sociale que la politique de cet homme fait peser sur le pays avec toute la violence urbaine qui en découlera certainement. Implicitement, Mme Polony fait le procès de la nature du mode de scrutin à la française qui permet de tels arrangements avec l'éthique démocratique ; le peuple en est à chaque fois floué (presque) malgré lui pour le bénéfice exclusif de puissances financières qui, cette fois encore, se sont acheté une élection, un candidat et une politique sur mesure. Ces 4'47 mn de bon sens sont un parfait écho de mon texte ! 

     

     

     

    NOTES ET CRÉDITS :

     

    (1)http://www.humanite.fr/resultats-presidentielle-2017

     

    (2) : CRIF : Conseil Représentatif des Institutions juives de France. Cette association s'est autoproclamée comme le défenseur principal des droits des juifs français et de la mémoire historique liée à la Shoah. Toutefois, cette présence n'est pas forcément reconnue par toute la population juive française, certains citoyens juifs de France reprochant au CRIF son agressivité permanente envers quiconque remet en cause la politique d'israël au Proche-Orient et ses collusions très étroites avec les politiques israéliens ainsi que la haute finance internationale et les pouvoirs publics français comme européens. Pour avoir connu personnellement des juifs très critiques envers l'action du CRIF, il est reproché à cette association de délibérément avantager la cause juive au détriment de toute autre et d'avoir des liens excessivement étroits avec la haute finance au prix des règles démocratiques. Il est connu que le CRIF fonctionne comme un club très privé constitué de membres très riches avec un pouvoir d'influence énorme sur les instances publiques françaises et européennes. D'ailleurs, la forte présence du CRIF dans la campagne d'Emmanuel Macron aura été notable, prouvant ainsi la collusion de cette associations avec les plus hautes sphères du pouvoir et son emprise sur celles-ci pour le bénéfice unique de ses membres.

    Certains médias ont pointé du doigt la dérive sioniste autoritaire du CRIF qui attaque publiquement toute personne en désaccord avec la politique israélienne ou avec le favoritisme mémoriel envers la Shoah au détriment d’autres génocides. C'est le cas du magazine
    Marianne dans un article engagé : Le CRIF, un danger communautariste. Elie Arié, 2013, at www.marianne.net

     

    (3) : Corruption : la France reste 23e du classement de l'ONG Transparency. Elodie Tymen. 2017, at www.lefigaro.fr

     

    (4) : Pour que cette guerre ne soit pas civile, Natacha Polony. 2016, at www.lefigaro.fr

     

    Crédits illustrations : X

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Mai à 08:37

    Bonjour Pierre Laurent,

    Tes chiffres sont bien correctes, elles ont été même relayées par la presse internationale. Je suis d'accord aussi sur ton avis sur le mode de scrutin. Sur ton article apparaît très clairement que Macron n'étais pas ton candidat. Tous les votes blancs du second tour ne l'étaient pas destinés...beaucoup d'entre eux l'étaient déjà au premier tour et, même beaucoup de citoyens ne cachaient pas que tout simplement ne participeraient pas aux élections. Sans doute, le vote blanc, est aujourd'hui le premier parti politique en France et représente le refus massif et radical du peuple à toute la classe politique.

    ...Je suis un peu surpris. Récemment tu te déclarais royaliste. Et bien...une partie de la presse qualifie Macron de Petit Prince (?). En tout cas, nous sommes certains à penser que, l'émergence et l'élection de Macron est la "grande génialité de Hollande".

    * :)

    Amicalement

    Angel   

     

    http://reignac-ak.eklablog.com/un-conte-de-fees-a125240022

      • Dimanche 14 Mai à 21:48

        Bonjour Angel ! smile

         

        Non, il n’y a aucune contradiction entre mon royalisme et mes propos.

         1°) Je suis un fils d’ouvrier et tout ce qui coupe la voix populaire me déplaît. Je suis opposé aux écarts de classe lorsqu’ils sont injustifiés, qu’ils ne sont pas le fruit d’un véritable travail et qu’ils ne sont qu’issus de la spéculation et de l’usure. L’argent qui vient de la paresse et de la cupidité, je le vomis ! De plus, n’oublie pas que je suis royaliste PARLEMENTARISTE : la voix du peuple compte pour moi.

        2°) Être royaliste authentique répond à de hautes valeurs morales. Les plus grands rois de France, ceux qui ont porté la fonction avec autorité, une authentique majesté (pas forcément visible et ostentatoire), avaient pour trait commun d’avoir une forte éthique même si parfois, elle passait par l’exercice d’une autorité ferme. Louis XIV en est un prototype même si je n’approuve pas l’absolutisme… mais tout Roi-Soleil qu’il était, il ne donnait pas forcément raison au noble face à un homme du peuple en cas de différend. Mais tu connais mes références royales françaises : Saint-Louis le très juste et Louis XVI, roi moins falot qu’on ne l’a prétendu et qui n’a jamais renié ses valeurs même face à la menace. Donc un homme courageux… et INTÈGRE !

        3°) Tout ça m’amène à parler d’Emmanuel Macron. Le nouveau président n’a rien à voir avec l’éthique royaliste. Déjà, il est roturier. Ensuite, c’est un roturier BOURGEOIS, descendants directs de ceux qui ont commandité la fin de la royauté dans un bain de sang (notre Révolution n’a rien de populaire, je te le répète).  En outre, cet homme ne peut avoir la stature d’un prince ou d’un roi car c’est un pantin entre les mains du capital haut-bourgeois. Un vrai monarque a de la poigne, même en douceur, et surtout il est INDÉPENDANT dans ses idées et ses actions. Macron n’a rien de tout ça : c’est un faible qui est le larbin de la finance et qui a une opinion foncièrement négative de la France qu'à l'évidence il n'aime pas.

        4°) J’en arrive donc au dernier point : Macron n’a AUCUN respect pour son pays. Il le méprise et ne s’en est d’ailleurs pas caché : il a tenu des propos injustifiés et injustifiables historiquement dans le sens d’une repentance ab eternam de la France envers le Maghreb. Il a également affirmé publiquement que la France n’avait pas de culture… française, pas d’héritage historique particulier ! Faut quand même oser dire de telles inepties ! Ce sont les grands médias qui tentent de faire passer cet homme pour ce qu’il n’est pas : un être à la carrure d’homme d’état. Or, qui de mieux que nos anciens rois et princes a pu posséder ce charisme ? Il faut donc absolument créer une assimilation artificielle entre Macron et les anciens monarques. C’est une stratégie de communication, c’est tout ! Mais sois sûr qu’aucun royaliste ne tombe dans le panneau ! C’est une association tellement bancale et contradictoire.  Beurk ! Je préfère encore un Mélenchon, même anti-royaliste à mort, que cette chiffe molle hypocrite à la gueule d’ange. Au moins, avec Mélenchon, le jeu est honnête : tout est dit ! Macron, c’est le règne de la fausseté, de la tromperie et de l’exploitation du peuple sans vergogne. NON !!!  Je suis pour le retour d’une royauté mais pas au prix de la souffrance du peuple. D’ailleurs, notre héritier légitime du trône de France, Louis XX (qui vit en Espagne), a un discours plus social économiquement que Macron  même si lui aussi travaille dans le milieu bancaire (Amérique du sud). Un jour, j’écrirai un article sur Louis de Bourbon qui mêle conservatisme qui me va et idées sociales mesurées qui me vont tout autant ! Voici déjà une photo de Louis XX de France pour mieux te le représenter :

                                                                                Louis XX de France

        Tu constateras que côté beauté physique, on ne perd rien : un vrai latin lover à la carrure sportive ! Par contre, là, on a un homme aux convictions solides et avec un respect authentique de son pays et du peuple qui y vit. C'est TOUTE la différence !

        Tu vois Angel, l’être humain est complexe. Ce qui nous sépare d’un bord est compensé par d’autre chose qui nous rassemble. Tout royaliste que je suis, je reste un esprit très social… mais pas socialiste ! Ca non !

         

        Merci de ta contribution ! 

    2
    Samedi 13 Mai à 11:56

    Bonjour Pierre-Laurent,

         Votre article est intéressant et très pertinent. Il explique très bien le mécanisme de cette machine à manipuler qu'est la politique. C'est vrai, le taux d'abstentionnisme et celui des votes blancs n'est pas pris en considération, ce qui pourtant est très révélateur, plus révélateur sans doute que toute autre opinion. Ajoutez à cela le taux de votes "contre", et vous obtenez ce plat bizarre au goût mitigé, résultat d'une cuisine particulière ayant mêlé des ingrédients totalement contraires, voire nocifs pour la santé. Mais, faut-il le rappeler, cette manière singulière de "cuisiner" n'est pas d'aujourd'hui. Tous les partis politiques en ont été les chefs étoilés depuis des décennies. Et pour cause : ce ne sont jamais les politiques qui nous gouvernent, pas plus que les chefs ne servent les plats, mais les financiers qui sont derrière. Les politiques sont les marionnettes des financiers et nous sommes les marionnettes des politiques. Vous me direz, quand on a dit ça, que fait-on ? Puisqu'il existe des élections, il faut bien que l'on vote, puisqu'il nous faut un chef, il faut bien qu'on en élise un. Oui mais, qui ? Que savons-nous, nous les petites gens ignorants des pensées des marionnettistes ? D'ailleurs, les marionnettes ont-elles seulement une âme ? Là est la question.

         Les élections de cette année, ainsi que leurs préparatifs ont suscité en moi une étrange sensation, non pas de rébellion ou de dégoût - quoi que, à certains moments, cela eût pu être le cas - non de désespoir, ni d'espoir non plus, mais une sensation intense et très désagréable de ne rien maîtriser du tout, en tout cas à ce niveau. Comme si, quel que soit le candidat choisi, de toute façon, les événements prévus allaient avoir lieu de toute manière. Comme si le destin de la France - comme celle du monde, d'ailleurs - se jouait sur un autre plan, un plan que personne, je dis bien personne ne maîtrise et dont personne ne connaît la source ni les enjeux. Vous me direz, tout cela ressemble à une vision un peu ésotérique du monde, et vous aurez raison. Je le reconnais et le revendique, je crois en une intelligence supérieure, infinie, que l'ont peut encore nommer Dieu ou conscience universelle, une énergie puissante qui actionne le monde, tout en puisant cette énergie de ses composants, de façon à ce que perdure l'unité ou à ce qu'elle soit réhabilitée, lorsque les circonstances intérieures ou extérieures la mettent en danger.

    Ce qui est frappant dans ce contexte de tension politique extrême, c'est l'indifférence la plus absolue envers ce qui apparaît pourtant comme le problème le plus crucial de notre époque : la destruction de la nature à une vitesse accélérée, à propos de laquelle tous les spécialistes tirent pourtant la sonnette d'alarme depuis longtemps. Personne n'en parle et pourtant, si nous ne faisons rien, et très rapidement, il se pourrait bien que la nature elle-même mette tout le monde d'accord. Aussi vite et aussi intensément que tous les politiques se sont, jusqu'à ce jour, mis d'accord, "conseillés", "guidés", par les financiers. Ces derniers, évidemment plus intéressés par leur portefeuille que par la fonte de la banquise ou la disparition des espèces, et donc "naturellement" climato sceptiques.

    Je pense très sincèrement, et j'en suis même absolument convaincue, que le vrai changement - qui selon moi doit être un changement de paradigme pour être réellement efficace - est un changement au niveau personnel, issu d'une prise de conscience individuelle. Je crois aussi, au risque de paraître un peu naïve, voire totalement hors circuit - ce que je revendique aussi, d'une certaine manière, lol - que la fonction fait l'homme. Que rien n'est jamais joué. Que chacun est maître de son destin. Que bien sûr, certains humains privilégiés - est-ce bien un privilège, d'ailleurs - en devenant maîtres de leur destin deviennent en même temps les garants du destin de milliers d'autres. C'est pourquoi la fonction qu'ils intègrent peut tout faire basculer d'un instant à l'autre. Car à l'instant même où un homme décide de se tourner vers l'intérieur, de puiser sa force de l'intérieur, au lieu de l'étouffer pour subir celle des autres à l'extérieur, tout, je dis bien TOUT peut basculer. Tout peut prendre une nouvelle couleur, un nouveau son.

    Je suis de celles qui ne juge pas - n'évalue pas - les êtres d'après leurs paroles, mais d'après leurs actes. Seuls les actes sont créateurs. J'essaie donc de ne pas anticiper les actions de quelqu'un en fonction de ce qu'il dit, je n'essaie pas même pas d'analyser ses mots pour savoir s'il ment ou s'il dit la vérité, s'il est manipulé ou non. Je me base sur ce qu'il a déjà fait par le passé et s'agissant de ce qu'il promet pour demain, je lui laisse le bénéfice du doute. Puis, j'attends de voir les actes qu'il va réellement poser. Autrement dit, je lui laisse une chance. Je lui accorde ma confiance. Il sera temps, demain, de réviser mon choix si j'estime que cette confiance a été trahie ou que j'ai fait le mauvais choix.

    Et enfin, je crois en la puissance de la pensée "Fraternité". Je crois que, quels que soient les événements négatifs que nous pouvons observer, cette pensée est en train de croître. Malgré les apparences, tous les codes sont en train d'êtres changés. D'autres sont en passe de l'être. Parce qu'une nouvelle conscience collective est en train d'apparaître. À nous donc d'y apporter notre propre vision du monde, à notre petite échelle. Petite, certes, mais immense alliée à toutes les autres.

    Vous l'aurez compris, je suis une incorrigible optimiste :).

    Bon week-end.

    Mes amitiés,

    Sérénita

     

     

      

      • Mardi 16 Mai à 00:29

        Bonjour Sérénita !

        C’est bien que vous ayez pris le temps d’argumenter en développant. C’est rare et c’est un effort que j’apprécie. Au moins, on reste dans la précision en évitant le simplisme. Du coup, je vais répondre moi aussi longuement sur un point essentiellement afin de rester factuel : juger l’homme à ses actes.  En effet, sur les trois-quarts du commentaire, je ne peux me prononcer : vous partagez des convictions intimes.

        Pour le dernier paragraphe où vous parlez de juger M. Macron à ses actes, mon article n’en parle pas : il ne porte que sur la forme, l’élection en elle-même. Je signifie seulement vers la fin dans un passage que je serai dans l’opposition levée debout contre lui. Ce qui trahit mon hostilité franche envers lui. Déjà, le nouveau président a montré plusieurs fois ce qu’il pensait du peuple, enfin sa frange la plus populaire et la petite classe moyenne : des mots, des gestes, des sourires convenus portaient tout le mépris et même l’aversion qu’il avait pour les petites gens qui constituent l’essence de la France.

        Si on en revient au concret puisqu’il s’agit quand même d’être factuel et objectif, beaucoup de faits plaident en votre défaveur. M. Macron a été le pourvoyeur résolu de la loi Travail qu’il a eu l’intelligence de faire porter par Mme El Khomri, la ministre de l’emploi, se protégeant ainsi de la colère de millions d’employés, de chômeurs et d’étudiants. Déjà, il n’a même pas eu le courage de défendre un texte imposé par l’Europe dont il avait la charge : il a pris une lampiste qui a dû affronter à sa place la colère de la rue et les insultes. Ca en dit long sur la lâcheté de cet homme. En outre, son programme fourmille d’attaques contre des parties les plus faibles de la population (chômeurs, retraités modestes, travailleurs pauvres…). Par ailleurs, M.Macron parle également de tailler dans les budgets sociaux (hôpitaux et protection sociale, en particulier médicale) tandis qu’il veut faire augmenter les impôts qui touchent les + modestes durement (TVA qui concerne tout le monde, CSG qui va encore amputer le salaire des employés) et diminuer l’impôt des plus fortunés (le fameux ISF… qui concerne les commanditaires qui ont acheté son élection). Tant de faits, d’actes montrent la profonde duplicité d’Emmanuel Macron.  De plus, un homme qui accepte de se faire élire à partir d’un scrutin truqué  a forcément un fond immoral voire AMORAL. En effet, vu son programme antisocial, cet homme a-t-il seulement une morale, une éthique humaniste réelle ?

         Vous dites que la fonction fait l’homme. Je préciserai que ça dépend du fond intérieur de la personne qui y est. Si son fond est bon éthiquement, il peut exercer les tâches dévolues au poste positivement pour le bien de TOUS. Nous sommes donc d’accord que le fond intérieur d’une personne crée le contexte où elle évolue. Or, à l’évidence, M. Macron ne possède pas ses hautes vertus morales qui font être sage et respectueux, empathique. C’est un individu intéressé par le pouvoir et son effet grisant. Il est aussi très docile face à ses commanditaires. Lorsqu’il travaillait pour Rothschild, c’est même ce qu’on lui a le plus fait remarquer chez lui, une serviabilité sans limites, ce qui explique sûrement le choix d’avoir cet homme comme pantin. Ainsi, à peine a-t-il élu que M. Juncker, président luxembourgeois du conseil européen lui fait vite remarquer que nous Français vivons au-dessus de nos moyens et que réduire l’aide sociale serait la première chose à faire. Aussitôt le président en poste, le haut capital se rappelle à lui : il en veut pour son argent qui a coulé à flots pour financer la campagne du candidat désigné. Retour d’ascenseur.

        C’est vrai, je déteste le nouveau président. Il viole toutes les valeurs et attitudes auxquelles je me réfère en étant l’exact opposé. Il est malhonnête, cupide, hypocrite, lâche, corrompu à un niveau rare mais parvient à le faire oublier à la manière d'un dictateur qui hypnotise les foules. M. Macron joue à fond de son physique car il sait que beaucoup n’ont voté pour lui que sur ce critère dérisoire (c’est d’une telle sottise quand on y pense mais bien vrai !) : être bien représenté physiquement, le programme…  bof, accessoire, voilà le motif du vote pour un grand nombre. Un individu qui œuvre pour le mal, pense et fait le mal, veut le mal des plus faibles, en le dissimulant sous des sourires avenants puis plus tard par quelques « mesurettes » culturelles ou sociétales ne peut qu’avoir mon rejet franc. Son programme n’a en plus rien de volontaire sur l’écologie. Emmanuel Macron s’en fiche comme d’une guigne : ses commanditaires n’ont pas fait tant d’efforts pour le faire élire et voir leurs activités commerciales brider par la protection de la nature ! Hormis des mesures de seconde zone, son programme n’a rien d’ambitieux sur ce sujet.

        Sur cet homme, nous resterons divisés. Vu ce que M. Macron a fait dans un passé politique récent, vu QUI l’a fait élire en truquant les élections, vu la soumission du nouveau président aux puissances capitalistes à qui il doit tout, l’avenir me donnera malheureusement raison ainsi qu’à de nombreux lanceurs d’alerte pour qui Macron était l’un des pires candidats à faire élire, en particulier pour la protection de l’environnement et les droits humains élémentaires dont la liberté d’expression. C’est pourquoi, j’ai souri quand j’ai lu votre support à la cause environnementale tandis que vous soutenez ce président. C’est comme vouloir protéger les poules et faire entrer un renard dans le poulailler. Les faits et rien que les faits… et je suis suffisamment fin pour repérer un menteur surtout quand il en fait des tonnes pour séduire le public. D’un côté, les mots et les idées, de l’autre les gestes, les postures qui contredisent les premiers. Non, je reste sur une position sage et distante : je ne miserai pas un centime sur un homme aussi corrompu. Sa beauté physique, ses sourires de convenances et le vernis culturel qu'il met sur sa personne publique ne me dupent pas. Restons-en aux faits… le contexte présidentiel sera à l’image de la noirceur d'âme du personnage. A la limité, je m’en ficherais s’il n’y avait pas autant de gens qui allaient en souffrir. Et puis moi aussi, par la même occasion : j’ai entrepris une formation et la politique de M. Macron peut ruiner le fruit de tous mes efforts. Plus encore que ces prédécesseurs, le nouveau président ignore la VRAIE vie, la nôtre, enfermé dans sa luxueuse tour d’ivoire qu’il veut hermétique à la vox populi. C'est pourquoi, des gens comme Mme Polony ou M. Onfray et d'autres insistent sur le côté foncièrement diviseur de M. Macron et de sa présidence qui sera à l'origine de grands troubles sociaux certainement violents.

        Merci de votre réponse développée.

      • Mardi 16 Mai à 15:11

        Bonjour Sérénita !

        C'est une 2è réponse à votre commentaire que j'apprécie malgré notre désaccord sur la personnalité de M. Macron. Je ne voulais pas tout mettre en un seul commentaire sinon ça aurait été trop long. Cette fois, je voulais plus m'attarder sur le reste de votre réponse, en particulier l'écologie.

        Vous avez raison, les thèmes liés à l'écologie ont été à peine évoqués voire pas du tout chez tous les candidats. On n'a d'ailleurs eu aucun candidat à tendance écologique parmi ceux restés en lice après le 17 mars, date de remise des 500 signatures. Ceci explique cela. Seul Mélenchon a un peu parlé d'écologie mais vraiment "light". Vous rappelez que la nature se rappellera à l'humanité de façon brutale à force de n'être pas respectée. C'est sûr. Mais entretemps, la France a été mise sous la tutelle dure du capitalisme libéral et non-écologique pour ne pas dire anti-écologique pour longtemps. Alors, la protection de l'environnement, les droits animaux, etc. repasseront. 

        Je suis ok avec vous quand vous rappelez le mouvement intérieur qui se fait actuellement chez plein de gens pour bâtir une société plus juste et humaine. Et en même temps, le mouvement du mal, celui qui a détruit notre planète et continue de le faire, augmente aussi son influence antagoniste. C'est logique à mes yeux. Le bouddhisme et la science en parlent : plus un mouvement s'accélère, plus la force opposée fait de même comme un avion dans l'air ou un navire sur l'océan (effet de résistance). Ca vaut aussi pour les phénomènes immatériels. En fait, un grand mal est souvent nécessaire pour que le bien apparaisse : l'effondrement d'une structure gâtée doit avoir lieu pour en rebâtir une autre + saine et solide, surtout si son degré de corruption est tel que tout est prêt à s'abattre de lui-même. Un élément est à retenir : la connexion intérieure entre le peuple d'un pays et la nature psycho-éthique de ses dirigeants. Nous avons les politiques que nous méritons. Nos dirigeants représentent bien les valeurs et attitudes majoritaires chez la plupart des habitants. Du coup, quand vous rappelez que les solutions pour établir une meilleure société sont d'abord intimes, je suis d'accord. Le bouddhisme en fait d'ailleurs sa base de pratique et d'étude. Du coup, l'élection de Macron est harmonieuse avec ce qui meut la population française majoritairement : ce n'est pas terrible, c'est même inquiétant. Les gens qui veulent du positif, un nouveau type de société, restent quoi qu'on en dise minoritaires... même s'ils augmentent en nombre.

        La force négative qui veut empêcher l'émergence d'un nouveau type de société veut s'incruster... mais elle ne pourra empêcher ce mouvement de conscientisation en marche. Les pouvoirs publics pourront réduire les lanceurs d'alerte et autres esprits éclairés au rang de "complotistes", le grand public finira par s'apercevoir que parmi ces "originaux", tous ne le sont pas tant que ça et que plusieurs discours sont avérés. Julian Assange, avec son "Wikileaks", en est un exemple parfait. Il a dit la vérité alors que tout le monde le voyait au départ comme un agitateur farfelu adepte de la "théorie du complot". Mais d'autres gens comme ça apparaissent peu à peu au grand jour, menacés de mort ou simplement ridiculisés, qui vont ouvrir les yeux du grand public, celui qui met ses bourreaux au pouvoir et se plaint ensuite. C'est sans doute pour ça que comme je le disais à Angel dans un comm' (cf. article sur mon royalisme), j'en suis arrivé à mettre une distance intérieure entre la médiocrité éthique de nombreux citoyens et moi. Le citoyen lambda quel que soit son rang social reste aveugle ou dans le déni devant des preuves évidentes qu'on le manipule et qui en redemande pour après geindre encore plus fort. Le pouvoir de la manipulation des puissants est tel que l'habitant moyen en a perdu toute dignité. Et pourtant, que d'auteurs, philosophes (relire Machiavel !) et autres esprits ouverts ont écrit sur les multiples traquenards de la manipulation politique. Mais lire, aller vers des sources exigeantes... ça change, c'est sûr du Monde, de BFM TV, d'Europe 1, France Télévisions qui nous offrent une information tronquée, aseptisée... et mensongère pour les 3/4. Heureusement que je parle anglais, ce qui me permet d'étendre mes sources d'info et d’avoir un meilleur accès à la vérité.

        Voilà Sérénita, j'achève ici ce comm' complémentaire

        Bien à vous ! smile

      • Mercredi 17 Mai à 18:30

        Bonsoir Pierre-Laurent,

        Je vois, effectivement, que vous ne portez pas M Macron dans votre cœur sarcastic et c'est votre droit le plus strict.

        Quant à moi, voyez-vous, je préfère parier sur l'honnêteté et la bonne volonté des hommes que sur leurs prétendues intentions négatives, sachant que je ne possède pas le super pouvoir de lire dans les pensées intimes des êtres.

        On se trompe parfois, il est vrai, et peut-être sommes-nous nombreux à nous tromper. L'avenir nous le dira. Sachez seulement que je ne défends aucun homme politique plus qu'un autre et que les questions que vous vous posez, je me les suis posées également. Il est bien évident que le commun des mortels dont je fais partie ne possède pas tous les tenants et les aboutissants de ce grand mystère qu'est le pouvoir, mais il faut bien choisir, à un moment ou à un autre. Et quant à moi, choisir l'extrême droite et le rejet de l'autre, JAMAIS ! Je ne pense pas, comme vous le pensez vous-même, que la majorité du peuple ait voté pour M. Macron parce qu'il a un visage avenant. Je peux vous assurer que ce n'est pas mon cas et sans doute pas celui, non plus, de nombreux électeurs. Pour le coup, je trouve cette pensée un peu insultante pour eux. 

        Attendons donc la suite, sans catastrophisme smile.

        Merci pour votre longue réponse.

        Mes amitiés,

        Sérénita

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    3
    Anne
    Samedi 13 Mai à 17:22

     Merci Laurent-Pierre, et pour la dédicace, et pour l'article...:) 
    CQFD ...
    Mais il fallait l'écrire...Rien à ajouter...Toi et moi pointons les mêmes dérives...Et refusons de participer à cette mascarade.
    Il nous reste les mots ...;) 

      • Samedi 13 Mai à 20:20

        Disons qu'à partir du moment où tu ne te bases que sur les faits, c'est-à-dire la réalité de l'opinion publique et non une partie pour le coup minoritaire grâce à un calcul faussé (volontairement), les résultats obtenus englobent TOUTES les expressions de l'électorat potentiel. L'objectivité impose d'être rigoureux et d'en revenir à ce qui existe par définition. C'est ce que j'ai fait. Emmanuel Macron est concrètement un président dont les électeurs par conviction sont minoritaires. Sa légitimité est par conséquent incomplète et discutable. 

    4
    Frans
    Dimanche 14 Mai à 16:56

    On ne peux mieux dire !... RdV au téléphone cette semaine ... Je t'embrasse bien fort. Frans

      • Dimanche 14 Mai à 18:11

        Merci cher Frans... C'est bien les amis deviennent des visiteurs et lecteurs du blog. Oui, on se verra !

        Sinon, comme je l'ai dit dans ma réponse à Anne et dans mon texte, il suffit d'en revenir aux simples faits et de rester objectif, sans idéologie. Il est évident que d'être dans le camp des perdants prédispose du coup à une telle analyse : un échec, en tout cas un résultat insatisfaisant, prédispose à vouloir comprendre les raisons d'une situation qui nous rend insatisfait... vu que nous allons devoir en subir les conséquences.

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