• 16. AUTOMNE, MÉLANCOLIE ET SOUVENIRS - d'un défi à l'autre

     

    L'automne est revenu. Cette année, cette période coïncide avec mon propre retour à l'université que j'avais quittée en 1994. Je dois me réadapter à tout un environnement où la théorie et le travail intellectuel sous la contrainte sont la règle : c'est très dur et je me sens par moment dépassé. Je suis partagé entre le plaisir que procure le fait d'avancer dans un projet qui me tient à cœur et l'angoisse face à la lourdeur du travail à fournir, à tel point que des effluves de tristesse m'envahissent de temps à autre répondant comme un écho à la mélancolie poétique que dégage l'automne.

    Depuis quelques semaines, je laisse libre cours au mal-être qui a pris place en moi. Mon âme me parle. Mon être profond reste perplexe devant l'académisme suranné des études universitaires où tout plaisir est banni : l'éducation n'y est concentrée que sur le savoir rationnel oubliant que tout apprentissage est plus efficace lorsqu'il est fondé sur la curiosité et la créativité. Bref, la stimulation du cerveau gauche n'est pas encore pour demain à l'université. La manière d'enseigner y est carrément obsolète. Le comble est en partie atteint lorsqu'il s'agit des études de psychologie où selon moi, toutes les zones du cerveau devraient être stimulées et pas uniquement celles reliées à l'intellect et la logique rationnelle : l'intuition, les émotions devraient avoir droit à autant d'attention que le reste qui est du coup survalorisé. Songez qu'on ne demande à aucun étudiant de la filière d'entreprendre pour lui-même une psychothérapie alors que plus tard, des patients vont se retrouver face à lui : l'humain n'est absolument pas pris en compte. C'est drôle de vouloir soigner autrui sans réellement se connaître soi-même en profondeur. C'est peu logique, peu cohérent.

    En fait, ce que je constate est que l'atteindre d'un objectif nous renvoie inévitablement vers un autre but à réaliser. La vie ne s'arrête jamais. Mon obstacle principal est désormais d'accepter un contexte qui ne me respecte pas et ne respecte pas les étudiants dont la manière d'apprendre n'est pas fondée sur l'accumulation de savoirs et de connaissances. C'est temporaire mais obligatoire si je veux obtenir ma licence de psychologie et progresser dans ma vie professionnelle. Cette prise de conscience intime inconfortable est ma réalité actuelle et je la partage avec vous dans le texte suivant. Mais ce faisant, je vais aller un peu plus loin que le simple constat intérieur : dans un cheminement particulier, c'est en effet toujours l'univers qui s'exprime.

     

    Alors que je viens de rentrer à nouveau à l'université à 52 ans, que cette reprise d'études représente une grande victoire personnelle pour moi, qu'il y a encore quelques semaines, une joie simple et sereine m'animait, voici que Dame Tristesse est revenue, dans ses pénates c'est-à-dire mon cœur. Je ne me plains pas : je suis heureux de ce qui m'arrive mais depuis la rentrée universitaire, entre le stress et l'anxiété face à tout ce qui m'attend, le doute quant à obtenir ma licence de psychologie avec au moins une mention assez bien, je me rends compte de l'écart qui me sépare de ce but et par ricochet, je réalise encore plus le fossé qui existe entre moi et mon projet d'art-thérapie, lui-même étape vers mon objectif ultime : l'Australie, un jour... ou ailleurs peut-être. Après la clarté intérieure qui a ensoleillé tout mon être en juillet et août, je reviens vers mes clairs-obscurs habituels.

    Dans la tête me trottent les encouragements donnés un jour aux croyants de mon mouvement bouddhiste par le philosophe bouddhiste japonais, Daisaku Ikeda, une de mes grandes références éthiques personnelles. Je n'ai plus les termes exacts en tête mais j'ai gardé l'idée générale en mémoire : l'atteinte un objectif important n'est en rien une fin mais le début de quelque chose, les premiers pas vers... un nouveau but ! Daisaku Ikeda signifiait par là que la vigilance doit rester de mise lorsqu'on a réalisé un projet : nous avons vite fait de nous laisser griser par la victoire et de nous relâcher un peu trop minimisant le fait qu'après avoir gagné, nous devons continuer vers un objectif plus important. En effet, nos projets et buts ne sont souvent qu'une longue suite de choix et de décisions liés les uns aux autres qui articule notre existence entière. La pensée de Daisaku Ikeda invitait chacun à ne pas s'enliser dans la stagnation : la vie change à chaque seconde et rien n'est permanent dans notre réalité. Nous devons sans cesse avancer, créer, innover si nous voulons rester en relation intime avec notre être profond et nous respecter. En dehors de la mort, la vie rejette l'inaction prolongée et se corrompt si nous en demeurons à nos acquis.

    J'ai été admis à l'université après sélection. C'était un objectif en soi : j'ai quitté mon ancien travail l'an dernier pour donner un coup de fouet à mon projet professionnel qui s'enlisait depuis déjà 4 ans. J'ai pour objectif de me créer un cadre professionnel le plus adapté possible à ma vie dorénavant : je veux devenir art-thérapeute, en partie salarié en institution et exerçant dans son cabinet le reste du temps. En raison d'un contexte confus en France, je compte exercer ce métier à l’étranger où il est mieux reconnu. Mais du coup, l'obtention d'une licence de psychologie ou d'arts plastiques est obligatoire. Je me retrouve donc bien des années après avoir été étudiant en lettres modernes à revenir sur les bancs de la faculté. J'ai obtenu une grande victoire personnelle à travers mon admission en 3è année de psychologie vu la sévérité des sélections... et que je n'avais demandé que l'entrée en 2è année au départ. Je savais que ce résultat n'était qu'une étape, la première vers un changement de statut social, ce qui impliquait de suite qu'une fois l'admission en licence acquise, je devais aussitôt m'atteler à étudier sérieusement pour obtenir le diplôme en juin prochain. Bref, pas de répit : j'ai gagné... pour me voir rapidement obligé de remettre ça, comme on dit, afin d'atteindre un objectif plus élevé que celui obtenu cette année. Rien ne s'arrête et surtout pas la vie : être vivant signifie affronter des obstacles, petits ou grands, et devoir se lancer des défis régulièrement si on veut espérer se développer et progresser dans l'existence.

     

    16. AUTOMNE, MÉLANCOLIE ET SOUVENIRS - d'un défi à un autre

     

    Toutefois, aller plus loin sur son parcours de vie requiert une certaine confiance en soi que je n'ai jamais acquise complètement en raison de motifs familiaux. Ma jeunesse portera à jamais les stigmates de cette insuffisance. Ce que je veux dire est simple : après être parvenu à être admis en faculté de psychologie à Paris Nanterre, j'ai pu à nouveau vérifier la véracité et le bon sens des conseils de Daisaku Ikeda à propos de la continuité de la vie et du fait de ne pas se reposer sur ses lauriers. J'ai pris conscience de la difficulté des études dans lesquelles je me suis engagé : la psychologie est une science au sens propre, ce qui implique le recours constant à une rigueur méthodologique et l'expression d'un rationalisme assez lourd, sauf en psychanalyse où la théorie et l'explication d'hypothèses (les fameux concepts freudiens), permettent d'extrapoler hors du strict champ clinique cognitivo-comportementaliste de la psychologie moderne. Cette complexité des études de psychologie me fait douter dans mes capacités à suivre les cours avec aisance et à obtenir des résultats qui soient satisfaisants pour moi d'abord et pour les professeurs et jurys ensuite. Du coup, mon angoisse habituelle s'est brusquement mâtinée d'une dose intense d'anxiété depuis quelques jours au regard du défi que j'ai à relever chaque jour : me mettre au niveau des autres étudiants, plus jeunes, dans certaines matières et croire en moi malgré tout. Je ressens beaucoup de fatigue mentale parfois et vois certains signes de mon ancien burn-out poindre à nouveau. Ce constat me rend très inquiet à certains moments : je ne suis plus sûr de rien.

    Lorsqu'on vit son rêve ou tout au moins une situation envisagée comme objectif intermédiaire pour aller vers son rêve ou grand but final, on doit se confronter aux difficultés inhérentes à cette réalité. C'est la grande loi de la vie : nul ne peut échapper aux problèmes, y compris dans des contextes favorables. Tout ne dépend que de notre attitude face aux épreuves et contretemps. Je me sens divisé : d'un côté, rempli de l'énergie d'agir au mieux pour parvenir à mes fins et de l'autre, conscient que je suis plus haut que hier mais encore plus bas que demain factuellement. Je me dis qu'après tout, je peux vouloir le meilleur pour moi, faire tout mon possible pour concrétiser mon prochain but au mieux, je ne sais en définitive si réellement, j'y parviendrai. La vie est surprenante... et les chemins de traverse si nombreux. Mais là, je me dis toutefois que c'est l'univers qui m'a tout de même amené là où j'en suis aujourd'hui. Du coup, ça m'aide à relativiser ce que je vis. La gratitude qui ne quitte plus mon cœur m'invite à rester humble et ouvert : je sais que je ne suis pas là où j'en suis par hasard. J'ai fait beaucoup d'efforts pour y arriver et j'ai obtenu mieux que ce que j'envisageais alors. Or, dans la vie et la logique universelle, tout possède un sens que nous ne saisissons souvent que bien après avoir vécu les événements correspondants. Cette caractéristique singulière est inhérente à la condition humaine.

    Je me retrouve à vivre un état récurrent de ma personnalité : l'ambiguïté ou l'entre-deux, jamais dans un état ni vraiment dans un autre, les nuances encore et toujours au plus intime de moi. Tout en mesurant ma chance, je reste conscient des risques d'échouer. C'est là souvent que j'ai besoin de soutien venant d'esprits solides et bien ancrés dans la réalité. Or, mon médecin Michel Zala est décédé il y a deux ans maintenant. C'était un second père pour moi, un guide, un éveilleur d'âme. Il appartenait à ce type de personne qui vous pousse à mettre le pied à l'étriller tout en respectant votre rythme personnel. Cet homme m'a fait énormément progresser. Mais il n'est plus là : il me manque beaucoup, vraiment. En dehors de lui, je n'ai plus personne à qui pouvoir me confier avec cette qualité aussi grande, excepté peut-être mon amie intime, la Fée Carabosse (... qui se reconnaîtra !). Eh oui, certaines personnes sur terre vous apportent par leur simple présence la magie superbe d'une relation humaine constructive : avec elles, tout est simple, et vous pouvez être vous-même sans fioritures, sans biais. Je pense également à mon ami Gérard D. avec lequel le lien s'approfondit de jour en jour : tous deux, nous atteindrons sûrement une très haute qualité relationnelle avec le temps.

    Depuis quelques jours, je regarde le chemin parcouru depuis 2008, l'année où ma grande crise existentielle s'est achevée dans un moment de souffrance intense et profond au tout début de l'été. Ça fait déjà 8 ans ! Comme il s'en est passé des choses depuis ! Comme j'ai évolué en mieux : déterminé mais surtout plus solide et mieux préparé car plus clair et en phase avec mes vraies aspirations, pas celles implantées en moi par la société ! Je revois tous les beaux moments de vie que j'ai pu vivre en 8 ans : les années 2009 et 2010 resteront à jamais pour moi de pures périodes de bonheur. Ah, mon bel été 2010 et ensuite l'automne de cette même année où en Australie, j'ai pu goûter aux charmes... du printemps austral ! Cette année, l'été a été un écho de celui de 2010 : apaisé, tranquille, je l'ai vécu à 100%. J'ai fait le plein d'attention et d'amitié. J'ai pu même partager trois jours d'échange simple et beau avec ma mère, nouvellement veuve. Tandis que je progresse sur mon chemin de vie unique et original, je pense beaucoup à toutes les personnes qui m'ont beaucoup apporté depuis 8 ans, amis, connaissances, et qui entre-temps sont décédées : M. Zala, mon médecin comme mentionné ci-dessus, mon père mort en janvier de cette année, Samuel, un de mes grands amis de cœur, mon amour secret aussi, qui s'est suicidé le 5 novembre 2000 face aux mêmes démons que moi auxquels il n'a su résister. Samuel avait 31 ans. Il est parti à un moment où j'amorçais un tournant crucial dans ma vie. Je pense aussi à Patrice, Emmanuelle, Nasserdine, Mathias et Pierre-Christophe, 5 adultes handicapés qui ont particulièrement compté dans ma vie professionnelle : leur absence n'a d'équivalent que leur présence régulière dans mon cœur. Ils m'ont tant appris à leur insu. Grâce à eux et leurs camarades en institution, j'ai acquis un savoir-faire qui a été reconnu par le jury de l'université où je suis étudiant actuellement. Je ne l'oublie pas !

     

    16. AUTOMNE, MÉLANCOLIE ET SOUVENIRS - d'un défi à un autre

     

    Je vois les années défiler. Peu à peu, de plus en plus de gens que j'aime partent : ils deviennent des gens que j'ai aimés. Avec eux, j'aurais tant apprécié de partager le fruit de mon avancée intérieure et de la principale victoire qui en découle, mon admission à l'université au département de psychologie. Ces absences qui s'accumulent me montrent à quel point notre temps de vie sur terre est aléatoire et fragile. Tout change en quelques jours voire quelques secondes ou minutes dans notre dimension terrestre. Cette incertitude permanente est à l'évidence ce qui nourrit mon angoisse existentielle permanente et provoque mon anxiété présente : vivre sans jamais être sûr de rien m'est malgré moi insupportable bien que j'en saisisse l'inévitabilité. L'inconnu qui réside dans l'avenir me remplit d'un effroi plus ou moins conscient parce qu'au fond, je sais qu'à tout moment, tout peut s'arrêter. En fait, je crains simplement de mourir avant de voir certains objectifs réalisés de mon vivant. Je mesure à quel point nous ne détenons pas les rênes de notre existence aussi intégralement que nous le voudrions malgré les discours des nouveaux gourous de ce début de XXIè siècle, les conseillers et autre entrepreneurs en bien-être et développement pseudo-spirituel qui réinterprètent beaucoup plus la réalité à leur sauce qu'ils ne décrivent des faits scientifiquement établis valables pour tous. Cette inexorabilité inhérente au sort de l'être humain face au temps terrestre limité par sa dimension particulière me pèse d'autant plus que j'ai atteint cette année l'âge de 52 ans. J'ai peut-être déjà dépassé mon milieu de vie : le temps m'est désormais compté. Chaque faux pas, chaque retard, aura un impact bien plus important que lorsque j'étais plus jeune : je n'ai plus droit au rattrapage. Devoir intégrer ce fait sous l'obligation du terrain est une leçon sévère qui entretient mon état mélancolique actuel. Je fais de mon mieux, tout en sachant que je ne suis jamais au top. Je suis simplement celui que je suis ici et maintenant, imparfait mais loyal à mon égard toutefois

    L'automne est certainement la saison qui nous rappelle le mieux que tout passe après être apparu ou réapparu et que nous n'y pouvons rien changer. C'est ainsi : la vie, l'univers, nous impose des limites dont celle du temps et de la mortalité que ça nous plaise ou non. Savoir accepter profondément, intégrer et gérer cette rigueur implacable du cadre de notre existence terrestre est en soi la clé essentielle du bonheur avec la gratitude. Je suis concrètement en phase prolongée d'apprentissage. Les mystère de la mort sont mon énigme qui inconsciemment me terrifie à un niveau que je ne soupçonnais pas puisque j'en arrive à cultiver malgré moi une mélancolie qui par moment me sape le moral. Je suis même parfois au bord des larmes de façon inattendue et profonde. J'observe alors les gens autour de moi aller et venir, vaquant à leurs occupations : je me sens dans un état inconfortable, complètement décalé, dans une dimension parallèle, avec eux et ailleurs simultanément. J'ai l'impression de devenir "ultra-conscient" de la nature et du fonctionnement des choses tandis qu'une masse de gens vivent tout bonnement leur vie sans se préoccuper plus que ça de ce qui leur arrive, sans que je porte un jugement à leur encontre. Ce fossé croissant entre la majorité et moi m'angoisse aussi parce qu'il me place dans une situation de solitude marginale malgré moi : je vis au contact des autres sans être avec eux complètement. Je vis à part intérieurement. Mon état de "sur-conscience" m'oblige sans cesse à m'ajuster à la réalité ambiante afin d'éviter une implosion interne de mon être qui me conduirait tout droit à l'hôpital psychiatrique, un comble pour un étudiant en psychologie et futur thérapeute ! Cette tension permanente bien que supportable me rend vulnérable aux heurts des contextes que je traverse mais fait aussi ma force : je reste sans cesse aux aguets.

    16. AUTOMNE, MÉLANCOLIE ET SOUVENIRS - d'un défi à un autreC'est l'automne. Le vent emporte en légers tourbillons les feuilles jaunies, asséchées, des arbres qui se dénudent. Le temps entraîne doucement nos ultimes souvenirs d'été vers son maelström insatiable prêt à les engloutir, trou noir gigantesque de notre mémoire. Comme vous, je vais mon chemin ignorant de quoi demain sera fait. J'essaie de m'y faire parce que j'ai entamé ma 2è partie de vie, la plus fondamentale, celle qui un jour vous met face à celui que vous êtes réellement au moment ultime de mourir. Je vais mon chemin parce que je n'ai pas le choix sinon cela signifierait que je veux mourir. Or, je ne veux pas quitter la Terre pour l'instant : j'ai encore trop à faire. Je veux me respecter. Parfois pourtant, la douleur de vivre est si intense que je sens mes pulsions mortelles réapparaître. Mais je sais que partir d'un coup, brutalement, ne résoudrait rien en profondeur : je n'aurais pas accompli ma mission particulière, celle que je me suis fixée pour mon bien propre et celui des personnes qui m'entourent régulièrement. Mon existence a un sens que je découvre peu à peu : c'est le motif unique qui me retient à la vie physique. Oui, le seul.

    Je vous souhaite de continuer sur votre chemin particulier et que vous sachiez acquérir et utiliser l'intelligence de vivre, cette attitude fondamentale de ceux qui savent s'adapter aux circonstances plutôt que de s'en plaindre lorsqu'elles sont adverses. Apprenez toujours à danser sous la pluie au lieu de rejeter le fait que les gouttes vous tombent dessus : la vie est le maître, vous l'élève. Laissez l'univers faire de vous son disciple et vous apprendre à vivre en parfaite harmonie avec lui. Faites des choix, décidez mais que vos projets ne deviennent pas des attentes trop rigides : vos rêves sont vos amis tant qu'ils restent vos serviteurs. Alors, ils vous font avancer. Ils deviennent vos ennemis sournois le jour où ils sont une fin en soi, vous coupant ainsi des autres et de l'énergie cosmique au profit de votre ego seul. Notre épanouissement personnel n'a de sens que par rapport à la qualité du lien que nous entretenons avec les autres et l'environnement. Par effet miroir, ceux-ci et les choses nous renvoient à chaque seconde l'exact reflet de qui nous sommes au fond. Aussi, si vous êtes mécontent de votre sort, interrogez-vous honnêtement sur vous-même et ajustez ce qui doit l'être. Restez humble. C'est la période propice : l'automne puis son compagnon l'hiver nous invitent revenir à plus d'intimité, que ce soit chez nous, notre foyer extérieur bien sûr, mais aussi en nous, à l'intérieur. 

    Rappelez-vous que la qualité de notre voyage personnel sur la planète où nous vivons, notre lieu de vie temporaire, importe bien plus que la destination que nous avons programmée car en fait... nous ignorons si nous l'atteindrons effectivement un jour, cette fameuse destination avec tous les objectifs accomplis rattachés. Après tout, la vie nous le montre clairement : beaucoup de gens meurent avant d'avoir atteint le point de chute qu'ils s'étaient fixé quand ils ne changent pas de cap en route pour leur plus grand mal... ou bien. Ainsi, comme nos rêves d'hier ne sont pas tous devenus notre réalité d'aujourd'hui, nos rêves présents ne seront pas tous notre réalité de demain. C'est un fait. C'est objectif. Nous devons bien en saisir la nature et la réalité : c'est une adaptation qui fait progresser très vite sur le chemin de la sagesse... et sur la voie du bonheur. D'un défi à l'autre, avançons plus libres qu'avant et ouverts aux surprises de la vie, surtout quand celles-ci ne correspondent pas tout à fait à ce que nous avions imaginé au départ. Sachons remercier pour le positif, aussi humble ou inattendu soit-il, l'univers qui ne reflète en définitive que notre réalité intérieure, ne l'oubliez jamais.

    Je vous souhaite bon courage à tous dans vos projets et vos actions . Passez un très bel automne ! smile

     

    Crédits photos : X

     

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  • Commentaires

    1
    FAUSTINE 78
    Samedi 22 Octobre 2016 à 22:41

    Je te souhaite de réussir... Très courageux...

    Un rêve pour moi, peut être dans une deuxième  vie...

    bizzs FAUSTINE.

      • Samedi 29 Octobre 2016 à 16:04

        Le tout est d'oser agir, être soi-même... peu importe le temps, l'âge. Après, évidemment, les choses se mettent en place avec du temps. La persévérance compte alors. wink2 Donc... à toi de voir à un moment donné Faustine !

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    2
    Vendredi 19 Mai à 10:45

    Bonjour Pierre Laurent 

    Une introspection et un   cheminement  vers son "moi intérieur " pour mieux se tourner vers autrui

    j'aime beaucoup ce texte .

    Oui Il est nécessaire de poser un regard sur soi même avant de le poser sur les autres 

    La vie a un sens sinon pourquoi serions nous ici bas ?

    Je citerai juste une phrase de Bernanos que j'avais écrite sur mon petit carnet d'adolescente

    "Vivre toute sa vie , Aimer tout son amour , Mourir toute sa mort "

     

    je pense que tout est dit

    Amicalement

    Nicole 

     

      • Mercredi 7 Juin à 14:45

        Bonjour Nicole !

        Je reviens sur ton commentaire. Il m'a fait relire en partie mon texte et surtout les derniers paragraphes. Et je crois que c'était nécessaire de le faire vu la période plus houleuse que je vis actuellement. Ce conseil que je donne aux autres, "Dansez sous la pluie", je dois me le remémorer et en tenir la conduite... car nous avançons sur un chemin dont en fait, nous ignorons si nous irons jusqu'au bout. Seul importe le voyage. Notre vie est plus d'apprendre à vivre le court terme profondément et intensément que de nous projeter dans l'avenir qui par essence demeure hypothétique. Ce dernier est d'ailleurs rarement ce que nous avions prévu, signe s'il en est que la vie reste et restera rebelle à nos sollicitations entières. Parfois, elle daigne nous exaucer, la plupart du temps, non. Elle nous offre autre chose qu'il nous faudra accepter avec joie, sagesse, calme... ou résignation. En fait, la question est là : vivons-nous les évènements de notre existence en accord avec celle-ci ou par défaut ? 

        Bien à toi ! wink2

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