• 18. CE QUE RÉVÈLE L'ELECTION DE TRUMP - la fragilité démocratique des peuples

     

    L'élection de Donald Trump a déclenché un véritable tintamarre médiatique où le peuple montre chaque jour davantage qu'il n'a pas un respect authentique du jeu démocratique. La contestation du résultat de l'élection du 9 novembre 2016 par une majorité de citoyens prouve avec éclat que ce que nous pensons acquis ne l'est pas tant que ça : l'homme ordinaire occidental se révèle bien moins démocrate qu'il n'en a l'air dans le fond. Pour ce dernier, la démocratie n'a finalement de valeur que SI elle ne rediscute pas ses croyances et reflète ce qu'il estime être ses valeurs fondamentales sinon le pacte de bonne entente avec les institutions démocratiques peut être remis en cause unilatéralement... au risque d'aller résolument contre l'expression de la liberté d'opinion. Tout à coup, l'éventualité totalitaire devient plausible car portée par le peuple lui-même.

     

    Au bout du compte, l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a ceci de positif qu'elle place la société occidentale face à ses contradictions, ses faiblesses... et ses manquements éthiques : vous savez, ces "doux" mensonges récurrents, ces mensonges au goût sucré, si sucré, trop sucré même, écœurant de consensualité et d'aseptisation de l'expression publique. Oui, contre toute attente, cette élection malvenue SELON l'avis de beaucoup, et SEULEMENT selon leur opinion, vient nous rappeler que la démocratie, eh bien, c'est ça aussi : la surprise, même mauvaise (d'après nos critères subjectifs et par conséquent arbitraires). Mais elle met aussi en évidence une attitude sous-jacente chez les peuples occidentaux : le rejet de l'unité démocratique chez un grand nombre lorsque le résultat des urnes est en désaccord avec leurs conceptions et opinions personnelles. Evidemment, un tel constat est plutôt inquiétant : il contredit nos certitudes de vivre en des contrées civilisées. Nous allons voir combien la bête immonde, comme on dit, est une affaire humaine bien avant d'être une idéologie politique : le citoyen ordinaire moderne héberge en lui les sources de la démocratie qu'il passe son temps à vénérer publiquement comme celles moins reluisantes de l'antidémocratie qu'il tait ou qu'il maquille derrière un amas de bonnes causes ou d'intentions humanistes pour conserver une respectabilité en société. Par conséquent, l'élection de M. Trump est un révélateur social et politique mais surtout éthique aussi étonnant qu'inattendu.

     

    Bien que conscient de la médiocrité relative, et simplement relative, du personnage, je perçois aussi que derrière cette façade de tribun conservateur de droite (car le conservatisme de gauche existe aussi mais ne doit jamais être dénoncé), le nouveau présidents américain abrite un esprit vif et moins grossier qu'il n'y paraît à première vue. Trump est avant tout un magnifique acteur qui a juste compris comment utiliser la communication publicitaire dans une carrière politique. Point barre ! Il montre simplement de manière plus franche, directe, qui paraît abrupte, ce que nombre de nos crapules politiques hexagonales font de manière hypocrite. Il a de fait joué franc-jeu à l'inverse de cette chère Hillary dont le sourire hollywoodien de grand requin blanc dissimulait de plus en plus mal l'appétit féroce de pouvoir... tout en la jouant "sociale", enfin pseudo-sociale, auprès de certains types d'électorat. Trump est un homme d'affaires qui n'a jamais caché son goût immodéré du luxe tapageur. Au contraire, la mère Clinton a toujours manipulé les foules en cachant (ou tentant de cacher) ses soutiens occultes, les appuis apportés à sa campagne par la haute finance et les lobbies de l'agro-alimentaire comme pharmaceutiques. Evidemment, jeter à la cantonade quelques mots pour le public LGBT ou une partie des citoyens afro-américains permet de brouiller les cartes et de passer pour la "gentille" aux yeux d'une multitude. Sauf que tout ça, c'est de la triche pure et simple ! Et moi, j'ai HORREUR, mais alors horreur, des tricheurs, de ceux qui n'assument pas une conduite, une pensée, leurs actes et leurs décisions.

    Hillary Clinton veut déclencher une 3è guerre mondiale pour asseoir plus fermement le rôle hégémonique des USA contesté par la Chine mais désormais par la Russie de façon ouverte et frontale. En outre, comme pour tous ceux soumis aux sirènes du capitalisme effréné, Mme Clinton voit un tel conflit planétaire comme une opportunité majeure de relancer une économie nationale en berne : le marché des armes encore et toujours reste une référence pour les politiques et économistes américains. Trump, lui adore tout autant les armes, mais au moins lui n'a pas d'idées belliqueuses pour la planète. Et ça, pour moi, ça vaut tout l'or du monde. Disons que je la joue "collectif" : je prends le contre-pied des désirs nombrilistes et vulgaires d'une part de la population américaine, les communautés LGBT et immigrée particulièrement, enfermée dans une vision tellement égocentrique de la réalité qu'elles n'ont aucune attention pour le sort de l'humanité entière. Je prends en compte justement TOUTE la population mondiale à la différence notable de tous ces gens. Je reste cohérent et surtout un véritable esprit démocrate, moi ! Il me semble que c'est ça la démocratie : intégrer la divergence de pensée et de comportement de quiconque, accepter le désaccord comme constituant de la vie publique à part entière exactement comme l'accord d'opinion.

    Je vois l'élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis comme un événement très positif : c'est d'abord l'arrivée du moins pire entre deux propositions nettement négatives. Ensuite, c'est un véritable électrochoc, un séisme politique et géopolitique. C'est un bon coup de pied dans cet amas de consensus mielleux qui tue la libre parole et étouffe l'intelligence. Nous vivons dans un conformisme socialiste bourgeois tellement prégnant que la plupart d'entre nous ne voient pas qu'un totalitarisme hypocrite, insidieux pour l'instant encore, se met en place patiemment, mois après mois, depuis des années, depuis l'après-guerre en fait, depuis que l'Histoire a été copieusement révisée pour faire admettre fallacieusement au monde que les idéologies de gauche étaient meilleures pour les sociétés humaines alors même que deux des plus grands dictateurs socialistes, Adolf Hitler 1 (classé par d'habiles trucages intellectuels à l'extrême-droite) et Joseph Staline, venaient de mettre l'Europe à feu et à sang durant cinq années longues et terribles à cause de leurs lubies étatiques autoritaristes et autocratiques.

    Finalement, Trump personnifie une médiocrité individuelle qui n'est que le reflet de celle où notre monde occidental se complaît depuis près de 50 ans. Et il nous renvoie tellement bien le reflet de nos valeurs collectives majeures qu'il est en est détesté, moqué, brocardé... jusqu'au déni de démocratie. Le fait que Trump soit comparé à Hitler n'est pas anodin : c'est un raccourci exagéré et surtout tendancieux voire carrément malhonnête. Mais ce rapprochement hasardeux est surtout irrespectueux au regard des millions de victimes qui ont subi la barbarie nazie et dont la plupart en sont mortes. Donald Trump n'a pas conduit des gens en camp de concentration et n'envisage pas de le faire. Il n'a pas non plus décidé de supprimer toute liberté d'expression, ni d'empêcher la parution d'écrits divers le brocardant fort méchamment. Donald Trump n'est pas Adolf Hitler. Parfois, mieux vaut se taire que de dire n'importe quoi : un soupçon d'honnêteté ne coûte pas si cher, voyons. Il ne coûte que notre fierté et d'admettre que pour avoir absolument raison, on a dérapé verbalement et qu'on a fait un amalgame des plus douteux. Après tout, pourquoi la "padamalgam" mania ne marcherait que pour la population musulmane pourtant peu encline à condamner ses meurtriers terroristes et pas pour un homme qui n'a que le seul tort d'être un phallocrate éructant son mépris des classes laborieuses, il est vrai, mais sans morts sur la conscience, lui au moins ! Je ne sais pas, ce deux poids et deux mesures a un comme un léger goût d'indécence et une forte saveur d'injustice par contre. Mais il est vrai qu'en France, la haine du riche est tenace dans l'idéologie républicaine, bien que la plupart des fortunes se soient faites de façon honnête et méritoire et que paradoxalement, nos représentants du peuple adorent évoluer publiquement dans le luxe sans aucun égard envers leurs électeurs les plus indigents. Apparemment, l'honnête homme en terre de France se doit d'être de conditions modestes... et s'il est pauvre, c'est encore mieux : c'est un saint ! Donald Trump étant multimillionnaire est donc forcément perçu comme un esprit corrompu par tous ceux qui jalousent les gens qui réussissent sur le plan matériel au lieu de faire un utile auto-procès qui profiterait davantage à la collectivité.

     

    18. CE QUE RÉVÈLE L'ELECTION DE TRUMP - la fragilité démocratique du peuple

     

    Maintenant, parce que Trump est actuellement le président des Etats-Unis, on critique le système de vote américain qui se découpe en suffrage direct et en suffrage indirect avec la présence de grands électeurs dont le vote fait loi à la fin des élections. Ce système électoral n'est guère démocratique, il est vrai, mais jusqu'ici, pas grand monde, et surtout aux USA, n'a trouvé à y redire : le système fonctionnait tant bien que mal depuis des années sans que ça gêne personne plus que ça. Barack Obama a d'ailleurs été élu deux fois d'affilée sans qu'aucune plainte ne se fasse entendre. C'est bizarre tout de même cette propension à trouver un système acceptable quand il donne un résultat qui va dans le sens de nos idées puis à le contester le jour où il aboutit à un vote très différent voire opposé à nos valeurs et notre conception du monde. Une telle attitude révèle un déni de démocratie, ni plus, ni moins. Finalement, nous avons là, bien caché sous une idéologie qui se prétend humaniste et fondée sur la justice immanente, un beau petit fascisme en pleine gestation et, ce qui ne manque pas d'attirer l'esprit objectif, aux couleurs de la gauche : et vive le rouge flamboyant, couleur du sang, et le rose vif, façon bonbon, tel l'infantilisme présent dans nombre d'avis et critiques entendus ces dernières semaines ! Beaucoup, très nombreux, ont en effet réagi et continuent de le faire, tels de petits enfants gâtés qui tapent du pied parce qu'on n'a pas accédé à leur demande... enfin leurs exigences pour être plus précis. Eh bien, ça en dit long sur la maturité politique d'une multitude de gens et la nature réelle de leurs véritables intentions à propos du monde et donc des autres, dont moi, dont vous peut-être, cher lecteur. La conception de l'élection de ces gens est terrifiante : n'est validée en son for intérieur que l'opinion qui est en accord parfait avec la sienne ou qui en est au moins assez proche. Finalement, Hitler, Staline, Pol Pot ou Mao n'ont pas trop de souci à se faire : si peu en viendront à prendre le pouvoir pour remettre leurs idéaux au goût du jour, beaucoup par contre en distilleront encore et toujours des relents nauséabonds sous couvert d'implanter plus de justice sociale et de liberté d'être sur terre. C'est finalement toujours la même chanson depuis des siècles, celui qui, la main sur le cœur, clame vouloir défendre les valeurs humaines élémentaires est trop souvent celui qui les pourfend en réalité dans sa vie même s'il est convaincu de l'inverse quand il se voit vivre au quotidien. Mais lorsqu'on est juge et partie, on est rarement objectif et pertinent pour analyser et résoudre une situation injuste, n'est-ce pas ?

    Il est un point crucial que les anti-Trump de tous pays oublient ou dénient selon leur niveau de bonne ou de mauvaise foi : si notre grossier millionnaire est arrivé à la place politique ultime des Etats-Unis, c'est grâce à toute une frange de la population américaine qui, à force de s'entendre dicter le "bon" choix à faire, c'est-à-dire Hillary Clinton, en long et en large dans les médias, en a eu plus qu'assez de ne pas voir sa voix prise en compte avec soin et respect. De plus, comme ces injonctions à voter "correctement" étaient accompagnées d'une attitude récurrente lourdement culpabilisante en cas de "mauvais" vote éventuel, les gens visés ont rué dans les brancards et décidé d'agir dans le sens opposé à ce qui était prescrit. C'est un principe fondamental de la psychologie sociale : à trop vouloir insister auprès des gens, vous finissez par les faire aller exactement là où vous ne vouliez pas qu'ils aillent. L'adhésion d'autrui à vos idées doit toujours s'opérer avec mesure : le matraquage médiatique a aussi des effets pervers. Les pouvoirs publics américains qui sont sous la coupe de nombreux lobbies industriels et de la haute finance mondialiste ont perdu toute prudence tant ils étaient sûrs de leur victoire et de leur "bon" droit : une large partie du peuple leur a rappelé avec éclat que les choses sont heureusement plus complexes... et plus justes d'une certaine manière. La vie est étonnante : sous des dehors déplaisants, elle nous fait souvent saisir l'essence de la vraie beauté, celle qui signifie l'attention mutuelle et la collaboration entre les êtres. Avec Trump président, on est en plein dans le sujet, je crois ! yes Nous devons tous ensemble rediscuter de la nature de nos priorités pour nous et nos proches en tenant compte du bien-être collectif cette fois, sinon un jour, notre égoïsme et notre peur de quitter notre confort intérieur nous feront mettre au pouvoir, avec... ou sans élection d'ailleurs, un homme ou une femme aux desseins sombres et meurtriers pour son pays, son continent et même le monde, quelqu'un de bien plus proche d'Hillary Clinton dans son discours et ses apparences que de Donald Trump pour tout dire.

    En observant le dégueulis émotionnel indécent, puéril, déplacé, et par certains aspects ridicule, qui s'étale copieusement sur les réseaux sociaux depuis l'élection de M. Trump, je suis atterré devant tant de certitude sotte, d'égoïsme aveugle et de lâcheté venimeuse. Ah, il est beau le peuple qui pense dans la droite ligne socialiste capitaliste, communiste anticapitaliste ou de centre droit ou centre gauche : les vieux démons de jadis demeurent encore et toujours bien présents au plus profond du cœur humain. Tant que le citoyen ordinaire ne changera pas sa manière de concevoir le monde partagé entre des "gentils" (dont bien sûr il s'estime faire partie) et des "méchants", inutile de dire que tout autocrate beau-parleur et plus intelligent que ses concurrents trouvera là un terreau idéal pour percer. En fait, cette ébullition populaire nous ramène directement à la fameuse expérience de Milgram 2 où la facilité de soumission des masses à une autorité politique, administrative ou culturelle avait été démontrée de manière flagrante et indiscutable. Je trouve que l'on revit complètement cette réalité inquiétante : les médias et les politiques du système ont décidé que Donald Trump était le salaud de service, l'homme à abattre, et presque tout le monde suit, sans voir diffuser aucune preuve de ce qui est avancé sur les antennes. C'est effarant ! On comprend sans peine comment Adolf Hitler est parvenu à endoctriner aussi facilement le peuple allemand avant de lui imposer son idéologie obscurantiste si toxique. L'expérience de Milgram avait d'ailleurs été mise en place pour tenter de comprendre les mécanismes psychologiques qui avait permis à un seul homme d'entraîner un pays entier dans une aventure humaine meurtrière à une aussi large échelle sans que ça suscite une opposition suffisante et durable pendant très longtemps. La réponse à la question était alors apparue de façon limpide : l'homme ordinaire se soumet volontiers à tout pouvoir dès lors qu'il le reconnaît comme une autorité légitime et tant qu'il y trouve un accord tacite sur le plan des valeurs. En gros, tant qu'un individu lambda trouve un avantage dans une relation avec une autorité et qu'il y voit ses croyances intimes respectées, peu lui importe que la nature de ce lien puisse être préjudiciable à d'autres groupes de la collectivité. L'égoïsme structurel des rapports sociaux avait alors été démontré de manière indéniable ; les conclusions de l'expérience avaient beaucoup dérangé à l'époque et continuent d'ailleurs de susciter bien des interrogations et de la gêne encore aujourd'hui.

     

    Aussi, je retiens de tout ce tintamarre médiatique autour de Trump que l'aveuglement des foules n'a d'égale que leur soumission au discours médiatique même si d'aucun s'en défendra en public bien sûr : constater que l'on agit comme le mouton blanc de service est très incommodant pour l'estime de soi. Crier haro sur le baudet sans aucun fait pour étayer ses préjugés sur un homme qui a en outre le "malheur" pour beaucoup d'être très riche, ce qui le rend d'emblée antipathique pour ces derniers, témoigne d'une facilité du peuple à se laisser manipuler par des influences extérieures. Ces contrôleurs de l'ombre ont tout intérêt à créer et entretenir cette aversion à l'encontre du millionnaire président afin que les résultats du scrutin présidentiel soient contestés le plus possible voire annulés purement et simplement. Bien sûr, beaucoup continuent d'aller de leur discours à la gloire de la démocratie contre le vilain tyran alors même que leur attitude dément leurs propos sur l'instant : s'opposer au résultat d'une élection libre dans un pays démocratique et souverain, c'est rejeter le principe phare de la démocratie qui est la liberté d'un peuple à disposer de lui-même selon le cadre électoral en vigueur au moment du scrutin. Au bout du compte, cette élection au résultat contesté révèle que les principes démocratiques et de bonne entente sociale ne sont pas aussi solidement installés dans les esprits que nous pourrions le penser. Contre toute attente, une large partie du peuple vient de dévoiler une profonde immaturité politique et un attachement à une vision très égocentrique du monde, l'inverse même du principe démocratique de base qui célèbre le bien-être collectif. Par conséquent, l'avènement d'une société totalitaire fondée sur le poids exagéré et violent du consensus égalitariste tout en recourant aux lois du capitalisme dérégulé demeure une option complètement plausible. Intrinsèquement, les peuples occidentaux démontrent in situ leur extrême fragilité démocratique et que le vernis des belles formules et des grandes postures humanistes peut à tout moment se craqueler pour laisser réapparaître le vieux bois vermoulu des idéaux fascistes qu'ils soient de droite comme de gauche, aucun camp politique n'ayant sur ce sujet de leçon à donner à l'autre. 

     

     

    Notes et crédits :

    (1) : J'ai relu en 2016 plusieurs longs extraits de Mein kampf le best-seller du Sieur Adolf : entre autres diatribes envers les Juifs, il développe noir sur blanc une véritable logique politique socialiste dans laquelle le droit à la propriété privée est conservé certes mais où l'état concentre tous les pouvoirs. On ne peut faire plus collectif puisque l'état représente le peuple. En fait, j'ai toujours appris que le National-Socialisme d'Hitler était un fascisme de droite. Or, cette thèse est rediscutée, et tant mieux car c'est le propre de l'Histoire de contester les versions officielles conçues au profit des vainqueurs essentiellement. De nombreux historiens soucieux de justesse historique et de justice éthique tentent de nos jours de montrer que les choses étaient bien plus complexes et que le socialisme hitlérien n'était pas qu'un concept d'apparat. Evidemment, ces nouvelles thèses bien que sérieuses et se voulant objectives, viennent contredire la belle image patriotique de résistant que la gauche, française en particulier, a réussi à se constituer au fil des années depuis 1945... pour faire oublier une collaboration zélée avec les nazis. Il m'a toujours semblé injuste et suspect d'accuser systématiquement de révisionnisme ou pire, de négationnisme, toute personne qui tentait de rediscuter certains faits terribles liés à la collaboration droitiste alors qu'une mansuétude étonnante existait parallèlement pour celle de gauche. Ainsi, alors que tout le monde sait que François Mitterrand a été ministre de René Bousquet durant la Seconde Guerre mondiale et a entretenu des rapports étroits avec les autorités nazies, l'ancien président élu sous les couleurs socialistes bénéficie encore aujourd'hui d'un incroyable capital de sympathie parmi la foule de sympathisants et militants PS... comme si être de gauche lavait de tout crime celui qui s'en référait publiquement. C'est tout simplement choquant et indécent au regard de tous ceux morts sous le joug nazi : déportés, résistants authentiques de tous bords politiques et anonymes pris dans la tourmente de la guerre.

    En fait, la gauche française refuse toujours de faire son autoprocès. Nombre d'historiens idéologues, aidés par certains médias dominants avares de vérité mais prompts à entretenir les vieilles fables patriotiques, continuent de nier des évidences qui sont peu à peu dévoilées avec humilité, prudence et beaucoup de courage par d'autres spécialistes un peu plus honnêtes et objectifs. J'ai déjà entendu à la radio quelques historiens à la retraite avouer qu'ils pouvaient enfin parler franchement et dévoiler le fruit de leurs études après des années passer à enseigner à l'université : ils ont préféré se taire durent des années à cause du poids du politiquement correct et de la crainte de perdre le travail qui nourrissait leurs familles. Ça peut paraître lâche mais c'est compréhensible : l'administration républicaine française ne brille pas par son esprit démocratique et de justice, surtout dès qu'on touche à des secrets d'état ou à l'Histoire revisitée officielle. Certains s'y sont risqués et l'ont payé cher : discrédit public (cf. Michel Onfray, Jean-Claude Michéa ou Charles Robin pourtant tous apparentés à gauche) avec éventuellement une perte de leur travail... ou de la vie (cf. l'humoriste Coluche). Autour de l'appareil d'état français gravitent les gardiens de l'idéologie politico-philosophique unique imposée à tous ; ils sont aidés par une multitude anonyme qui, avec zèle, soutient leurs thèses, prête à vouer aux gémonies tout esprit qui pense autrement... donc mal. Internet est certainement le lieu où cette police ordinaire de la pensée s'exerce le plus et le mieux.

    Pour démontrer les nombreuses manipulations dont a fait l'objet l'histoire réelle, le mieux est d'en revenir aux nouveaux auteurs, jeunes ou moins jeunes, historiens, économistes ou biographes, qui ont décidé d'en revenir aux faits et d'affronter l'idéologie sociale-capitaliste dominante. Après tout, les tours de passe-passe intellectuels, vous les entendez, les lisez tous les jours. Ainsi, le très jeune Benoît Malbranque dit à propos de son essai historique
    Le socialisme en chemise brune (2012, DV Editions) sur le blog Prêchi-Prêcha :

    "La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu, sans même le prouver, que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », et dans ses mémoires, Adolf Eichmann expliqua même que sa « sensibilité politique était à gauche ». Ce sont des éléments troublants, et cela pose question."

    Le jeune économiste reprend même dans son essai une citation d'Adolf Hitler :

    "Nationalisme et Socialisme sont deux conceptions identiques. Ce n’est que le Juif qui a réussi, en falsifiant l’idée socialiste et en la transformant en Marxisme, non seulement à séparer l’idée socialiste de l’idée nationaliste, mais surtout à les présenter comme éminemment contradictoires. Et il a effectivement atteint ce but. A la fondation de ce Mouvement nous avons pris la décision que nous exprimerions notre idée de l’identité de ces deux conceptions : malgré tous les avertissements, nous avons choisi, à partir de nos croyances et de par la sincérité de notre volonté, de l’intituler National-Socialisme. Pour nous, être nationaliste signifie avant tout agir en étant motivé par un amour sans limite et total pour le peuple, et être prêt, si nécessaire, à mourir pour lui. De la même façon, être socialiste signifie bâtir l’Etat et la communauté des hommes de manière à ce que chaque individu agisse dans l’intérêt de la communauté des hommes, et qu’il soit convaincu de la bonté et de la clairvoyance de cette communauté d’hommes, au point d’être prêt à mourir pour elle." (cf. discours de Munich, 12 avril 1922)

    Beaucoup d'esprits avec une sensibilité de gauche ont tenté et tentent toujours de minimiser la portée de ces propos en affirmant que le dictateur autrichien ne pensait pas ses mots et manipulait la foule... sauf que Mein Kampf où une véritable idéologie socialiste est développée sera rédigé puis publié au cours des trois années suivantes et qu'Hitler s'y référera sans cesse. Ce n'est pas parce que le socialisme nazi était particulier qu'il n'était pas un socialisme. Au lieu de parler d'un socialisme unique, mieux vaudrait préciser les diverse façons d'appliquer cette idéologie au sein d'une société, ce serait plus juste et réaliste.

     

    (2) : De 1960 à 1963, le psychologue social Stanley Milgram va mener une expérience destinée à mesurer le degré de soumission à une autorité de tout individu lambda. Il s'agissait d'expliquer comment l'horreur nazie avait pu avoir lieu grâce à l'assentiment de presque tout un peuple et de voir jusqu'à quel point toute personne dite normale pouvait se soumettre au conformisme institutionnel et social.

    Voici ci-dessous deux liens pour présenter cette expérience célèbre qui reste depuis des années comme une référence en matière de preuve sur la facilité de sujétion des individus face à une injonction venant de ce qu'ils considèrent comme être une autorité légitime, peu importe la nature de la demande en elle-même, qu'elle soit acceptable moralement ou non :

    Expérience de Stanley Milgram - soumission à l'autorité 

    TP : expérience de Milgram : ce PDF est un document universitaire extrait du cours de J-B Legal, un de mes professeurs de psychologie sociale à l'université Paris-Nanterre. Sont mises en statistiques l'intensité et la profondeur des conditionnements sociaux qui permettent au conformisme de s'implanter dans l'esprit des gens et de rendre un groupe, même énorme, malléable et docile.

    Crédits photo : X.

     

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  • Commentaires

    1
    Anne
    Samedi 10 Décembre 2016 à 23:23

    Je t'ai lu attentivement deux fois.
    Comme d'habitude, je trouve cet article extrêmement honnête intellectuellement. Je m'appuie pour le dire sur ta « sensibilité politique », et ton appartenance à une des communautés citées, qui te placent indiscutablement au dessus de tous soupçons, quant à un parti pris quelconque. (le fait d'analyser une situation en se prétendant libéré de toute « sensibilité », nous fiche toujours dans la case de la suspicion, tu le sais bien, c'est mon cas, quelle époque nous vivons, qui nous voue systématiquement aux gémonies, dès que l'on analyse à froid des faits ou des fonctionnements qui nous semblent dangereux et liberticides . Ou que nous pointons du doigt avec suspicion, le politiquement correct pseudo généreux de toute une caste prompte à désigner l'autre de tous les noms d'oiseaux.

    Dommage, je ne puis surligner, et reproduire ici, les passages les plus percutants. (je comprends néanmoins cette protection de tes écrits )
    Personne mieux que toi ne peut développer sa pensée de manière aussi détachée et honnête. Je te connais personnellement, je sais qui tu es, et l'essentiel de ton parcours honorable, quant à tes valeurs humanistes, que tu appliquais au quotidien dans ton travail. (les donneurs de leçons, les prompts au déchaînement lapidaires, pétris de pseudos valeurs qu'ils n'appliquent pas ou peu, qu'ils croient seuls posséder s'en targuent pour clouer les réfractaires à leur pensée au pilori, alors je précise d'emblée la réalité ). Tes textes te ressemblent. Ils témoignent d'une lucidité libérée de tout embrigadement, mais bien d'un regard neutre et dégagé, vis a vis d'une dérive préoccupante.
    Elle est vraiment intéressante , cette analyse à froid de l'élection de Trump, et ce qui en découle... Et effectivement, je m'interroge comme toi, de ce pas de plus vers une « démocratie à la carte » comme tu l'as si bien dit ailleurs, et qui prend des vieux relents persistants d'avant... Je partage ton regard aussi sur Hillary la » va t'en guerre » qui me terrifiait tout autant, mais que nos bien-pensants avaient parée de toutes les vertus, car elle a su bien hypocritement laisser croire qu'elle était du côté des minorités oppressées (c'est ça la politique) …
    Très juste ton regard sur l'élection d'un type qui maîtrise la communication, et sur le côté franc jeu qui l'a sans doute servi, alors que sa rivale était la même, mais avançait avec un masque plus trompeur (comme chez nous) ! Qui peut encore y croire ?
    Comme tu as raison ! Il faut avancer en « collectif », et non en communautés égocentriques, nombrilistes, qui se tapent de l'humanité toute entière !
    (j'aime bien ton « anti-démocratie » qui avance maquillé derrière un amas de « bonnes causes  ou d'intention» pour garder une respectabilité, c'est si juste)

    « intégrer la divergence de pensée, intégrer le désaccord, comme constituant de la vie publique », comme tu as raison !
    Et comme toi, entre 2 maux, je me demande si ils n'ont pas choisi le moins pire, pour la paix dans ce monde si fragile. Comme toi, sur ce coup là, il vaut mieux la jouer « collectif » ! l'ont-ils seulement vu, les révoltés des réseaux sociaux, que cette dingue les menait directement à un troisième conflit mondial ?

    Et comme toi, je n'aime pas ce totalitarisme, insidieux, que je sens revenir drapé derrière des « pseudos bons sentiments », qui ont fait tant de ravages naguère.
    Ma seule réserve concerne ta phrase concernant Hitler, que je mets comme toi dans le même panier que Staline, Pol Pot, Mao,(et vice versa) et dont tu soulignes les ravages de leurs idéologies qui ont conduit à tant de barbaries (passées sous silence, pour les 3 derniers ). Comme tu le sais, je suis passionnée d'histoire, mais il me manque les éléments qui concernent ta remarque sur les manipulations des intellectuels concernant Hitler, et sur les raisons qui font que l'on fasse systématiquement un rapprochement entre Hitler et l'extrême droite (mais dont tu sembles placer le « socialisme » plus à gauche), mais jamais entre Staline, Lénine, Mao et Pol Pot à l'extrême gauche qui est toujours honorable...Pourquoi ce 2 poids 2 mesures ? J'aime bien qu'on souligne les dérives des uns et des autres, comme tu le fais. Cela rend le débat plus sain.(chouette la métaphore du bois vermoulu ;) )
    Tu as bien fait de surligner quelques passages en jaune, qui me paraissent vraiment plus que jamais être des chemins de réflexion. ( valable pour ceux qui arriveraient à se dégager de toute « inclination de bon aloi » )
    les 5 dernières lignes sont à méditer... Bravo en plus pour ces 5 lignes là !

    Je voulais faire court, et j'ai fait long, comme d'habitude, et j'avais encore beaucoup à dire, mais c'était inutile, cela allait dans ton sens ! Et tu as le don de ne rien omettre dans tes raisonnements ! Tu as raison, c'est justement ce qui te distingue de la déferlante des phrases à l'emporte pièce si typiques aux réseaux sociaux ! On balance dans une phrase sur FB sa pseudo petite révolte pour nous donner une apparence « de gens biens », et ça nous suffit. C'est l'autre le méchant. C'est autre chose, de justifier son point de vue, et de l'appliquer dans sa vie, n'est ce pas ?  

    2
    Mardi 13 Décembre 2016 à 02:17

    Voilà Anne, après lecture de ton commentaire, j'ai réparé ma négligence : je te livre une source fiable et sérieuse à propos des dérives intellectuelles qui ont mené à travestir la nature socialiste du régime nazi en régime d'extrême-droite. C'est la référence (1). J'y avais pensé mais j'ai eu la flemme de chercher. Or, ton commentaire vient me rappeler que sur des sujets aussi sensibles, vu la dictature de la pensée socialiste-communiste moderne, mieux vaut assurer ses arrières. Les cerbères de la pensée unique sont bien plus nombreux parmi les anonymes qui pullulent sur le Net que dans les cabinets des ministères... et sont bien plus dangereux et surtout agressifs autant qu'intolérants : ils agissent bien cachés derrière leur écran d'ordinateur, sans courage mais avec véhémence et méchanceté.

    Dans cette première note de référence, je développe longuement, avec précision, le contenu de mes observations sur le nazisme ainsi que de son traitement historique pour le moins léger et tendancieux. Puis, je donne deux sources sérieuses en mettant en avant un jeune auteur qui a écrit un essai sur les liens idéologiques étroits entre socialisme et nazisme. C'est en mettant face à la réalité historique que je peux mieux te montrer combien l'histoire a été trahie afin de faire aller l'opinion publique dans un sens favorable à certaines idéologies politiques et philosophiques. Les références citées viennent appuyer le fait de la manipulation de la réalité historique à des fins de tromperie généralisée et durable.

    Pour ce qui est du socialisme, je le place à la droite de la gauche... mais en restant bien à gauche quand même selon les critères de l'Ouest européen.

    Voilà, j'espère que tu es satisfaite. Ceci dit, cet ajout nécessaire enrichit mon texte et le crédibilise.

    Merci de ta contribution. smile

    3
    Lundi 19 Décembre 2016 à 19:29

    Bonsoir,

    Voilà une analyse percutante et courageuse, qui pointe, avec raison selon moi, le fait que la démocratie est en danger. Quand j'ai su ce qu'a tenté de faire une partie de la population, non seulement américaine mais même européenne, en appelant les foules à se rebeller contre cette élection, j'avoue que je me suis moi-même posé des questions à propos de cet esprit démocratique censé régner sur nos pays et protéger nos institutions. Car enfin, la majorité de la population américaine a fait un choix et quelque soit ce choix, que nous l'approuvions on non, il n'est tout simplement pas contestable, d'un point de vue démocratique.

    Personnellement, ma confiance dans les hommes politiques, de quelque côté qu'ils se trouvent, à droite, à gauche, au centre, est très limitée, pour ne pas dire inexistante. Selon moi, un responsable politique, et plus encore un président élu se doit d'avoir une vision à court, à moyen et à long terme pour son pays et surtout, surtout, une vision qui place le respect de l'être humain, quel qu'il soit, et celui de la nature et des espèces animales, au centre de tout. Tout le reste est secondaire. Tout simplement parce que tout découle de ce respect premier. C'est l'opinion d'une terrienne lambda que je vous livre là, une terrienne qui se veut totalement indépendante de tout groupe social, politique ou religieux, une terrienne qui, d'ailleurs, n'est spécialiste ni de politique, ni d'économie ni de stratégie militaire, ni de religion, mais qui, en revanche, s'honore d'avoir une conscience "planétaire".

    Pour tout dire, tout ce tapage médiatique m'agace un peu, et tout comme vous, je pense que ce tollé général contre Donald Trump n'est qu'un faux problème, qui cache les réalités les plus dramatiques de notre monde : le déclin de l'humanisme, la montée des inégalités, celle des intégrismes et surtout, l'indifférence quasi générale envers la lente destruction de la planète. Les déserts avancent, les eaux montent, au point d'affamer ou de délocaliser les populations. Le changement climatique est en train de tout bouleverser et nous, que faisons-nous ? Nous nous interrogeons sur le meilleur régime politique à adopter pour conserver nos petites prérogatives qui demain, seront peut-être balayées d'un coup de vent. Ce qui, me direz-vous aura au moins le mérite de remettre tout le monde au même niveau.

    Je ne comprends plus ce monde... Mais ce qui me rassure un peu, c'est que je ne suis pas la seule, que des milliers d'autres terriens comme moi ont envie que les choses changent, mais qu'elles changent vraiment. "Pas pour de faux", cette fois. Et ce n'est pas grâce à un ou plusieurs hommes politiques de la trempe de ceux que nous connaissons aujourd'hui que ce changement pourra avoir lieu. Il faudrait des leaders de qualité exceptionnelle, des humanistes dans l'âme, des êtres sincères, justes, loyaux, dévoués, totalement désintéressés, (ceux-là sont extrêmement rares) et incorruptibles (encore plus rares). Autant dire tout le contraire de nos politiques actuels.

     

    Les peuples en ont assez, à présent, d'être des jouets entre les mains des puissants et c'est effectivement la raison pour laquelle les choix politiques qu'ils font actuellement, peuvent être parfois si surprenants. C'est parce que personne, parmi les politiques qui prétendent leur apporter du nouveau, ne correspond à ce qu'ils attendent réellement. C'est, je crois, ce que nos dirigeants ne voient pas ou ne veulent pas voir aujourd'hui, mais que, par la force des choses, ils seront bien obligés de regarder en face. 

    Merci pour votre texte, que j'ai trouvé extrêmement intéressant et qui m'a offert l'opportunité de m'exprimer.

    Bien cordialement,

    Sérénita

      • Mardi 20 Décembre 2016 à 17:23

        Merci Sérénita pour ce commentaire très beau et bien argumenté. En plus, il complète merveilleusement mon article : il met en exergue les fondements philosophiques qui ont mené à la rédaction de ce texte. Nous partageons donc le même point de vue général à quelques infimes nuances près certainement. 

        Quelques passages de votre commentaire m'ont beaucoup plu. Ainsi, j'ai retenu : 

        "C'est l'opinion d'une terrienne lambda que je vous livre là, une terrienne qui se veut totalement indépendante de tout groupe social, politique ou religieux, une terrienne qui, d'ailleurs, n'est spécialiste ni de politique, ni d'économie ni de stratégie militaire, ni de religion, mais qui, en revanche, s'honore d'avoir une conscience "planétaire".

        J'ai ce sentiment en commun avec vous. Et nous l'avons tous deux bien mieux que beaucoup d'anti-Trump passionnés et vindicatifs, en particulier toute la meute de "No border" (aucune frontière) qui veulent l'abolition définitive des frontières entre pays. Je suis personnellement un fervent défenseur du maintien des frontières (cf. article 15) qui, seules, peuvent nous garantir une Terre plurielle et diversifiée face à l'ouragan capitaliste libéral qui nivelle tout sur son passage.

        Autre point que j'ai grandement apprécié, et qui résume à lui seul l'idée générale qui a donné naissance à mon article, est ce rappel judicieux : "(...) et nous, que faisons-nous ? Nous nous interrogeons sur le meilleur régime politique à adopter pour conserver nos petites prérogatives qui demain, seront peut-être balayées d'un coup de vent.". Parce que TOUT est là en fait ! Ceux qui vocifèrent sur les réseaux sociaux et ailleurs sur le Net contre l'élection de M. Trump ne sont portés que par leur EGOÏSME qu'ils tentent de cacher derrière de pieuses intentions humanistes. Ce n'est pas le bien collectif qu'ils voient concrètement mais bien leur SEUL projet de vie, et les avantages rattachés, ni plus, ni moins. Vous avez tout dit chère lectrice ! Bravo !

        Merci pour cette très intéressante et éclairante contribution. cool

    4
    Mardi 20 Décembre 2016 à 18:10

    Ce fut un plaisir pour moi. Vraiment smile.

    Bonne fête de fin d'année !

    Amitiés,

    Sérénita

    5
    Jo le condor
    Mardi 12 Septembre à 09:33

    Hello bonjour

    Très beau travail d'analyse, bravo.

    J'ai lu ce texte avec un vif plaisir.

    Amitiés

    Jo

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