• 19. SIMPLEMENT ROYALISTE

     

    Après des semaines de silence, je publie ce 19è article qui entame la saison 4 du blog. Dans ce texte, je dévoile avec pudeur mes convictions royalistes sans trop approfondir le sujet toutefois. C'est surtout la mise à connaissance qui importe cette fois à mes yeux. En effet, au fil du temps, je me dissocie de plus en plus de la mascarade électorale républicaine où le peuple joue le rôle de faire-valoir n'ayant strictement aucun autre pouvoir que de choisir à chaque élection ses nouveaux exploiteurs aux ordres de commanditaires qui opèrent dans l'ombre. Je trouve donc intéressant de me démarquer d'un jeu politique truqué et incroyablement malsain où l'idée de démocratie n'est plus qu'un concept vide... destiné à tromper le public afin d'amener ce dernier à maintenir son allégeance au système qui l'exploite.

     

    19. ROYALISTE -

     

    Récemment, par le biais d'un post discret, j'ai annoncé à mes contacts Facebook que j'étais royaliste, ce qui est passé presque inaperçu. J'étais un peu inquiet, me demandant comment cette révélation allait être reçue vu l'emprise hégémonique des dogmes socialistes dans une grande partie de l'Occident : je craignais que parallèlement aux soutiens ne viennent s'ajouter des réactions hostiles ou railleuses. En effet, hormis quelques amis proches et des connaissances matures dans leur relation à l'autre, j'ai aussi parmi mes contacts des gens aux idées politiques plus arrêtées, essentiellement à gauche, bien que notre lien existe pour d'autres points qui nous rapprochent. Or, rien de déplaisant n'a été écrit sur mon mur. Le respect bienveillant des amis et d'autres personnes sensées n'explique pas tout : l'arrivée du printemps mêlée à une actualité sociale et politique débordante compte sans doute dans cette discrétion. Beaucoup ont certainement envie de profiter de la lumière du soleil après des semaines au temps couvert et humide et préfèrent exprimer ailleurs des idées politiques plus conventionnelles largement reprises dans les médias, sans risque de se voir pointés du doigt, sauf peut-être les personnes aux convictions d'extrême-droite.

    Cependant, je sais bien que certains, de gauche surtout, ont dû refréner une forte envie de me voler dans les plumes. happy Hahahahahaha !!!! Ceci dit, de quel droit auraient-ils eu à le faire ? Nous sommes en démocratie et quiconque peut afficher une position politique, éthique ou personnelle ouvertement tant qu'elle ne viole pas les lois sur le délit d'opinion publique (cf. racisme, xénophobie, homophobie, sexisme...). En outre, preuve à l'appui (ex : Pays-Bas, Scandinavie, Royaume-Uni, Belgique, Espagne), les concepts démocratique et monarchique se marient très bien. Et c'est pareil pour moi. En outre, depuis les années 1960, les monarchies nord-européennes se sont montrées bien plus proches de leurs peuples que ne l'a fait la république française en 50 ans : les personnes âgées, handicapées ou homosexuelles y ont gagné beaucoup de droits sociaux alors encore à l'état abstrait en France. Et même aujourd'hui, mieux vaut finir ses jours en Norvège, Suède ou au Danemark que chez nous : le taux des pensions et la qualité de la prise en charge globale ne sont pas du tout les mêmes, à la défaveur de notre pays. C'est un exemple parmi tant d'autres. La république maçonnique et bourgeoise qui est la nôtre est pingre avec son peuple depuis ses origines : sa nature maçonnique, donc foncièrement élitiste, la met d'emblée en collusion constante avec la très haute bourgeoisie aux visées capitalistes, ce qui par ricochet la rend dure avec le peuple de France appartenant majoritairement à la classe populaire et la petite classe moyenne tandis qu'elle est extrêmement généreuse financièrement avec les plus riches, ceux qui l'ont créée.

    Je ne vais pas cette fois parler des causes et du chemin qui m'ont mené, moi, le fils d'ouvrier, de culture de gauche socialiste, à marcher sur la voie... royale. En effet, ça serait trop long et constituerait à lui seul un article annexe. Non, j'ai simplement envie de voir mon originalité idéologique être reconnue, acceptée et respectée, sans avoir à la justifier. A partir du moment où je suis ouvert à la différence d'opinion politique, j'entends être traité de même par mes interlocuteurs, qu'ils soient en face de moi ou sur Internet. Dans ma vie, le respect de l'expression démocratique n'est pas qu'un concept : c'est une attitude concrètement incarnée... dont, je l'admets, je n'ai pas toujours le retour fidèle de la part de certains autour de moi, simples connaissances, ce qui parfois me mène à m'interroger sur leur maintien dans mes relations à l'avenir. Les amis authentiques, eux, même de gauche, savent composer avec mes opinions royalistes et connaissent mes valeurs fondées sur la compassion, l'équité et l'empathie. En fait, la publication de cet article a pour but de faire connaître cette caractéristique de ma personnalité et de mon histoire intime de façon naturelle quand bien même certains me lisant seraient opposés au retour d'une monarchie en France. L'objectif n'est pas d'amener un débat sur la pertinence ou pas d'une réinstallation de la royauté en nos terres de Gaulle et de Navarre : mon intention est d'affirmer une forme d'identité politique personnelle minoritaire... et solide.

    Il s’agit pour moi de pouvoir être libre d’évoquer mes croyances sur diverses thématiques socio-économiques ou sociétales sans crainte d‘être (mal) jugé vu l’emprise totalitaire des dogmes politiques de gauche à peu près partout au détriment de la liberté d’expression et de la démocratie. Je ne veux convaincre personne de la validité de mes idées : elles existent. Point. Ça suffit pour les rendre légitimes. Après tout, après des dérives ayant mené des millions d’individus à la mort au cours de l’histoire du monde, les idéaux de gauche ont pourtant le vent en poupe. Alors pourquoi ne pas respecter le concept monarchique qui a été bien moins meurtrier dans les faits ? L’exposition de mon royalisme personnel n’a pas d’autre motif. Je n’ai pas envie d’être contesté sur cette caractéristique à partir du moment où moi-même, je ne prive personne de son droit à croire et vivre ce qu’il veut politiquement.

     

    19. SIMPLEMENT ROYALISTE

     

    En outre, au moment où nous avons droit aux simagrées républicaines habituelles pour la grand messe des élections présidentielles, où en fait, l’intérêt commun est carrément accessoire dans l’esprit de presque tous, où l’immense majorité des électeurs ne votent QUE pour empêcher les autres camps politiques de passer, montrer ENFIN ma différence politique est une façon de prendre de la distance, une vraie hauteur éthique, de me détacher de la mêlée où la plupart des gens s'invectivent et s'affrontent durement. Je vois autour de moi beaucoup de relations se briser depuis que la campagne présidentielle a commencé : je n'ai jamais vu les rapports entre personnes aux opinions divergentes être aussi tendus que lors de la période pré-électorale que nous traversons actuellement, signe s'il en est que ces présidentielles 2017 sont déjà en elles-mêmes un événement fondamental et singulier de notre histoire nationale. En fait, je me retrouve à vivre à mon niveau la position morale que je voudrais voir tenue par un monarque en France : le détachement et l'arbitrage sans parti pris. C'est à mes yeux la fonction même d'un roi ou d'une reine : être un guide pour son pays. Un monarque est le représentant et le gardien des grandes vertus humaines par excellence.

    Au quotidien, mon royalisme n'est jamais ostentatoire. Afficher mes opinions politiques à la cantonade m'est désagréable. Et puis, face à moi, c'est vrai, j'ai un tel nombre d'esprits républicains bornés, sûrs de leurs convictions pourtant fondées sur une version extrêmement remaniée de l'Histoire de France où révisionnisme et négationnisme tiennent une place prépondérante, que je me retrouverais rapidement lynché à coups de commentaires hostiles sans autre forme de procès. Aussi, je ne donne que quelques signes discrets de mes opinions politiques à ceux qui me fréquentent, souvent au détour d'une conversation, d'une remarque ou d'un choix particulier. Bien peu s'en aperçoivent. Ici sur mon blog, mes convictions monarchistes sont représentées par l'humble espace En mon for intérieur dans la colonne des menus figurant à gauche de cette page : une fleur de lys stylisée et un arbre symbolisent à eux deux la continuité éthique, politique et culturelle ainsi qu'un enracinement avant tout intérieur indispensables pour exprimer des valeurs authentiques fortes. J'ai adjoint un court texte complémentaire décrivant l'état d'esprit qui anime tout monarchiste : l'expression d'une véritable unicité avec la conscience que la force d'un être humain provient de valeurs solides dont la qualité résulte essentiellement d'un héritage éthique séculaire devenu une référence. Chaque humain est comme un arbre : il est nourri par ses racines intérieures propres qui puisent dans un terreau socioculturel spécifique. Si ce terreau est riche, fertile en échanges divers, moralement exigeant, l'individu peut se développer pleinement, se démarquer des autres et incarner son équilibre particulier. C'est la marque de l'autonomie culturelle et individuelle.

    Mon coming-out royaliste s’est accompagné d’une mise en adéquation plus affirmée de mes idées avec mes paroles et mon comportement général. En effet, tout effort d’alignement intérieur rejaillit vers l’extérieur et solidifie votre fiabilité. Du coup, je me suis retrouvé inopinément à parler de mes convictions politiques avec des jeunes militants d’extrême-gauche, des gens qui en principe s’opposent à mes valeurs et croyances. Or, derrière les apparences, lorsque le contexte demeure apaisé, le respect peut apparaître et l’écoute intervenir. Au-delà des différences, les points communs apparaissent et réunissent les cœurs et par là, des êtres humains qui autrement auraient pu se mépriser. Il faut avouer tout de même que ces jeunes gens et moi avions un gros point d’amarrage idéologique en commun : mes origines populaires me rendaient à n'en pas douter plus fréquentable mais aussi singulier, donc intéressant. Assez étrangement, mes interlocuteurs fortement politisés étaient, eux, issus de milieu plutôt bourgeois ou de la classe moyenne. C’était un peu les effets inversés : c’est moi, le fils de maçon, qui aurait dû soutenir les idées de ces jeunes hommes, et pour certains d'entre eux, des idées d’un registre plus conservateur auraient dû être davantage les leurs. Mais la vie déteste la facilité et les voies toutes droites.

    Avec mes jeunes interlocuteurs, j’ai parlé simplement et naturellement de mes valeurs et pourquoi, homme de la gauche socialiste autrefois, j’avais dérivé vers le royalisme après avoir été (très brièvement) tenté par la droite classique. Par ailleurs, le monarchisme royaliste n'étant par essence ni de droite, ni de gauche, les valeurs de l'extrême-droite ne m'ont jamais convaincu. Ce qui m’a agréablement surpris, c’est de voir que lorsqu’on base sa réflexion sur les dernières révisions historiques et qu’on regarde l’Histoire avec clarté et honnêteté, face à soi, les autres ne peuvent vous avancer de contre-arguments dogmatiques à moins d’être de fieffés menteurs. J’ai donc pu sans problème mettre en avant le côté social de Louis XVI, ma référence monarchique française, et de la réalité de la protection sociale qui existait sous l’Ancien-Régime, différente certes de la nôtre mais bien réelle, n’en déplaise aux républicains les plus virulents. Ce qui m’a amusé est qu’après avoir insisté sur mon opposition au retour de la monarchie absolue que je trouve injuste et illégitime sur le plan des valeurs humaines fondamentales, j’ai pu voir deux de mes interlocuteurs défendre un pouvoir fort aux mains d’un homme qui sait tenir son pays afin que l’unité de l’Etat puisse exister. L’un a défendu Napoléon (vraiment l’une des meilleures représentations du dictateur à mes yeux mais j’admets mes lacunes sur la biographie de cet homme) et l’autre a redoré l’image de Louis XIV. Pour ce dernier, j’ai admis que face à la Fronde et les nobles qui désorganisaient alors le royaume de France et appauvrissaient les populations locales avec leurs guerres de voisinage incessantes et des impôts exorbitants, la reprise en main énergique par le Roi-Soleil avait été plus que salutaire : elle avait été nécessaire. Bref, moi, le royaliste était opposé à un pouvoir ultra-centralisé face à des adversaires politiques qui eux, bien que jurant par le pouvoir rendu au peuple, plébiscitaient ce type de gouvernement centré autour d’un pouvoir hégémonique fort.

     

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    En fait, ma conception de la royauté n’est majoritairement pas reliée à la France idéologiquement : elle est fondée sur la pratique germanique du nord de l’Europe, celle qui me permet d’allier harmonieusement culture populaire et monarchie. Le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas sont mes références concrètes. Je suis très attaché à l’idée d’une royauté inscrite dans le marbre et qui s’impose avec justice et objectivité à tous tout en restant extérieure aux choses ordinaires dont la gestion est conférée à un gouvernement et à un parlement ou toute autre forme d'assemblée représentative élue par le peuple : je suis un royaliste de type constitutionnaliste parlementariste. Je ne puise dans l’héritage historique français que ce qui respecte mon passé populaire de gauche : je me réfère aux rois français qui ont témoigné d’un vrai respect du peuple. Le tout premier est Louis XVI qui avait rédigé plusieurs décrets royaux 2 afin d'engager de nombreuses réformes sociales, démarche louable qui mena ce roi à sa perte : beaucoup de nobles refusant de rogner sur leurs privilèges s’allièrent en réaction au mouvement révolutionnaire bourgeois qui montait. Ensuite, j’ai comme référence Louis IX, le grand, le très saint roi, canonisé par l’Eglise romaine, qui rendait justice à quiconque venait le voir, du plus puissant au plus humble. Puis, je terminerai par la duchesse Anne de Bretagne. Je suis Breton et forcément, la vie de cette femme, ses choix politiques, me touchent. Anne n’avait accepté d'épouser le roi de France Charles VIII qui lorgnait sur sa Bretagne, alors état indépendant, qu’à certaines conditions non-négociables, dont une liée aux impôts auxquels allaient être assujettis tous ses sujets bretons. La fière duchesse avait insisté pour que les taxes qui s'appliquaient aux transports marchands par voies fluviale et routière restent caduques en Bretagne. Ce qui fut fait... et continue toujours de s’appliquer de nos jours. En effet, en pays breton, les grands axes routiers à 4 ou 6 voies ne s’appellent pas des autoroutes (synonyme de gestion financière et de taxes) mais des “voies rapides”. La dénomination qui se fonde sur l'histoire a toute son importance. Sur les terres armoricaines, les principales voies routières continuent par conséquent d’être toutes absolument gratuites, ce qui est une exception sur le territoire français. Merci aux rois de France d'avoir été droits et loyaux envers le peuple breton sur ce point !

    Historiquement, éthiquement, humainement, la royauté n’a pas à rougir de ce qu’elle est et a été face aux régimes républicains qui sont bien loin, eux aussi, d’avoir montré leur exemplarité sur terre au fil des siècles. Par conséquent, j’ai acquis à l’épreuve de l’analyse des faits historiques la conviction que le problème n’a jamais été le régime politique en place mais bien la MANIÈRE dont celui-ci s’exerçait et les PERSONNES au pouvoir alors. La solution réside principalement dans le cœur humain. La question n’est pas de savoir si un président est mieux qu’un roi mais bien d’avoir un bon président ou un bon roi, ce qui signifie une personne très concernée par le destin de son état et de la population qui y vit.

     

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    19. SIMPLEMENT ROYALISTE

     

     

    NOTES  ET CRÉDITS :

     

    (1) : cf. Information-résistance.org. 1789, la 1/2 révolution (2012)

    "A l’école nous apprenons tous qu’en 1789 le Tiers Etats renversa la Monarchie et les privilèges des nobles et que sera instauré par la suite la 1ere république et démocratie. Or cette vision occulte une partie essentielle de la réalité. En effet, c’est dans la Révolution Française que se trouve la source du libéralisme des puissants et qui nous pose tant de problème aujourd’hui, du patronat qui souhaite avoir l’autorité sur le travailleur, de la libre concurrence favorable au puissant…. Bref, le berceau du capitalisme libéralisé au services des puissants nous vient de cette période trouble de la fin du 18ème siècle en Europe et en Amérique. (...).

    Dans un climat de défiance vis-à-vis des regroupements professionnels, la loi Le Chapelier est votée le 14 juin 1791. Cette loi, restée fameuse dans l’histoire du monde ouvrier, interdit toutes coalitions ou regroupements d’ouvriers sous peine de mort, on dirait syndicats de nos jours. La grève n’existe pas. Il s’agit d’interdire aux artisans de se regrouper pour ne laisser la place qu’a des entreprises qui exerce un monopole.

    La révolution, dans sa méfiance du peuple, dans son exaltation des libertés individuelles, met les ouvriers dans l’incapacité de s’organiser pour la défense de leurs droits ou l’enrichissement de leurs salaires pour près d’un siècle.

    La révolution Française de 1789 consacre pour beaucoup d’historiens non pas la victoire du peuple pauvre, mais celle de la bourgeoisie et de l’Aristocratie. C’est la fin de la monarchie et du clergé. Les nouveaux dogmes sont Libérté, Egalité, Fraternité. Mais se sont aussi, le libéralisme et l’élection, sorte de mascarade démocratique qui dure depuis plus de 200 ans où la haute bourgeoisie patronale a toujours gouverné sans partage si l’on exclut le Front Populaire et les 30 glorieuses qui sont aussi les seules périodes ou la Banque de France était sous contrôle de l’Etat et ou l’oligarchie à du céder du terrain.

    La notion de Liberté, dans la révolution n’est pas assortie d’une égalité pour entreprendre, les terres ne sont pas partagées en part égale pour les paysans, les outils de production restent privés, si bien que le pauvres auront la liberté d’entreprendre, mais ils doivent se débrouiller sans le sous. En face de lui se trouve souvent les banquiers qui avait déjà de la trésorerie et qui vont commencer à faire fructifier leurs capitaux en créant des billets gagés sur de l’argent qu’ils ne possèdent pas forcément dans les coffres."

     

    (2) : Depuis le début des années 2010, un réajustement éthique et factuel a lieu sur certains pans de l'Histoire de France, et en particulier sur le règne de Louis XVI, roi souvent présenté comme un personnage falot et fermement attaché à tous ses privilèges monarchiques de façon étroite et égoïste, sans aucune considération pour son peuple. Or, plusieurs émissions télévisées et radiophoniques ont montré un tout autre visage de ce monarque bien plus fin et courageux qu'on ne le croit... et surtout vraiment concerné par la cause de "ses" peuples (celui de métropole et ceux des colonies) comme il aimait à le répéter. Ces démarches de réhabilitation sont fondées sur l'exigence d'exactitude et d'objectivité qui est celle de tout historien honnête et intègre. cfAlliance royale de Nièvre (2011). Pour ceux qui l'ignorent : mesures de Louis XVI pour son peuple

     

    Crédits photo : X

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Avril à 11:00

    Bonjour Sisley,

    Non, je ne suis pas étonné personnellement par tes penchants royalistes. Je comprends que tu sois déçu de toute notre caste politique. Cependant...Quand tu voudras nous donner "tes raisons", on comprendra mieux. Tu cites dans ton article quelques royautés d'Europe. (?), je suis espagnol, de Barcelona; nos rois sont plus décoratifs qu'autre chose...la preuve, ils ne peuvent rien contre l'incroyable corruption qui sévi dans le pays depuis quelques années.

    Quant aux pays nordiques, eux ils sont un peu appart. Dans ces pays aux climats durs, les notions de "besoin" et "confort" des citoyens, sont bien plus exigeants. l'Angleterre elle, conserve encore des traits impérialistes (Malouines, Gibraltar...Brexit), et puis, ce sont des pays plus petits, plus faciles à gérer.

    Mais, toi, étant initialement d'une sensibilité de gauche, comment as tu put tourner vers le royalisme. Tu n'as plus confiance sur le peuple?, les forces vives des citoyens?. Personnellement,  rien que à les voir (rois et reines) comment ils sont habillés, je me dis qu'ils sont dans un décalage totale avec les besoins du monde actuel.

     

    Salutations 

     

      • Dimanche 23 Avril à 03:14

        C’est un long processus de maturation qui m’a amené au fil des années à épouser les valeurs royalistes… reflet des miennes en fait. Il ne s’agit que d’un changement en surface car tout au fond, la connexion existait sans doute déjà. Il fallait le bon moment pour qu’elle apparaisse au grand jour en moi, puis hors de moi. Le hasard n’existe pas : dans l’univers, nous nous confondons avec ce qui vibre en complète harmonie avec notre intériorité.

        Je n’écrirai pas avant longtemps un article qui explique le processus intime et mental qui m’a amené au royalisme. En effet, je serai obligé d’être précis historiquement et de notifier des sources bien identifiées, ce qui  me demandera plusieurs jours de recherche. Ma rigueur éthique sur ce point est intransigeante : c’est une question d’honnêteté fondamentale envers les lecteurs. Les articles 15 et 18 de mon blog le prouvent.  Je n’ai pas envie de faire un tel effort pour l’instant.  

        Je voudrais revenir sinon sur certains points de ton discours.

        1°. Les monarques sont « décoratifs ». Pas tant que ça : Pays-Bas, Scandinavie et surtout la Belgique en témoignent. Même si des critiques interviennent, dans ces pays, les citoyens sont très attachés à leurs rois et reines. En Belgique, le peuple reconnait, y compris des esprits socialistes anti-royalistes, que si le roi n’avait pas été là, le pays n’existerait tout simplement plus : la Flandre se détache de plus en plus de la Wallonie et met l’équilibre socioéconomique de l’état belge en péril. Le roi des Belges incarne l’unité nationale au-delà des partis politiques. Par ailleurs, au Danemark, un de mes pays de référence, le peuple reste attaché à sa royauté. La reine Margrethe bénéficie d’un capital de sympathie énorme auprès du peuple : elle est vue comme une sorte de « maman » ou « marraine » bienveillante. En outre, ses prises de position éthiques sont toujours très écoutées.  C’est là que se fonde en grande partie, ma vision royaliste : la position en retrait de la société, ce que tu critiques et juge inutile, la position de superviseur.

        2°. Du coup, j’en viens à ce point : les monarques royaux sont déconnectés de la réalité sociale et par là ne servent à rien. Mon 1er point a voulu montrer que non mais qu’en plus, les rois et reines sont pour la plupart en prise avec le pouls de la société qu’ils dirigent mais dont la gestion ordinaire est confiée à un parlement élu. Ainsi, la reine Margrethe gagne une part de ses revenus grâce à un travail autour de la littérature  et des arts graphiques (traduction et publication de vignettes décoratives de Noël, une institution en Scandinavie, illustration de livres pour enfants). Son talent artistique et littéraire est mondialement reconnu. Pour le peuple danois, elle a la légitimité nécessaire pour rabrouer le parlement quand elle trouve qu’il va trop ou pas assez loin dans un choix politique. Si le parlement danois peut faire voter des lois influant sur les revenus de la couronne, la reine peut elle aussi influer, sans pouvoir législatif certes, mais parce qu’elle a une autorité morale… et ça compte car la reine a une position neutre politiquement. C’est l’autre caractéristique que je trouve intéressante dans la royauté : l’apolitisme de la fonction, ce qui évite le partisanisme idéologique. Et si on regarde les faits, les politiques élus en France ou ailleurs sont tout aussi déconnectés du réel voire plus que les monarques quand on voit leur train de vie. Combien de nos élus ont-il en plus réellement travaillé ou servi leur pays avec honnêteté ?

        3°.  J’en arrive donc à aborder le 3è point : la justice sociale. Car c’est la question que tu sous-entends lorsque tu t’étonnes de me voir, moi, fils d’ouvrier être devenu royaliste. Or, tu l’as lu : je suis pour un rôle modéré du roi à qui restent des prérogatives d’arbitrage, la gestion étatique étant laissée à un parlement représentant le peuple… ou au peuple lui-même dans l’idéal. Il y a non pas un royalisme mais DES royalismes. Je trouve très sain d’avoir une personne qui supervise ce qui arrive au pays, sans pouvoir agir elle-même seule. C’est ce rôle de conseiller et de sage que je retiens de la présence royale, en complémentarité du rôle législatif. En outre, je ne serais pas contre un roi élu à vie et révocable en cas de faute grave ou de comportement attentatoire à l’intégrité de l’état. Je ne suis pas forcément favorable à l’existence de ces dynasties où la royauté n’est pas fondée sur le mérite mais uniquement sur le nom. Je ne soutiens pas forcément une royauté à hauts privilèges. L’absolutisme n’est pas ma tasse de thé, c’est clair. A mes yeux, on peut concilier l’existence d’un roi indépendamment de la notion de lignée et le coupler à l’exigence d’une élection pour la vie avec révocabilité ultérieure possible en cas de nécessité nationale. C’est un simple système politique à bâtir, une constitution à écrire. Donc, tu vois, je ne suis pas opposé à la présence d’un suffrage populaire. Être de gauche et royalisme se marient bien. Le royalisme de gauche existe de facto parce que la monarchie est hors du champ électoral classique. D’un autre côté, je ne me considère plus à gauche sans être non plus à droite. La gauche pour moi, c’était Georges Marchais et mon papa. La gauche française, c’était avant Mitterrand au pouvoir, Mitterrand le traître (collaborateur avec le nazisme en plus), qui a spolié les ouvriers français de leur droit à être des citoyens de valeur. La royauté et la justice sociale ne s'opposent pas du tout : comme je l'ai dit dans mon article, Louis XVI, par exemple, avait prévu avant la Révolution une batterie de décrets pour faciliter la vie des sujets ordinaires, ce qui a hâté sa chute. De plus, prétendre que pour avoir plus de justice sociale, la royauté doit être abolie ou interdite est une absurdité : notre actualité et notre histoire prouvent que les républiques, en particulier celle de France, maintiennent intrinsèquement les inégalités entre classes pour le bénéfice d'une bourgeoisie financière.

        4°. Quant à ma vision du peuple, elle a beaucoup changé : je trouve que beaucoup de gens n’ont que ce qu’ils méritent. En effet, l’irresponsabilité sociale, la vulgarité, l’irrespect de l’autre, la mesquinerie, l’exigence de droits sans vouloir remplir les obligations, etc., tout ça me touche : je comprends mal comment on peut demander à la société et son appareil d'état une exemplarité que soi-même, on n'incarne que trop peu. C’est vrai je me suis dissocié intérieurement du peuple actuel que je juge violent, agressif, grossier à force de multiculturalisme. C’est d’ailleurs ce peuple qui élit des représentants politiques qui ne le respectent pas puis se plaint après élection après élection.  Ces élus sont le miroir parfait de ses manquements moraux et petits arrangements avec l’éthique au quotidien. Du coup, la taille d’un pays a moins à voir que la culture du pays même et la qualité des gens qui y vivent. De plus, les monarchies espagnole ou britannique ne sont pas mes références. Je suis royaliste par conviction et à partir des faits, pas par dogme. En Espagne et au Royaume-Uni, il manque cet esprit de supervision qui existe au Danemark ou en Belgique. La clé est dans le cœur humain d’abord, pas dans le régime politique en lui-même, je le répète.

        Voilà, j’en arrive à la fin de ce long commentaire où j’espère tu auras trouvé matière à renseignement.

        Merci de ton attention. 

    2
    Lundi 1er Mai à 15:09

    Bonjour 

    Voilà un sujet très intéressant et je suis d'avis  que nous obtenons que ce que nous méritons  ...il suffit de peser le climat qui règne en ce moment sur notre pays 

    Une personne représentative   du pays qui ne soit pas un politique serait le bienvenu ...

    La prise du pouvoir par les partis politiques  ressemble à une monarchie déguisée en démocratie 

    Amicalement 

    Nicole

      • Lundi 1er Mai à 23:40

        Dans la philosophie bouddhiste, on insiste sur le lien entre don et réception. C'est le concept d'esho-funi ou inséparabilité de soi et de l'environnement. Ce qui nous revient ou nous entoure n'est que le fidèle reflet de notre attitude principale de vie. Par conséquent, l'attitude des politiques au pouvoir reflète l'état d'esprit dominant du peuple d'un pays quoi qu'on puisse en dire. 

        Apparemment, nous sommes d'accord pour l'émergence d'une fonction politique qui serait celle d'un arbitre apolitique. Effectivement, en France, et uniquement en France, les partis politiques ont pris le pouvoir de façon absolue selon l'exemple du Roi-Soleil. Beaucoup d'historiens, surtout étrangers, ont remarqué ce fait très français : une oligarchie bourgeoise, puissante financièrement, qui a renversé la royauté pour en reprendre exactement les codes en les maquillant avec un vernis populaire et pseudo-démocratique. Notre pays n'a jamais été démocratique dans les termes et sur le terrain. Au départ même, la bourgeoisie voulait interdire complètement le vote pour le peuple (le suffrage était alors censitaire) ! C'est pourquoi notre pays est appelé "monarchie républicaine" par de nombreux historiens. Monarchie et royauté ne sont pas des synonymes contrairement à la croyance commune.

        De toute manière lorsqu'on sait comment est née la République française et les fondements philosophiques qui ont mené à notre Révolution de 1789, comme à celles d'autres pays d'Europe, les maux d’aujourd’hui s'expliquent logiquement. La philosophie physiocratique, ancêtre du capitalisme débridé, très en vogue au XVIIIè siècle a donné naissance à la pseudo-philosophie des Lumières qui encense l'asservissement de l'homme à la logique marchande et consumériste sous prétexte de liberté à visée anticléricale essentiellement. Mais adopter une réelle liberté de penser, surtout de penser CONTRE ou d'interroger simplement l'esprit des dites Lumières, là non, c'est interdit officiellement. Et pourtant, dernièrement encore, un historien expliquait à la radio qu'on ne pouvait comprendre nos maux actuels sur tous les plans (sociétal, social, économique, culturel) si on ne revenait pas à ce qui a fait naître notre république : l'accaparement du pouvoir par une classe bourgeoise richissime dont le seul but était d'asservir le peuple pour son propre bénéfice. La royauté a été renversée car la figure royale, et encore plus Louis XVI qui voulait édicter plusieurs décrets à caractère social, protégeait le peuple des appétits marchands des banquiers et hauts commerçants bourgeois : des décrets royaux réglementaient le prix des denrées les plus nécessaires à la population comme la farine et d'autres produits alimentaires. Contrairement à une légende urbaine répandue pour diaboliser la royauté, ce n'est pas la famine qui a fait monter le prix du blé en 1789 mais la spéculation des marchands et banquiers bourgeois sur le coût du blé (surnommée l'affaire des farines dont l'impact économique est régulièrement minimisé par les esprits idéologues républicains souvent de gauche). Cette haute classe bourgeoise avait réussi à obtenir du roi Louis XV à la fin de son règne après moulte pression l'abrogation des prix réglementés. Or comme Louis XVI voulait revenir à plus de protection sociale pour le petit peuple, son renversement a été décidé... et de là, la Révolution qui du coup n'a absolument rien de populaire. CQFD.

        Nous vivons depuis presque 230 ans sous un régime monarchique bourgeois où le pouvoir bancaire mène la danse avec une injustice rarement atteinte dans notre histoire nationale.

        Merci de votre attention Nicole !

    3
    Jo le condor
    Jeudi 7 Septembre à 09:44

    Hello bonjour

    Nous pourrions tenir le même discours pour un " dictateur éclairé ", hihihi

    Le roi? Pourquoi pas mais lequel?

    Amitiés

    Jo

      • Dimanche 10 Septembre à 18:29

        Une royauté & une dictature ne sont pas à la base de même nature. Un roi, même gouvernant seul ou majoritairement dans un pouvoir partagé, peut se révéler humain et juste : l'exemple de Saint-Louis (Louis IX), une de mes références morales, en est le + parlant. Mais en France particulièrement, notre version faussée, revisitée et arbitraire de l'histoire réinterprétée à la gloire seule de la république a tellement déformé la vision des faits historiques & formaté les esprits que parler de royauté est périlleux : les non-royalistes partent immédiatement dans les poncifs républicains & restent pour la plupart avec un écran de fumée devant les yeux. Bref, les préjugés dominent : royauté et démocratie sont jugées inconciliables... même si les faits prouvent l'inverse. C'est bien pour ça que je suis royaliste parlementariste. Le Danemark est ma référence présente fondamentale en la matière même si la reine Margrethe n'a qu'un pouvoir politique très limité. C'est le pouvoir éthique & intellectuel du souverain qui m'intéresse : être au-dessus de la mêlée. Et au Danemark, comme je l'ai dit mais aussi en Norvège ou aux Pays-bas (au temps du règne de Beatrix d'Orange Nassau), la parole du souverain est toujours très écoutée... et influence la vision des choses du peuple, obligeant souvent les gouvernements & parlements nationaux à rectifier le tir pour le vote d'un projet de loi ou d'une réforme. J'aime beaucoup ce type de pouvoir collaboratif : ça ferme plus facilement la porte au totalitarisme politique.

        Un autre élément important est qu'au cours de l'histoire, la plupart des dictatures ont été et sont encore des républiques ou des régimes autocratiques militaristes. L'Arabie Saoudite est ainsi une des rares royautés totalitaires et l'une des + célèbres. En outre, l'histoire a aussi prouvé que les dictatures, et surtout les + meurtrières, étaient en majorité issues des idéologies de gauche : URSS avec ses satellites de l'est, Corée du nord, Chine maoïste, Cambodge communiste, Cuba, Allemagne nazie (le nazisme est une des versions du socialisme qui a été reclassée fallacieusement à droite par le révisionnisme autorisé officiel). Aucun de ces régimes autoritaires & violents n'est une royauté par définition.

        Et pour ce qui est du trône de France, nous avons un descendant issu de la branche Bourbon, donc de la lignée des Louis de France : Louis XX qui pour l'instant vit en Espagne. Mais il a un concurrent, le duc d'Orléans issu de la branche du même nom. Or, celle-ci est controversée car l'un des ancêtres, Philippe Egalité, a voté en toute traîtrise la mort de Louis XVI par profit personnel. C'est personnellement à mes yeux une tache indélébile sur la famille de cet homme. Je soutiens donc davantage Louis XX dont la lignée a fourni parmi les rois les + influents ou les + intéressants de notre histoire nationale : Louis IX, Louis XI (méconnu malgré son action politique certes dure), Louis XIII, Louis XIV, Louis XVI (bien méjugé par ignorance & révisionnisme historique mais en phase de réhabilitation, enfin, depuis les années 2000).

        Merci pour votre collaboration.

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    4
    Jo le condor
    Dimanche 10 Septembre à 19:32

    Hello Bonjour

    Merci pour ces précisions que j'attendais car ayant été un partisan du Général De Gaule à une certaine époque, hihihi

    j'avais entendu qu'il projetait pour sa succession le Compte de Paris mais a rapidement abandonné cette idée.

     L'humanité a toujours confié sa destinée à une petite minorité, cela fût parfois une bonne chose mais souvent une erreur tragique.

    Je citerai le triste exemple de la couronne Britannique et de ses rejetons d'une moralité plus que douteuse et d'une suffisance intolérable.

    la république a montré ses contradictions et sa perméabilité à la corruption, il en est de même pour la royauté dans certains pays.

    Alors le secours de la morale religieuse? Certainement mais même la Vatican a été infiltré par les fils d'usuriers par l'action des francs maçons.

    Laisser certaines personnes devenir plus riches que riches, voilà l'erreur....La source de la corruption.

    L'impôt devrait pourtant corriger et empêcher cela..... L'impôt est injuste et non proportionnel.

    Merci pour votre réponse précise

    Amitiés

    Jo

    5
    Jo le condor
    Mardi 12 Septembre à 22:22

    Hello Bonjour

    Mille excuses d'avoir écrit Compte à la place de conte, je fais souvent l'erreur de ne pas me relire en postant sur les blogs

    je suis de culture scientifique et non pas littéraire mais je pense que compte tenu de mon âge j'ai du perdre quelques neurones

    je pense qu'il m'en reste encore assez pour souligner mon attachement à la justice sociale, c'est ce qui a orienté ma pensée          

    " politique" depuis toujours. Je réitère mon propos : Le roi pourquoi pas? A la condition que la justice sociale soit sa priorité.

    Amitiés

    Jo

      • Mercredi 13 Septembre à 02:24

        La justice sociale est essentiellement une question de justice intérieure, de maturité individuelle sur ce thème. Comme la paix ne eut exister autour de nous si nous-mêmes n'avons pas fait un travail intérieur sur ce plan, la justice suit le même processus. Déjà, Un homme bon, généreux,ne deviendra pas un dictateur ou un dirigeant autoritaire, peu importe son statut, roi, empereur, général, commandant ou président. Je l'ai dit : pour moi la royauté est d'abord un moyen de cultiver l'éthique & la mémoire, et par là les racines intellectuelles, historiques, philosophiques et humaines qui ont fondé un pays. Le roi MONTRE la roue à suivre sur le plan moral. Là est avant tout sa NOBLESSE. C'est la noblesse d'âme & de cœur. Des rois bons & voulant le bien de leur peuple ont existé : Saint-Louis (Louis IX) en est la quintessence. Louis XVI a voulu lui emboîter le pas & a dû affronter l'avanie & la mort à cause de ça : c'est ce que la révision historique sous un angle + honnête dévoile sur ce monarque beaucoup + humain qu'on ne l'a dit pour le "descendre" officiellement. On a mis à l'honneur dans les années 2000 toute la pensée sociale de Louis XVI qui a déplu à certains nobles mais aussi & surtout à la bourgeoisie qui alors fomentait déjà le renversement de la monarchie royale... afin de la remplacer par une monarchie bourgeoise, celle que nous connaissons aujourd'hui. Le peuple n'a jamais été l'instigateur de la Révolution de 1789 : il en été l'instrument tout au contraire... & le dindon de la farce pour tout dire.

        La République a toujours trouvé mille mensonge, légendes & autres facilités avec l'histoire pour légitimer son existence. Cette désinformation récurrente est la principale cause de la vision négative de la plupart des Français sur la royauté : il fallait implanter dans la tête des gens qu'avant la Révolution, l'obscurantisme régnait. Or, c'est faux. Là aussi, le moyen-Âge est en pleine réhabilitation actuellement. Génial car j'ai toujours adoré cette période ! Royauté & justice sont amplement compatibles. Et puis, regardez ! Certains faits témoignent d'un intérêt des souverains pour leurs sujets. Je rappelle dans mon article comment grâce à Anne de Bretagne, alors duchesse à la tête de son état breton, les autoroutes sont gratuite en terre d'Armorique de nos jours. L'une des toutes premières conséquences du règne de l'altière ex-duchesse en tant que reine de France est cette gratuité des transports marchands par voie de terre ou d'eau. En traversant les siècles, cette mesure royale jamais abrogée depuis a bien aidé les Bretons. 

        Pour finir, je reviens sur la faute sur le mot "comte" pour parler du comte d'Orléans : j'avais compris correctement la phrase. Donc, pas grave ! Moi aussi, je laisse de temps à autre quelques coquilles ici & là.

        Merci de votre participation à la discussion.

         

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