• 14. LA FUITE DU TEMPS

     

    Ce court poème en prose est le deuxième écrit poétique du blog. J'y aborde un thème qui nous touche au plus intime de nous-mêmes puisqu'il nous concerne tout au long de notre vie dès l'instant de notre naissance : le temps. En effet, rien ne nous ramène plus à notre état humain, et donc mortel, que le défilé des secondes, minutes, heures et jours qui rajoutent des mois et des années au compteur de notre vie. Inexorablement, le temps passe, indifférent, impitoyable... presque cruel.

     

    

    Les beaux jours de la vie sont ceux que l'on croit charmants, faute de temps. Ne jamais cesser de dire que les plaisirs sont rares, ne durent pas : c'est le propre de l'homme de chercher un Ailleurs de vent et de plumes.

    Le temps fuit.

    Un souffle léger soulève des flocons de douceur blancs qui esquissent une farandole désordonnée dans le ciel bleu où des nuages cotonneux veillent sur la vie des destins comme des anges gardiens sur le destin des humains. Matin rose et soleil de plomb, je m'éveille sans ombre sur la tête, desséché. Le temps a frappé : mon destin se meurt, ma vie s'éteint... Je n'existe plus, mais...

    Le temps fuit.

    Paroles fumeuses sur fond de cigarettes fumées : les mégots des conversations enfumées, de dissertations au coin d'un feu irréel où la mémoire explose en gerbes colorées, bleutées et rosées, palette de couleurs diverses de l'esprit de l'homme qui dans sa lutte refuse de mourir pour le Néant, où les tasses et les cuillers s'entrechoquent pour effacer le tic-tac monotone, angoissant, d'une pendule perverse, esclave sadique de l'éternel titan.

     

    "La peau comme la pierre porte ton empreinte : l'une se noie dans une lente agonie et sombre où nul ne la retrouve, poussière, l'autre s'embellit de tes jours gris colère et de tes jours bleus caresse, douces rondeurs. Tu nous transperces, invisible rai ; tu déchires notre être et emportes dans ton sillage quelques atomes qui s'égarent dans l'infini cosmique où s'évapore notre évanescence : rappel tragique de vivre l'instant."

     

    Nantes, mars 1988

    Pierre-Laurent Sisley

     

    14. LA FUITE DU TEMPS

     

     

    Crédits photo : 1fotonin.com

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 22 Mai 2016 à 18:51

    Bonsoir Pierre-Laurent,

    Une vision poétique et néanmoins lucide du temps  qui passe impitoyablement.

    Il est des moments où  cela ne nous perturbe pas, notamment lorsque notre esprit est absorbé par une tâche qui nous passionne.

    Et puis à d'autres moments, nous nous sentons un peu comme en apesanteur, comme si les choses autour de nous, n'avaient plus de réelle importance, comme si le fait de nous sentir en osmose avec l'univers qui nous entoure, leur ôtait cette importance que nous leur accordions auparavant. La vérité de l'être ne dépend pas du temps mais ne se laisse appréhender qu'un très court instant. Mais quel magique instant !

    Merci pour le partage de ce texte aussi beau qu'inspirant :).

    Amicalement,

    Sérénita

     

      • Mardi 24 Mai 2016 à 04:09

        Bonjour chère amie !

        J'aime beaucoup ce que tu dis à propos de l'osmose avec un environnement humain ou non et une situation : oui, là, est notre vérité. Nous vivons au présent, sans cesse en fait. Et rien que là. Toutefois, la vieillesse et l'usure du corps et des choses viennent nous rappeler que nous ne resterons pas sur terre éternellement et que nous partirons plus ou moins tard. C'est ce processus en fait que nous assimilons au temps et qui nous effraie. Quand on parle du temps, on parle essentiellement de la mort si on regarde bien. Mon poème y fait d'ailleurs référence explicitement.

        A bientôt !

    2
    Jeudi 26 Mai 2016 à 22:18

    Bonsoir, 

    Je trouve ton illustration parfaite   ....  horloge symbole du temps qui passe bien évidemment mais celle ci ne semble pas de toute jeunesse !!! et je pense que plus on vieillit et plus on se rend compte à quel point le temps passe vite inexorablement !!! Quand mon esprit m' amène vers sur ce sujet là, tout bouillonne dans ma tête, passé, présent, avenir, des tonnes de questions et de réflexions, des tonnes de sentiments controversés, bref une sensation indéfinissable  !!! Moi c'est la mort de ceux que j'aime qui m'effraie, la mienne pas temps que ça !!!

    Bonne soirée et merci pour ce bel écrit

      • Lundi 13 Juin 2016 à 03:09

        Bonjour Chrisy ! Je réponds un peu tard à ton commentaire.

        J'ai effectivement choisi cette illustration à dessein : le temps désagrège doucement l'être que nous sommes. Cette horloge qui se désintègre représente bien le sentiment que j'avais à l'époque de l'écriture de ce texte et qui est toujours le mien lorsque je me place sur un plan strictement physique. Plus nous avançons vers l'échéance, plus nous allons vers notre disparition pure et simple en tant que l'être que nous sommes aujourd'hui : ça semble cruel mais c'est ainsi.

        La spiritualité m'aide à accepter l'inévitable, à le positiver. Je ne sais ce qu'il y a après... mais je n'ai aucun choix alternatif : j'y vais comme tout être vivant.

        Quant à la mort des autres, ceux proches et aimés, elle me ramène à la mienne. Chaque départ est une déchirure... sans savoir si je les reverrai dans une autre dimension réellement après mon propre trépas. La mort demeure encore pour moi un grand sujet d'angoisse même si le thème est passionnant. J'espère simplement qu'un jour, je puisse l'aborder plus en paix, sereinement, absolument sereinement, sans plus aucune peur.

    3
    Dimanche 12 Juin 2016 à 17:53

    Une chose me saute aux yeux : la date de ce texte si lucide et poétique en même temps... Tu es encore si jeune ! Sans doute est-ce le propre des gens qui souffrent ou on souffert, d'y penser aussi nettement ? Le temps est un mystère pour beaucoup de personnes, il passe trop vite, ou trop lentement, s'enfuit ou s’appesantit, on oublie de vivre ici et maintenant, mais jamais vraiment que notre vie sur terre va finir...

    Merci pour ce moment de pur bonheur... et de réflexion !

    Danielle

      • Dimanche 25 Septembre 2016 à 00:42

        Je réponds bien tard à ton commentaire Danielle : j'ai été tellement pris par les sélections d'entrée à l'université et la rédaction de mon 15è article qui m'a pris 4 longs mois avant publication. 

        Effectivement, la douleur de vivre est apparue très tôt dans ma vie : sentiment de ne pas être à ma place, que je ne ferai jamais ce que je veux de mon existence et d'être condamné à errer sur un chemin qui n'est pas tout à fait le mien. C'était quelques semaines avant que je ne décide de devenir bouddhiste pour de bon, avec une pratique sérieuse et une foi renouvelée. En ce mois de mars 1988, j'étais déjà complètement perdu, à la recherche du partenaire providentiel (pas vraiment ce que l'Amour aime pour s'installer dans notre vie) et en difficulté dans mes études littéraires (je redoublais ma licence). Entre moi et la vie ici sur terre, l'alchimie n'a jamais vraiment fonctionné. J'ai commis beaucoup d'erreurs, un nombre astronomique, mais j'ai agi tel que j'étais sur le moment. Je n'ai jamais réussi à rencontrer celui que je suis vraiment au fond. Finalement, ce n'est que depuis 2008, que je parviens enfin à entendre la voix de mon être profond et à donne rune direction + positive à ma vie.

        Le temps a passé, tant d'années depuis l'écriture de ce texte. J'ai mûri, Je saisis beaucoup mieux la relativité de bon nombre de choses et l'impermanence des faits positifs ou négatifs qui traversent notre existence mais l'indicible souffrance d'être incarné ici sur cette planète ne m'a jamais quitté. Je ne suis pas heureux d'être celui que je suis et de la vie que je mène même si elle s'améliore. En fait, déjà à cette époque et le temps me l'a confirmé, j'ai compris que nous étions inégaux : une partie des êtres humains traversaient un chemin existentiel particulièrement ardu tandis que d'autres, finalement, n'affrontaient que des problèmes mineurs et allaient sur une route assez dégagée, n'ayant à lutter que de temps à autre, l'univers leur offrant + facilement les fruits du bonheur. Je suis devenu un vrai pessimiste. La lucidité en est le moteur de ma tristesse et ma tristesse mon lien avec la réalité : grâce à elle, je fais les choses sérieusement et goûte à plus de paix et d'harmonie au quotidien. J'approcherai peut-être du bonheur mais je ne serai jamais heureux, je le sais : vivre en tant qu'être humain me dégoûte tout au fond. Cette existence me fait horreur, me blesse, m'insulte en tant qu'entité sacrée universelle. Je me réserve d'ailleurs le droit de partir à tout moment : un verre de vin rouge empoisonné fera l'affaire. Je n'ai pas dit non au suicide... mais je partirai en joignant le plaisir et une envie de délivrance mêlée de souffrance bien sûr.

        Mes démons sont toujours là, Danielle... parce que je ne sais pas où je vais. La vie m'a encore montré récemment que ce n'est pas moi qui décide de tout au fond : certaines chose échappent à toute volonté même si c'est apparemment pour un mieux (cf. mon inscription en licence 3 au lieu de licence 2 en psycho). Une porte s'ouvre mais très vite, la trame de ton existence réapparaît : et la trame de la mienne, c'est sans cesse bouffer de la vache enragée, toujours payer un prix trop élevé pour obtenir ce que je veux.

        J'ai écrit ce texte à 23 ans, j'aurais pu l'écrire aujourd'hui pareillement, ce qui explique sa parution sur ce blog en 2016. Le temps fuit. Il nous rappelle que nous passons notre temps à poursuivre des plans qui au regard de l'univers sont futiles tandis que notre monde terrestre nous dit l'inverse. C'est cet écart vertigineux qui m'angoisse depuis ma jeunesse, que j'ai vite intégré et qui me fait toujours regarder vers la porte de sortie, vers les coulisses, l'endroit qu'on ne voit pas lorsqu'on est sur scène. Ce poème porte la trace de cette lucidité et décrit l'état de désarroi (certes +mesuré) qui demeure le mien encore à notre époque. Effectivement, pour prendre autant conscience de la puissance du temps sur notre vie à un aussi jeune âge, notre souffrance intérieure est forcément énorme. J'avais déjà compris que tout était concentré dans le présent et que si notre présent nous était insupportable, nous n'avions aucune issue à court terme pour rétablir la balance. Et certains n'ont plus la force d'aller + peu loin, de faire ces quelques pas de plus qui auraient tout changé, parce qu'ils en ont trop reçu sur la gueule. Tout n'existe qu'au présent et mieux vaut être en bons termes avec ce dernier si on veut vivre à peu près confortablement en dedans et profiter de notre environnement.

        En août 2015, lors d'un stage en développement personnel, j'ai pu saisir du + profond de moi que la tristesse était mon mode de communication pour marcher vers plus d'épanouissement. C'était mon système de vie. Je me suis entendu dire que ce sentiment chez moi était lié à l'essence de la vie et que grâce à lui, je pouvais percevoir l'indicible, faire émerger le beau là où tous les autres ne voient que le laid. Ma fonction sur terre était de montrer à tous la poésie du monde, la beauté derrière l'apparence morne et fade. Ce poème le prouve amplement. 

    4
    Vendredi 23 Septembre 2016 à 22:41

    Bonsoir,très beau et vrai, belle poésie. Personnellement j'ai une devise :"La vie, c'est la mort".Bon il faut le prendre au degré voulu selon la phrase ou la devise est employé!. Je l'utilise souvent dans mon humour, qui je le reconnais est souvent très noir.

    Excusé moi de vous raconté ma vie au passage, conclusion, a retenir, c'est une très belle poésie traitant d'un sujet difficile, la vie et le temps, MERCI, au plaisir, cordialement. Pierre

    5
    Dimanche 25 Septembre 2016 à 10:01

    Bonjour, de passage, je viens de lire votre réponse, a Danielle, vous êtes, une personne hypersensible, ce n'est pas péjoratif, je le suis aussi. Seulement, je n'ai pas eu a 20 ans le courage de l'affronter, j'en avais assez des prémonitions, par exemple, pour en faire quoi ?. Alors j'ai bu de l'alcool de plus en plus, génial, je n'avais plus de prémonitions!. Par contre, meme avec beaucoup, d'amour, je n'ai jamais eu l’alcool violent. J'ai réussi a gâcher, une partie de la vie de ma famille. Mal grès un suivi psychologique, j'en suis sortie, quand j'ai vue les larmes dans les yeux de ma fille, l'orsque la porte du camion de Pompiers, s'est refermé. Il y'a maintenant quatre ans de çà!.Mes enfants m'ont sauvé de cet enfer, je leur rend c'est amour au maximum de mes capacités, mais j'ai bien conscience que le temps perdu, pour eux et pour moi, ne se rattrapera pas. J'ai a nouveau des prémonitions, je prend ça pour une faveur qui m'est accordé, pour me faire comprendre qu'il y'a une suite, après la vie terrestre. J'aurais du écouter au lieux d'avoir, peur, c'est facile de dire cela aujourd'hui, avec le temps!. J'ai 52 ans. Cordialement, Pierre

      • Jeudi 29 Septembre 2016 à 02:18

        Merci Pierre de vos réactions ! Je vais en un commentaire répondre aux deux vôtres ci-dessus. 

        La poésie appartient profondément, intimement, à ma vie. Elle n'a nul besoin des mots pour s'exprimer. Elle colore ma vision de la vie à travers ma façon d'être dont la tristesse et la lucidité sont les piliers fondateurs. C'est sûr, ça ne fait pas de moi un optimiste mais ça m'amène à me comporter en homme responsable, loyal et avec une sagesse indépendante des courants dogmatiques et surtout spiritualistes "new age" actuels avec  leur message frelaté d'amour universel (totalitaire). Ma tristesse est un sentiment très positif chez moi : elle m'amène à agir avec rigueur, empathie, clarté et précision. La joie, au contraire, me mène souvent dans des situations problématiques voire préjudiciables pour moi. Ma vie fonctionne ainsi. En outre, la tristesse me rend extrêmement en osmose avec le présent et l'environnement, la nature en particulier. Tout ce que j'ai créé et obtenu de meilleur dans ma vie l'a très majoritairement été à des moments où j'étais triste parce que très conscient des choses en cours, et du coup j'en devenais précis, rigoureux, efficace. Un stage de développement personnel a fait ressortir cette caractéristique étrange pour beaucoup de la positivité de la tristesse et dérivés dans ma vie. Mais ce que j'aime le + est que cette tristesse m'amène peu à peu à connaître la paix intérieure et exprimer la gratitude à l'égard de l'univers pour ce que j'obtiens.

        C'est vrai, j'ai une souffrance existentielle depuis mon adolescence et même un peu avant. Mon enfance a été heureuse mais après, vers 13 ans, la joie est définitivement partie et lors de ses retours ultérieurs m'a rarement apporté du positif. Ceci dit, cette faille intérieure permanente ne m'empêche pas d'avancer et de me réaliser. Je vais plus lentement que la plupart des gens mais je progresse quand même. Ma réponse à Danielle peut sembler très sombre mais elle n'empêche pas la reconnaissance de ce que je reçois en bien de la part de la vie. C'est juste que je sais que chez moi, j'ai conscience qu'à tout moment, je peux mettre le mot fin si vivre me devient vraiment insupportable ou dénué de sens. Je n'ai aucune addiction particulière, sauf peut-être à internet. J'ai cité le vin rouge pour ingérer du poison parce que quitte à me tuer, autant le faire comme un VRAI choix et dans le plaisir voire l'élégance : je suis un grand amateur de vin rouge, exclusivement. J'adore les grands crus et d'autres vins tout aussi méritants mais moins connus. je ne parlais pas du tout d'alcoolisme.

        Pour terminer, oui, je suis un hyper-sensible mais pas aveuglé par ses sentiments. Je ne suis pas le + fort mais disons que ma sensibilité extrême ne me rend pas écorché vif. je ressens les chose intensément certes mais sait faire la part des choses dorénavant. Lorsque nous sommes trop engagé dans une relation conflictuelle ou problématique avec la réalité, l'humilité et l'honnêteté sont de bons atouts : juste accepter ce qui est et qui on est au présent. Ca aide à transformer ce qui nous dérange.

        Sinon, j'ai aussi 52 ans depuis juillet. wink2 

        A bientôt ! 

    6
    Jeudi 29 Septembre 2016 à 09:18

    Bonjour, merci, pour la réponse en fait vous avez trouvé, votre équilibre, c'est l’essentiel, je pense, a chacun son chemin, personnellement, je l'ai trouvé aussi. Petite anecdote, moi aussi, je suis plus lent que la moyenne, tout petit déjà, je ne savais pas lasser mes chaussures, quand les autres le faisaient depuis un petit moment, le plus et je m'en suis rendu compte tard. Un recul plus importent que d'autres sur les événements de la vie, le yin et le yang en fait.A bientot, Pierrecool

    7
    loupzen
    Samedi 24 Décembre 2016 à 02:46

    Je vais voler du temps à la nuit pour lire et chercher à comprendre....ce qui fait que nous ne nous sentions pas à notre place...mais qu'elle est notre place..... déjà le simple fait de s'entendre  dire "reste à ta place " me fait bouger !

    A se relire ?

      • Dimanche 25 Décembre 2016 à 17:47

        SUPERBE LoupZen ! Ton commentaire = un petit poème en prose... qui me plaît beaucoup ! cool Ca pourrait même être le sujet d'une dissertation de philo au bac ou en licence d'études philosophiques. Le temps, thème éternel comme l'amour...

    8
    loupzen
    Dimanche 25 Décembre 2016 à 20:08

    Bon soir, 

    Si tu as du temps à consacrer à ton meilleur et pire ennemi :

    http://hurlements-de-loup.eklablog.com/le-temps-des-assassins-a126567932

    C'est sans prétention...je continue à parcourir ton blog.....nous nous relirons.

    9
    tridant
    Dimanche 21 Mai à 14:44

    une description du temps qui passe inexorablement

      • Dimanche 21 Mai à 15:44

        Oui... inexorablement ! Chaque seconde non ou mal vécue est définitivement perdue. Terrible quand on n'a pas un tempérament joyeux et connecté à l'instant présent. Je crois que déjà à l'époque, je me rendais compte de l'écart énorme qui séparait nos rêves de la réalité et qu'on ne réalise jamais les premiers comme on voudrait quand ils se concrétisent. Le temps fait prendre conscience des multiples traîtrises de la vie à son égard, enfin c'est comme ça que je le vois aujourd'hui encore. Le temps m'angoisse parce que je n'aime pas la vie, tout simplement.

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